Toulouse: le suicide admis comme accident du travail
SOCIAL. Le suicide à son domicile d'un employé du groupe de défense et d'aéronautique Thales Alenia Space à Toulouse en 2008 vient d'être reconnu comme étant un accident du travail par la commission de recours amiable de la CPAM de Haute-Garonne, rapporte l'Agence France Presse citant le syndicat CGT en conférence de presse.
C'est juste avant de partir au travail que ce responsable Qualité au sein de l'entreprise s'est donné la mort le 1er avril de l'année dernière. Il y avait rendez-vous avec sa hiérarchie pour fixer ses objectifs annuels.
La veuve de l'employé a d'abord échoué à faire reconnaître par la Caisse que le suicide de son époux pouvait avoir une «raison professionnelle». Sa requête vient d'être admise en appel: «Ils ont reconnu sa souffrance (...) et le fait qu'elle était liée au travail», se félicite-t-elle aujourd'hui.
«Tout le monde a une charge de travail considérable, avec de moins en moins de moyens, note à son côté le cégétiste Philippe Queulin. Nous sommes à la veille d'une catastrophe sanitaire dans toutes les entreprises», dit-il.
Sur 49 cas de suicide de salariés déclarés à la Sécurité sociale comme ayant une «cause professionnelle», la CGT déplore que «seul un suicide sur cinq» ainsi déclarés soit reconnu comme accident du travail.
C'est juste avant de partir au travail que ce responsable Qualité au sein de l'entreprise s'est donné la mort le 1er avril de l'année dernière. Il y avait rendez-vous avec sa hiérarchie pour fixer ses objectifs annuels.
La veuve de l'employé a d'abord échoué à faire reconnaître par la Caisse que le suicide de son époux pouvait avoir une «raison professionnelle». Sa requête vient d'être admise en appel: «Ils ont reconnu sa souffrance (...) et le fait qu'elle était liée au travail», se félicite-t-elle aujourd'hui.
«Tout le monde a une charge de travail considérable, avec de moins en moins de moyens, note à son côté le cégétiste Philippe Queulin. Nous sommes à la veille d'une catastrophe sanitaire dans toutes les entreprises», dit-il.
Sur 49 cas de suicide de salariés déclarés à la Sécurité sociale comme ayant une «cause professionnelle», la CGT déplore que «seul un suicide sur cinq» ainsi déclarés soit reconnu comme accident du travail.


Les employeurs ne demandent pas aux salariés de se suicider. Ils les enjoignent juste de se tuer au travail.
Rédigé par : France Télécom | 25/11/2009 à 22h57
les rh apprennent cela à l'école :
faire du pognon de quelque manière que ce soit le reste peu importe en particulier la santé mentale du personnel qui n'est qu'une ressource matérielle d'ajustement budgétaire
Rédigé par : nych | 26/11/2009 à 03h03
c'est du grand n'inporte quoi ? alors sur le pretexte qu une personne ce suicide car il serait pas bien au boulot la societé devrai paye car si le suicide est reconnu comme accident de travail c'est la société donc l employeur qui doit paye les frais d obseque, est omdenisé les familles, ou va ton aujourd'hui.
Il existe anpe quand on souhaite changer de boulot.
La requette faite n avait t elle pas un but purement financier. je suis houtrer qu une CPAM paye pour des connerie. aprés on va moin nous remboursé des medicament car il faudra payé tout les suicidé.
dsl pour c'est parolme un peu forte si la famille de la personne lis ce ci mais c un ra le bol d'une personne qui a une grave maladie est qui se fait remboursé qu une partie des soins
Rédigé par : francois | 26/11/2009 à 03h19
Ca c'est une bonne nouvelle, comme ca les futurs employes desesperes sauront ce qui leur reste a faire...
Rédigé par : MMoi | 26/11/2009 à 03h30
Le stress au travail est une problématique majeure de la france d'aujourd'hui.
Quant on voit ce qui c'est passé avec France Telecom et que leur taux de suicide est inférieur à la moyenne nationale, on se dit qu'il y a un problème de fond à régler.
Visiblement, les choses commencent à bouger mais combien faudra t'il de mort, de vie brisé pour le travail ne soit un problème mais une solution ?
Rédigé par : consultant | 26/11/2009 à 07h20
@ François : je ne saisis pas bien en quoi le fait que les entreprises paient pour ce qui est, somme toute, de leur responsabilité, va changer quelque chose au remboursement des soins Oo Ce sont deux problématiques différentes, la seconde relevant de décisions ministérielles...
Je pense que vous avez eu, dans votre malheur, la chance de ne pas avoir à connaître le harcèlement au travail. Je ne vois pas comment, autrement, vous pourriez affirmer aussi facilement que c'est du seul fait des employés eux-mêmes s'ils se suicident.
En outre, dans un contexte où l'ANPE peine à caser les gens que les entreprises ont licenciés, comment pouvez-vous si légèrement proposer aux employés sinistrés de démissionner (donc sans revenus aucun pendant des mois, le temps de retrouver un autre travail) ?
Je trouve normal que l'épouse de cette personne se soit battue. Au-delà de l'aspect strictement financier, c'est la reconnaissance d'un réalité sociale contemporaine qui se joue, et c'est heureux qu'elle soit enfin prise en compte. Parce que non, être employeur ne donne pas le droit de vie et de mort sur ses employés.
Rédigé par : Anne B. | 26/11/2009 à 09h30
et il y a 50 ou 100 ans, comment travaillaient-on?
j'ai l'impression que l'on se trompe de combat,
la depression se suggère auprès des gens fragiles et la médecine du travail au lieu d'interroger tous les jours les salariés pour être sur qu'ils n'ont pas mal au dos ou qu'ils ne sont pas en train de préparer une déprime ferait bien d'expliquer de temps en temps la chance que nous avons en France d'avoir de telles conditions de w,
et les patrons de pme ou tpe, si on faisait les stats de scuicides dans cette population, je suis sûr que cela bat tous les records!!!
Rédigé par : GRAND-CLEMENT | 26/11/2009 à 09h32
Comment subvenir aux besoins de sa famille maintenant ? Simple : se faire employer et se suicider.
Un suicide, par définition, ça n'est pas un accident...
Rédigé par : Pafpasteque | 26/11/2009 à 10h14
Si les commenatires doivent être modérés comment celui qui dit "Comment subvenir aux besoins de sa famille maintenant ? Simple : se faire employer et se suicider" peut-il être accepté. Le suicide est un choix qui résulte de raisons complexes que l'on ne peut se permettre ni de bafouer ni d'expliquer par des "raisonnements" alambiqués et qui sont si simplistes qu'ils donnent envie de pleurer...
Rédigé par : Nath | 26/11/2009 à 12h03
Voila une nouvelle discrimination a l embauche: tout ceux qui seront juges mentalement fragile seront exclu d'office de toute embauche pour eviter de prendre des risques...
Rédigé par : Jasmina | 26/11/2009 à 13h11
Le commentaire de "Pafpasteque" est absolument dégueulasse mais doit rester sur ce forum, car il est révélateur d'une certaine mentalité... Les gens de droite s'imaginent que pour le prolo tout est bon pour gagner du fric, y compris se buter pour que sa famille ait une pension de réversion !
Maintenant amis Sarkozystes, laissez-moi vous poser une question : ETES-VOUS BIEN CONSCIENT DES MONSTRUOSITES QUE VOUS PROFEREZ ?
Rédigé par : maathieu | 26/11/2009 à 13h11
Un type va préférer rester à se ruiner au travail, plutôt que de démissionner : son choix est alors mourir plutôt que vivre avec, certes, pendant quelque mois, aucune assedic ; c'est à proprement parlé un truc hallucinant, il s'agit bien de cela ; alors même si la souffrance est énorme et s'il faut la reconnaitre (souffrance de ne plus avoir de revenus en fait), se tuer pour çà, c'est vraiment pathologique : il faut aider ces gens que l'ont pousse à démissionner en réalité ; ne pas reconnaitre cela c'est faire le jeu de certains employeurs tyraniques et aller finalement et sournoisement contre les propres intérêts des salariés : il faut que des associations ou syndicats organisent cette transition, cette période ou il n'y a pas d'assedic pendant une demission...c'est pas difficile, et c'est tellement bête de mourir à cause de çà !!!
Rédigé par : pascal | 26/11/2009 à 15h14
a jasmina qui dit :"Voila une nouvelle discrimination a l embauche: tout ceux qui seront juges mentalement fragile seront exclu d'office de toute embauche pour eviter de prendre des risques..."
c'est deja le cas, vous connaissez une entreprise qui embauche des gens reconnus mentalement fragiles lors d'un entretien?
moi non plus je ne comprends pas en quoi un suicide peut devenir un accident... j'ai l'impression que cela diminue la responsabilite de l'entreprise...il est evident que tous ces suicides sont lies a des conditions de travail mais n'y a t'il que cela?perso, si mon travail devient trop penible je chercherai a en changer. ce n'est peut etre pas toujours possible mais le suicide est-il lie seulement au facteur travail?
je me pose juste la question
Rédigé par : kikijp | 27/11/2009 à 04h59
a matthieu, je ne suis pas sur le post de pafpasteque soit a prendre au 1er degre, il est plutot ironique...
et par contre c'est vrai un suicide et un accidnet sont 2 choses differentes...
Rédigé par : kikijp | 27/11/2009 à 05h02
je suis ouvrier et atteins d une maladie grave et venant de mon travail,
j ai choisi un travail pour vivre avec ma famille et non de vivre pour travailler.
je suis vraiment honteux de voir que des personnes adultes et qui vive dans un pays qui véhicule et crois a certaine valeur d égalité de liberté et de fraternité soit comme sa aigri égoïste ne pensant qu a leur bien être.
comment peut dire des choses aussi abjecte sur des personnes qui ont mis fin a leur vie car ils ont étaient détruis par un system de management crée pour annihilé toute volonté et pouvoir ainsi utilisé les personnes comme il l entende.
avez vous aucune compassion ou cautionnez vous les pratiques des employeurs? je suis triste pour vous.
de nature les hommes et les femmes ne naissent pas avec la volonté de se suicidé
Rédigé par : crapoto | 02/12/2009 à 11h07
Aux infos, l'été, on est informé du nombre de morts sur la route, année par année, mois par mois, et même jour par jour, avec la progression en pourcentage.
On apprend aussi, par exemple, qu'un employé qui fume perd x minutes par rapport à même employé non fumeur.
On apprend plein de choses intéressantes et utiles, qui permettent d'agir et de mieux connaitre les maux de la société.
...Sur le suicide "réussi" sur le lieu de travail ...rien...
Rédigé par : Jérôme | 05/12/2009 à 08h53
Sur le site officiel des accidents de travail, ameli.fr , rien sur le nombre de suicides "réussis" sur le lieu de travail...
Rédigé par : Jérôme | 05/12/2009 à 08h57
Comment avoir un avis sur...RIEN... ???
Rédigé par : Jérôme | 05/12/2009 à 08h58
En octobre 2007, Jean-Michel Carré s'était déplacé au cinéma Utopia du centre ville de Toulouse, à l'occasion de la diffusion de son film " J'ai ( très ) mal au travail ", aux studios "Les Films Grain De Sable": il faisait savoir entre autres choses, de source non officielle, qu'il y a eu
en 2006 en France UN SUICIDE "REUSSI" CHAQUE JOUR SUR LE LIEU DE TRAVAIL.
Dominique Nora, journaliste, souligne judicieusement que les chiffres officiels n'existent pas ( "Suicides : des chiffres méconnus" ).
Dans le livre "Francoscopie 2010", un recueil très pointu et complet d'analyses sociologiques, de Gérard Mermet, aucun chiffre n'apparait sur le nombre de suicides réussis sur le lieu de travail en France.
Rien, aucune comptabilité n'est tenue...
...Les corps semblent comme ...escamotés, les dossiers médicaux semblent comme ...falsifiés.
En revanche, par exemple, on est informé jour par jour du nombre de morts de la grippe, et des progrès de l'organisation des vaccinations.
...ET ça ne semble choquer personne, c'est ça qui est fou, non ?
Rédigé par : Jérôme | 07/12/2009 à 18h54
Bientôt, le suicide réussi sur le lieu de travail, LE DIMANCHE ?
Rédigé par : Jérôme | 07/12/2009 à 19h07
Je viens d'apprendre aux infos qu'il y a eu 333 morts sur la route en novembre 2008, contre 343 en novembre dernier : le journaliste souligne qu'il y a eu une hausse de 3 % depuis l'an dernier en novembre. J'apprends aussi qu'il y a eu au total 4275 morts en 2008, et 4400 cette année pour le moment.
C'est carré, précis, froid mais efficace.
En revanche, sur les statistiques des suicides réussis sur le lieu de travail, toujours rien.
A quand des "radars" dans les entreprises, des inspecteurs du travail et des médecins du travail à la rescousse ?
Rédigé par : Jérôme | 09/12/2009 à 22h17