Désobéissance pédagogique : l’appel à l’insurrection des consciences d’Alain Refalo
Malgré les sévères sanctions dont il a fait l’objet pour avoir refusé ouvertement d’appliquer les réformes de Xavier Darcos (lire libé Toulouse du 26/08/2009), il y justifie son combat en faveur de l’école publique menacée, selon lui, «par des réformes scélérates». Entretien
Alain Refalo : Un grand désarroi règne chez les enseignants que les dernières réformes n’ont fait qu’accentuer. Ils ont le sentiment d’être méprisés, peu écoutés et en plus on ne leur fait pas confiance. La pression augmente avec la culture du résultat et de la performance qui est imposée par la hiérarchie. Alors que les difficultés auxquelles ils sont confrontés ne cessent de s’accroître, le gouvernement réduit drastiquement les moyens et supprime des dizaines de milliers de postes. Dans le primaire, l’esprit de compétition est en train de se distiller dans des dispositifs qui heurtent la conscience professionnelle de nombreux enseignants partagés entre résignation et révolte.
Le mouvement de résistance pédagogique rassemble 3 000 enseignants-désobéisseurs sur les 380 000 en poste. Est-il un épiphénomène comme le cataloguent Xavier Darcos et son successeur Luc Chatel?
Alain Refalo : 3 000 enseignants-désobéisseurs, c'est une minorité qui témoigne d'une forte résistance sur le terrain. 3 000 enseignants qui revendiquent leur désobéissance, ce sont plusieurs dizaines de milliers d'enseignants qui résistent aux réformes sans l'afficher trop ouvertement. Malgré les sanctions, ce mouvement qui a été largement soutenu par les parents de nos élèves, n’a pas faibli et se poursuit. Nous avons montré que notre détermination, motivée en conscience, était capable de déjouer une répression disproportionnée. D’autant que les tribunaux administratifs nous donnent systématiquement raison.Dans les nouveaux programmes, vous contestez l’instruction morale et civique et notamment l’apprentissage de la Marseillaise.
Alain Refalo : Les auteurs de ces programmes avaient la nostalgie de la phrase de morale inscrite au tableau noir. Si l’amélioration du comportement des enfants tenait dans ces quelques maximes apprises par cœur, cela se saurait ! Nous préférons parler d’éducation citoyenne, d’éducation au vivre ensemble. Ce n’est pas l’étude en classe de la Marseillaise qui pose problème que d’apprendre aux élèves à la chanter comme un hymne sacré et immuable. Cela s’apparente à de l’embrigadement ! Il est essentiel de resituer ce chant dans son contexte guerrier, mais également de dénoncer tout qui dans ce chant légitime la haine et la violence. C’est faire œuvre utile pour l’avenir que d’apprendre aux élèves à faire preuve de discernement et de pensée, tant vis-à-vis des paroles de la Marseillaise que des lois de la République, comme le préconisait d’ailleurs le ministre de l’instruction publique Paul Bert, en 1882. C’est pourquoi je suggère que nous rendions un grand service à la Nation en proposant aux élèves de réécrire certaines paroles de l’hymne national pour en faire véritablement un hymne à la fraternité. Car dans ce monde malade de la violence, c’est bien de fraternité dont nous avons besoin.
Pourquoi contestez-vous les évaluations nationales et que proposez-vous ?
Alain Refalo : Les évaluations nationales, telles qu’elles sont conçues, incitent les enseignants à faire du bachotage, à préparer les élèves à passer des tests formatés et simplificateurs qui ne permettront pas de les aider dans leurs difficultés. Les résultats de ces évaluations seront publiés pour alimenter des statistiques et organiser la mise en concurrence des établissements scolaires. Faire passer ces évaluations qui portent sur l’ensemble du programme en milieu d’année est une aberration pédagogique. C’est mélanger l’évaluation bilan avec l’évaluation diagnostique. Un rapport parlementaire vient d’ailleurs de dénoncer cette inconséquence. Les évaluations doivent être au service des élèves, pour organiser des remédiations utiles et non pas pour stigmatiser et classer.Vous épinglez l’action décevante des syndicats d’enseignants, lesquels devraient, selon vous, revisiter leur logiciel de résistance.
Alain Refalo : Ils sont en retard d'une bataille. Ils sont majoritairement restés sur le mythe de 1995 lorsque les grèves et les manifestations avaient fait reculer le gouvernement Juppé. Le pouvoir a su tirer les leçons de cet échec. Il sait faire face à des mouvements de grève et ne pas reculer. Les syndicats d’enseignants sont-ils prêts à neutraliser les réformes néfastes qui déconstruisent l’école publique ou bien vont-ils continuer à s’en accommoder tout en organisant de temps en temps des journées d’action ponctuelles et sans lendemain ? La résistance par la désobéissance apporte des pistes nouvelles d’action collective sur la manière d’organiser une pression permanente sur le pouvoir, tout en mettant en œuvre des alternatives constructives au service de tous les élèves. Ce qui rend cette action très populaire. Les syndicats devraient s'en inspirer.
Dans votre livre, vous faites l’éloge de «l’insurrection des consciences qui vient».
Alain Refalo : C’est un clin d’œil à Xavier Darcos qui nous a accusés d’être manipulés par l’ultra-gauche, précisément en pleine affaire Julien Coupat ! Depuis plusieurs années, des citoyens s’engagent dans des actions de désobéissance civile, par exemple aux côtés des sans papiers et des exclus. Ces luttes contre les injustices sociales et économiques sont porteuses d’espérance. Lorsqu’un gouvernement abuse de son autorité, malmène la démocratie et les libertés publiques, l’insoumission collective non-violente m’apparaît comme la seule voie radicale, responsable et réaliste pour sortir de la «servitude volontaire» dans laquelle le pouvoir aimerait tant maintenir le peuple d’en bas. Face à la répression et la politique de la peur, la résistance non-violente est une exigence morale tout autant que politique.
Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot
«En conscience, je refuse d’obéir. Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école», Editions des Ilots de résistance, 256 p. Parution le 14 janvier. Prix : 16 euros


En tant que Président du comité de soutien d'Alain Refalo, je me réjouis de la sortie de cet excellent livre. Alain Refalo nous donne à voir, à comprendre et à s'approprier dans de nombreuses luttes contre les injustices la force de son mouvement en ravivant les notions de résistances collectives non-violentes dans notre pays.
Le comité de soutien continuera à exister pour palier à des décisions injustes à l'encontre de Monsieur Refalo.
Un jour viendra où l'apprentissage de la culture de la non-violence sera inscrit au cœur même de tous les programmes d'éducation.
Rédigé par : Jimena Patrick | 30/12/2009 à 12h16
Bravo à Alain Refalo pour sa persévérance et sa détermination. Il est temps de s'unir et de résister ensemble pour défendre les services publics et une certaine idée de la démocratie respectueuse des citoyens.
Rédigé par : Laetitia | 30/12/2009 à 12h25
on attend que ce gugus veuille bien se consacrer à son boulot, pour lequel il est payé par les deniers publics.
Sinon, qu'il se casse dans un pays en harmonie avec ses idées politiques.
Rédigé par : thomine | 30/12/2009 à 13h40
Je respecte son opinion, mais rejette le principe de son action. Si chacun exprime son désaccord personnel avec les choses de l'Etat de cette façon, la démocratie n'existe plus...
Rédigé par : Xgerard | 30/12/2009 à 13h42
"Nous préférons parler d’éducation citoyenne" bel exemple! refus d'appliquer la loi votée par les élus ,refus d'enseigner l'hymne national,
"Cela s’apparente à de l’embrigadement": n'importe quoi,apprendre les paroles de la marseillaise n'a aucun rapport avec l'endoctrinement de ses amis communistes en russie soviétique.
Si ce monsieur n'est pas content de son boulot la porte est ouverte,personne ne le retiens,je connais de nombreux jeunes qui passent le concours de professeur des écoles qui seraient content de le remplacer.
Rédigé par : ledijonnais | 30/12/2009 à 13h52
Je vois au loin approcher la déferlante des invectives éructées par notre belle France de droite contre ce ramassis de privilégiés qu'il faudrait pendre par les couilles pour leur passer l'envie de faire grève. Elle arrive, ce n'est plus que l'affaire de quelques instants.
Rédigé par : carlo_tentacule | 30/12/2009 à 13h57
Je suis partagé sur ce type d'action. Autant j'ai bien conscience que les modes de protestation traditionnels ne fonctionnent plus beaucoup, autant j'ai du mal à accepter que l'on s'estime à titre individuel mieux placé que la collectivité pour juger de la pertinence d'une politique éducative. Sur Alain Refalo, il se trouve que je suis plutôt en accord avec ses idées, ce qui ne signifie d'ailleurs pas que celles ci sont meilleures que d'autres... Mais si un jour, en tant que parent d'élève, je me heurte à la désobéissance d'un enseignant sympathisant des idées du FN, par exemple, et qui estime que la politique éducative menée par le gouvernement n'est pas adaptée, je fais comment ???
Rédigé par : pat | 30/12/2009 à 14h02
je précise ma pensée : une école dont les directives, programmes ou contenus, ne seraient guidés que par les convictions d'une seule personne, ou même de quelques unes, n'est plus une école publique...
Rédigé par : pat | 30/12/2009 à 14h05
c'est pour cela que je recommande à tous ceux qui ne l'ont pas encore fait, de mettre leurs enfants dans le privé. CA évitera à ces démagos de faire de vos enfants des cancres illuminés.
Rédigé par : uranium | 30/12/2009 à 14h08
Juste ridicule, que ces mots de la révolte, au sein d'une République démocratique respectueuse de la règle de droit.
Monsieur Refalo ferait mieux d'assumer pleinement son positionnement à l'extrême gauche, plutôt que de cacher son discours politique derrière un discours syndical et, au surplus, et en l'espèce, corporatiste.
Dans une République démocratique, la décision politique n'appartient pas au instances syndicales et ce, qu'elles soient ou non politisées.
Ces postures d'enfants tyrans, pétris de péremptoire, et devenus professeurs, sont assez consternantes.
La fonction publique, qui est une grande et belle mission, a besoin d'hommes et de femmes, non aux ordres, surtout pas, mais en revanche aptent à considérer que le poste de fonctionnaire intègre naturellement une déontologie et des devoirs. Ces devoirs, Monsieur Refalo refuse d'y souscrire, et préfère jouer à la révolution devant un coffre à jouets, participant de ce qui décrédibilise l'action des enseignants.
Mais nous sommes dans une dictature molle (drôle de non sens employé parfois)bien sûr, et Darcos et Chatel, sont des fachos, c'est évidence.
Consternant !
Rédigé par : Hackett | 30/12/2009 à 14h08
Lorsqu’un gouvernement abuse de son autorité, malmène la démocratie et les libertés publiques, l’insoumission collective non-violente m’apparaît comme la seule voie radicale, responsable et réaliste pour sortir de la «servitude volontaire» c'est un iranien modéré cet instit; bientôt chacun se permettra de molester le premier flic venu mais c'est bien en définitive la sortie d'un fascisme "toujours plus" dit capitalisme.
Rédigé par : LOIKO | 30/12/2009 à 14h09
Ça y est, les trolls de l'UMP sont lâchés sur Alain Refalo ! Continuez à refuser de voir et de comprendre et vous finirez comme la prédiction de La Boétie dans son traité de la servitude volontaire... Que savez-vous du métier d'enseignant pour prétendre lui donner des leçons. Écoutez avant de juger !
Rédigé par : Irène | 30/12/2009 à 14h13
Affligeant ces commentaires qui respirent la haine pour une démarche courageuse. Alain Refalo n'a pas de leçon à recevoir sur son métier. Ses rapports d'inspection sont élogieux, il a fait toutes ses heures de service et les parents de sa classe le soutiennent activement. Allez cracher votre venin ailleurs !
Rédigé par : Laurie | 30/12/2009 à 14h16
Cette enfilade de formules pompeuses et ampoulées a pour unique but de justifier un comportement bêtement corporatiste (refus de l'évaluation des enseignants et des établissements) en faisant passer son auteur et ses amis pour de glorieux résistant à l'abnégation sans limite et au service d'une jeunesse citoyenne opprimée. Chaque siècle a les "résistants" qu'il mérite... Les nôtres ont la sécurité de l'emploi.
Rédigé par : Frédéric Bastiat | 30/12/2009 à 14h19
Tout est dans le titre du livre: " l'avenir de l'ecole".
L'avenir de l'ecole, c'est un probleme de corporation. Ca n'a rien a voir avec l'avenir de nos enfants.
L'education nationale a une mission republicaine, et le primaire en particulier : que nos enfants commencent leurs etudes en sachant lire, ecrire, compter, ecouter, respecter les autres et obeir aux adultes, et non pas de discourir sur la valeur ou la moralite de l'hymne national.
La mission de l'ecole republicaine est prioritaire sur le confort ideologique des fonctionnaires de l'ecole publique.
Reflechir, prendre son independance politique, se rebeller, nos enfants auront leur vie entiere pour en jouir.
Si ces enseignants du primaire veulent s'y confronter, qu'ils deviennent prof d'universite, mais pitie, cesser de jouer avec l'education de nos enfants.
Je me considere comme pur produit de l'education national, du primaire jusqu'aux ecoles nationales.
Je suis oblige de consider l'avenir de mes enfants, pour le primaire en particulier, ailleurs que dans l'ecole publique, car cette derniere se montre incapable de former des enfants qui en entrant au college sachant ecrire, compter et respecter les autres.
A force de defendre vos interets ideologiques, vous decredibilisez l'ensemble du systeme et jouez sa disparition.
Rédigé par : francois | 30/12/2009 à 14h20
"on attend que ce gugus veuille bien se consacrer à son boulot, pour lequel il est payé par les deniers publics."
Voilà l'exemple même d'un commentaire qui révèle que son auteur ne sait de quoi il parle. Alain Refalo fait bien plus que son boulot et bien plus que ses heures pour lesquelles il est payé.
Rédigé par : Mireille | 30/12/2009 à 14h25
@ uranium
Dans le privé, malheureusement, c'est bien là que je mettrai mes enfants, trop inquiet d'imaginer que je vais les laisser aux mains d'individus maîtrisant parfois mal le français, et ayant pris au sérieux la doctrine de fer enseignée dans les IUFM !
Rédigé par : Hackett | 30/12/2009 à 14h27
La véritable action digne d'un instituteur est d'instruire les élèves qu'on lui confie. la liberté pédagogique dont il dispose aujourd"hui lui permet une grande autonomie. L'action d'Alain Refalo s'inscrit dans une démarche qui laisse supposer l'existence effective d'un Grand Autre contre lequel tel Don Quichotte, il part en guerre! Mais le véritable grand Autre, n'est autre que le capitalisme mondialisé et spectralisé qui a depuis longtemps fait explosé l'ordre symbolique patriarcal familial ou scolaire.
Tout enseignant a la totale liberté aujourd'hui d'instruire au mieux ses élèves comme il l'entend et sans monter sur ses grands chevaux médiatiques.
Rédigé par : une institutrice | 30/12/2009 à 14h31
l' insurrection des consciences vaut aussi pour l'ignoble politique de l'immigration et de l'identité nationale et de son débat nauséabond. Avec l'éducation , la santé mis à mal et j'en oublie, Ce sont les fondements de notre société qui sont en question et pas seulement la Fraternité.
Rédigé par : Mario TEDO | 30/12/2009 à 14h39
Contrairement à ce qui est écrit ici ou là, ce n'est pas une action corporatiste. D'ailleurs, Alain Refalo n'est pas syndiqué et ne défend pas son petit confort professionnel. Il a pris des risques pour défendre l'avenir de l'école, c'est à dire l'avenir des enfants à l'école. Cette action dérange, les commentaires le prouvent, car elle est bien plus subversive et efficace que les actions de grève.
Rédigé par : Coralie | 30/12/2009 à 14h40
je soutiens totalement M.Refalo, à l'heure où les syndicats ne remplissent plus leur rôle, où l'école républicaine est menacée par la logique marchande, où on "lâche" de jeunes enseignants , sans formation aucune, dans des collèges et écoles difficiles(et qu'en savent sur ce point certains des commentateurs!?);non, Mm.Darcos et Chatel ne sont pas des "fachos", tout juste de bons vieux réactionnaires, qui sabordent une école dont ils sont pourtant brillamment issus...Oui, la Marseillaise est un hymne guerrier, pour temps de guerre, et dont les paroles n'ont de sens que dans ce contexte-et elles en avaient un pendant la Révolution, ou sous l'occupation- et je n'ai jamais compris pourquoi on n'avait pas préféré le Chant du Départ, musicalement plus interessant, dont le texte est un veritable appel à la lutte contre toutes les tyrannies.
Non, nous ne sommes pas en dictature, même molle, mais bien encore en démocratie-ces commentaires libres en sont la preuve!-, mais une démocratie sous anésthésie, gouvernés par des Versaillais et un moderne Foutriquet!...
Rédigé par : Strummer | 30/12/2009 à 14h43
@carlo_tentacule
Les pendre par les... c'est tentant, certes, mais encore faudrait-il qu'ils en eussent !
Rédigé par : Ace of Spades | 30/12/2009 à 14h45
Cet homme est nauséabond.
Moi aussi j'ai des tas de choses à reprocher à nombre de sujet de société.
Serait-il normal, qu'en suivant son principe, je n'en fasse qu'à ma tête ? Que devient la démocratie dans ce cas là ? N'est-ce pas le drame de la gauche qui a autant de tête pensante que d'électeur ?
Rédigé par : Marie France | 30/12/2009 à 14h49
à Mario TEDO
"l' insurrection des consciences vaut aussi pour l'ignoble politique de l'immigration et de l'identité nationale et de son débat nauséabond." Dites-vous.
Aucun rapport avec le débat que cette déclaration, mais j'en profite pour vous répondre sur ce même sujet évoqué par vous, en affirmant que le Ministère en cause ne remet aucunement en question la notion de citoyenneté française, pas plus qu'il ne remet en cause le droit du sol en France, pas plus qu'il ne mène une politique très différente en matière d'immigration de celle menée par Jospin, une politique en revanche bien plus ouverte et généreuse que beaucoup de pays de l'Union européenne - et je ne vous parle même pas des autres pays du monde.
Vos outrances sont en revanche très en rapport avec celles de Monsieur Refalo : CQFD.
Rédigé par : Hackett | 30/12/2009 à 14h51
Oh la belle brochette de commentaires haineux, envieux et évidemment fallacieux de personnes n'ayant aucune idée du métier d'enseignant et d'une évaluation diagnostique, formative et bilan.
Et on ressort l'argument idéologique, corporatiste. Mettez vos gosses dans le privé ça ira mieux.
Parler de "confort idéologique" considérant un métier ou la remise en question sur ses pratiques est une constante est vraiment méprisant.
Ne renversez pas la situation, c'est votre argumentaire de moutons de Panurge UMPiste qui sape les fondations de l'école républicaine et c'est vous qui souhaitez la disparition de cette école publique.
Rédigé par : jean jacques | 30/12/2009 à 14h52
En conscience, je refuse d'obéir...
...en conscience, je démissionne !
Rédigé par : Chris | 30/12/2009 à 14h53
Nous ne sommes pas des "gugus" et notre travail nous le faisons pleinement sans compter nos heures. C'est vrai qu'il est facile de cracher sur les autres quand on ne connaît pas leur métier. Les écoles sont ouvertes, allez voir ! A propos des enseignants sympathisants des idées du FN, ils existent déjà. Parents et collègues à vous de ne pas rester inertes. D'ailleurs ces derniers seraient-ils capables de désobéir pour se mettre en danger face à un gouvernement répressif comme celui d'aujourd'hui ? Il faut savoir qu'en d'autres temps certains n'ont pas appliqué les réformes (cycle ...) mais n'ont jamais été sanctionnés, aujourd'hui ils reçoivent même des médailles ! La destruction de l'école publique n'est pas un mythe, il faut savoir que le ministre sacrifie les enfants en difficulté en supprimant les RASED et que des collègues comme Alain Réfalo défendent le bien commun, pas leur intérêt personnel. Nous avons le sens du service public car il profite en priorité aux plus démunis.
Rédigé par : André | 30/12/2009 à 14h56
On peut penser ce qu'on veut du caractère raisonnable ou légitime de ce mouvement. Maintenant, quand un gouvernement, par une suite de décisions contestables, idéologiques et totalement ignorantes du terrain, réussit à amener autant d'enseignants à la désobéissance, c'est qu'il y a un VRAI problème à la tête de l'Etat. On réalise ici à quel point porter cette équipe au pouvoir n'a RIEN résolu des problèmes du pays et n'a fait que les aggraver . J'espère que chacun en tiendra compte correctement en 2012, et même tant qu'on y est dès les régionales.
Rédigé par : Lacuzon91 | 30/12/2009 à 14h56
Après la démocratie participative, la démocratie « c'est moi qu'a raison et personne d'autre ».
Habile en tous cas de mettre les paroles de la marseillaise en avant, que nous sommes très nombreux à trouver ridicules et insensées pour notre époque, et quelques autres maladresses du gouvernement, pour mieux défendre ensuite des points de vue plutôt corporatistes, motivés par la peur d'être eux mêmes évalués, ce qui peut se comprendre, mais les français ont le droit de connaître la qualité des enseignements qui sont dispensés à leurs enfants, et cela doit primer sur le confort des profs.
L'argument du bachotage prête à sourire, quand on sait à quel point l'école n'est déjà que cela, tout comme le refus de classer les élèves alors que notre école en est la championne sans que les enseignants ne s'en soient plaints jusqu'à maintenant.
Finalement mr Refalo critique aussi les syndicats , à qui devrait revenir le rôle de faire modifier les projets des élus, dans une certaine mesure et avec des méthodes raisonnables, et ne pas donner la fâcheuse impression de défendre d'abord leur propre situation, pour perdre toute crédibilité quand cela peut s'avérer nécessaire. A ce propos la nouvelle méthode de lutte qu'il défend n'est pas bien claire, et aurait gagné à être décrite plus précisément.
Le titre , provocateur à souhait, risque de détourner de nombreux lecteurs potentiels, qui vont avoir du mal à lire un prof qui met la désobéissance au coeur de son projet. D'ailleurs les français aussi ne sont pas satisfaits de leur école, si l'on en croit les derniers sondages les interrogeant sur la chose, mais c'est vers l'école privée qu'ils aimeraient pouvoir se tourner, pour un tas de raisons très concrètes et recevables (dont l'une est que cette dernière ne se limite pas à l'instruction mais accepte d'assumer une part de l 'éducation des élèves), si notre « démocratie » l'autorisait, mais les syndicats veillent.
Finalement une autre école finira bien par voir le jour, mais sans doute pas celle que mr Refalo appelle de ses souhaits...
Rédigé par : thierry moreau | 30/12/2009 à 15h05
Chacun connaît la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dont l'article 2 de dispose que : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. »
Ce suprême recours à la révolte contre la tyrannie et l'oppression, dont l’expression la plus achevée résultait de la constitution montagnarde de 1793 (« L’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ») n’est plus invoqué dans notre pays qui se dit démocratique.
Mais qu’en est il lorsque l’on est en présence d’une loi inique, contraire à l'intérêt général et que l’on a épuisé les recours et actions légales ?
Rédigé par : tartabang | 30/12/2009 à 15h09
désobéir !? c'est quoi ce comportement libertaire dans une république digne de ce nom… nous devons tous obeir sans une once de retenu à notre cher président monsieur Sarkozy, démocratiquement élu et tirant sa légitimité par le peuple souverain qu'il a su embrassé comme sa propre épouse tant aimée. Qu'aurait été la France si nous avions désobéi à notre vainqueur de verdun notre cher Maréchal Pétain. Nous nous devons de collaborer et non de résister à notre belle république digne de ce nom, car elle est belle notre république sous la présidence de M. Sarkozy. Vive la France, et, tous en coeur , hurlons notre Marseillaise à tue-tête… que notre chant vienne couvrir le chant des partisans des ces gauchistes bolcheviques désobéissants qui nous envahissent !!!!
Rédigé par : Marseillaise | 30/12/2009 à 15h11
Quant à moi, je pense que ce type de désobéissance civile est antidémocratique.
On peut démissionner on peut pourquoi pas lutter contre le pouvoir politique.
Les choix politiques relatifs à l'éducation n'appartiennent pas aux enseignants, il y a m^me une époque où enseignant on s'abstenait de prendre parti....
Il ne s'agit pas des idées que vous portez il s'agit des moyens employés...
Il va falloir se farcir les militants anti-avortements par exemple....
Imaginez vous la stupidité de vos actes...
Rédigé par : lemiere jacques | 30/12/2009 à 15h23
Encore un beau plaidoyer (involontaire) en faveur de l'école privée. On reconnaît chez ce monsieur l'enfant élevé à la sauce 68 et devenu lui-même professeur: la prétention de détenir la vérité contre tous les autres et le refus de la démocratie. Un fasciste qui s'ignore en somme.
Rédigé par : Jean-Karim | 30/12/2009 à 15h24
Un vrai bonheur cette interview :-)
On dirait une caricature d'enseignant tout droit sortie d'un discours-bêtisier de Frederic Lefebvre !
Sérieusement, vous rendrez vous compte un seul instant que vous offrez un boulevard à la droite pour la privatisation progressif de l'éducation en France à force d'excès et de comportements politique hors sujet ?
Ca serait caustique si ce n'était pas sincère.
Un peu comme le virage de Dieudonné.
Rédigé par : Julien | 30/12/2009 à 15h38
Ne gaspillez pas votre célèbre concordance des temps à la française, pour ce monsieur que j'ai entendu hélas récemment à Toulouse sur l'estrade des Verts...parler de barbarie...( mais alors?... au sens grec ancien-j'en doute-)à propos de l'Etat...puis, se faisant applaudir à tout rompre....hélas, hélas pour ceci : "je rêve de voir (en substance) l'aéroport de Toulouse transformé en logements sociaux".
Ah oui c'est vrrrrai çaaaa! Tu l'as dit bouffi!
Toilettes sèches et aéroports fermés : vous êtes certains qu'on a envie de voir l'avenir de la Région de cette couleur, fétide, faites nous rêver les Verts mais pas en écrivant seuls le scénario, on veut en être de notre avenir radieux; pas de délégués intitutionnels "au bonheur" :on connaît trop l'enfermement des utopies que nous proposent les nostalgiques du XIX ème!
Et "l'insurrection des consciences" sic, Monsieur Rêve- à- l'eau, c'est à Téhéran qu'on en parle le mieux. Aidons plutôt à les Verts d'Iran!
Rédigé par : Léna Storm | 30/12/2009 à 15h40
A plus qu'à faire de la politique c'te garçon ... ça n'est plus un engagement d'instituteur mais bien de politique !
le pouvoir ne se donne pas ... il se prend ! bon courage.
Rédigé par : Step | 30/12/2009 à 15h46
Son discours sonne plutôt comme celui de la servitude volontaire de l'insoumission collective.
Rédigé par : verbeux | 30/12/2009 à 15h50
Il faut en finir avec ces tensions permanentes et inventer un système comme le système Allemand avec des relations apaisées entre syndicats et administration.
Rédigé par : Xylophene | 30/12/2009 à 15h51
C'est vraiment un feu d'artifice de conneries, de "raisonnements" sans tenue, de petitesse et de haine franchouillarde. Faut-il que la désobeisssance leur foute la trouille ! Continuons, c'est bon signe !
Rédigé par : Adrien | 30/12/2009 à 15h57
Avant de dire des sornettes sur la désobéissance civile, attendez de lire le livre. Vous serez surpris. C'est une manie bien française de s'exprimer sur tout et n'importe quoi. Alain Refalo fait son métier, il défend, non pas son intérêt, mais celui des élèves. C'est le gouvernement qui tue notre école et il faudrait que les fonctionnaires qui ne sont pas d'accord démissionnent ? Farceurs que vous êtes. Votre société, c'est une société de l'ordre et de la soumission, c'est l'irresponsabilité érigée en comportement exemplaire. Ce n'est pas le choix des enseignants en résistance, qui désobéissent en l'affichant ouvertement. C'est tellement facile de désobéir clandestinement, n'est-ce pas ?
Rédigé par : Aurélie Fignon | 30/12/2009 à 16h03
Indignation excessive et critiques d'un coté, insultes et grands mots de l'autre.
Vous êtes bien dans la merde, si vous voulez savoir comment ça rend de loin.
Et surtout, vu le niveau de chaque bord, vous allez vous y enfoncer pour longtemps.
Rédigé par : JFL | 30/12/2009 à 16h12
Pas un seul commentaire avec une proposition pour faire avancer le débat ou trouver une porte de sortie.
Pas un seul.
Vous méritez vos dirigeants et l'état de votre pays, littéralement.
Rédigé par : JFL | 30/12/2009 à 16h14
franchement, qu'il s'occupe d'enseigner a nos enfants dont les echecs scolaires sont le resultat de ce type d'enseignant plus enclins a briller en société que de faire leur job correctement.Va faire un tour dans le privé et tu sera ce qu'est la pression avec a la clef un licenciement .Je deteste ce gouvernement mais ce type de propos sous tous aussi indécent. va en Chine mon ami!
Rédigé par : ramspi | 30/12/2009 à 16h16
Merci Mr Refalo. La meilleure réponse à ceux qui se font complices du massacre de l'école républicaine, c'est d'aller très vite acheter ce livre.
Un parent de trois élèves (2 dans le public et 1 dans le privé)
Rédigé par : Soukar | 30/12/2009 à 16h24
"Malgré de très sévères sanctions", écrit "Libé" de M. Refalo avec renvoi à un article du 26 août où on découvre qu'il tourne à 1 800 euros par mois. Comme sanction très sévères, on a connu mieux : qui se souvient du professeur de philosophie Jean-Pierre Blache exclu de l'Education nationale par le gouvernement socialiste pour avoir écrit à l'affichage de son lycée de Villeurbanne (maire d'alors Hernu-le-Roumain)"soldats français, hors du Liban", suite à l'attentat très meurtrier contre le régiment de parachutistes qui y avait été envoyé ? Sans parler des exclusions de la fonction publique lorsque, avant-guerre, on y enfreignait l'interdiction de faire grève. 1800 euros, ce n'est pas lourd, mais ça reste beaucoup pour un Spartiate de l'esprit à qui sa poudre de perlimpinpin procure, en compensation, de jouissifs gains narcissiques.
Rédigé par : Turlupin | 30/12/2009 à 16h24
Ce " résistant " doit militer au RESF, au MRAP et j'en passe. Sans-papiériste, palestiniste, réchauffiste,etc.
Tout est lié.
Signé : un socialo repenti.
Rédigé par : Simon | 30/12/2009 à 16h24
Camarade Refalo,
Quel combat ! Quelle belle conscience! Quel courage dans ce pays liberticide !
Remplaçons la Marseillaise par l'Internationale
16 Euros quand même... (ndlr)
Rédigé par : Jean | 30/12/2009 à 16h32
pour le président du comité de soutient : pallier quelquechoe et non pallier à ....
Rédigé par : ortografiste | 30/12/2009 à 16h37
L'enseignement de ces 30 dernières années a conduit a remplir les écoles privées : "L'élève au centre du système" a conduit au niveau pédagogique et discipline à des situations telles que au moins pour le côté discipline pris au sens du respect des élèves entre eux, les parents inscrivent en masse leurs enfants dans le privé, ce qui n'est pas normal évidemment, on paie des impots pour le publique, mais il faut aussi payer pour partir au boulot l'esprit tranquille.
Rédigé par : Xylophene | 30/12/2009 à 16h44
Bravo Refalo!
En effet, l'évolution actuelle de l'"éducation nationale", impérities et dérives confondues, doit être "contrée en conscience". Et en effet, ayant été mêlés aux affaires d'enseignement et d'éducation scolaire plus de quarante ans, nous nous sommes insurgés contre quelques inepties du moment, mais, à l'époque, nous étions soutenus par un ou deux syndicats un peu combatifs.
Il faut aujourd'hui du courage, vue la démission des anciens, la mollesse du milieu, la hargne des néo et des ultras, la prolifération des lâchetés, les chefaillons fanfarons, et les directions aveugles, pour protester concrètement.
Bravo encore une fois : en pleine folie sarkozyste, rappeler que ce qui a fait l'honneur de l'éducation c'est le service de l'état ET la liberté de conscience, et non pas la soumission à la bêtise, c'est l'œuvre d'émancipation et non la réduction des têtes à une seule pensée convenue et soumise, rappeler que la fierté enseignante a été laminée, du bas en haut de l'énorme pyramide scolaire, aujourd'hui dirigée par des hommes et femmes serviles, rappeler que l'éducation des enfatns est une chose sacrée et qu'elle n'appartient pas ni à un monstre froid, ni à une clique ambitieuse,
voilà qui devra nous servir et nous encourager tous. En ces temps sombres, un peu d'esprit des Lumières, partout où c'est possible... Merci à vous. RJP
Rédigé par : Prataine | 30/12/2009 à 16h50
L'insoumission collective est à l'insoumission ce que la musique militaire est à la musique. C'est une insoumission qui se nie elle-même précisément parce qu'elle est au service du collectif, c'est-à-dire qu'elle n'est qu'une désobéissance tactique au service d'une soumission à des valeurs jugées plus élevées. Mais est-ce bien une surprise ? Les valeurs chrétiennes de gauche défendues par Alain Refalo sont des valeurs de troupeau qui n'ont jamais rien produit de grand ni de noble. La véritable dissidence, c'est autre chose. (ndlr)
Rédigé par : Aher | 30/12/2009 à 16h51
Quinze ans encore, avant que tous ces pédagogistes et autres trotsko-syndicalistes qui ont politisé l'école de la République sortent du système par la voie de la retraite : attendez un peu avant de faire des gosses, si vous voulez qu'ils sachent lire, écrire et compter.
Rédigé par : Hackett | 30/12/2009 à 16h55
La politique actuelle qui prône soit disant le dialogue mais qui, par décision arbitraire ne voit que son idéologie, aboutit à un résultat inattendu : la désobéissance, seul moyen de se faire entendre, seul myen contemporain d'agir. Une méthode radicale mais avec une tournure citoyenne engendrée par une politique tout aussi radicale et peu démocratique.
Rédigé par : mick03 | 30/12/2009 à 17h01
" C’est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant
que l’éducation doit être conservatrice, c’est-à-dire assurer " la continuité du monde. "
Hannah Arendt
(ndlr)
Rédigé par : k2r | 30/12/2009 à 17h11
Bonjour à tous!!
Je viens de lire l'ensemble des commentaires. J'ai vraiment le sentiment que certains proviennent d'une commande!! Une commande de type: "Faut casser Alain Refalo!!!"" Alors allez -y franchement!!!!" Avec un peu d'imagination, nous pourrions croire qu'un service dans les ministères ait même ce genre de prérogatives!! Des gens payés pour dénaturer, déconstruire, abimer, déligitimer, noyer...bref discréditer avec n'importe quels propos passant sous la main la militance, l'engagement, la cohérence d'un parcours sans faille. Et tous les coups sont alors permis!!!
Messieurs, vos commentaires révèlent votre mascarade. Il n'y a qu'à pour s'en convaincre regarder rapidement votre ignorance du dossier.
Alain Refalo est réputé depuis plus de 20 ans pour être un instituteur de la République des plus méritant, des plus consciencieux...ses états de service comme on doit dire sont exemplaires avec une des appréciations les meilleures de l'académie.
Vous pouvez le qualifier de ce que vous voulez mais vous ne tromperez personne. Alain Refalo est justement connu aussi pour avoir dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Ca c'est vraiment du courage. Et il le fait en plus de son travail qu'il n'a jamais déserté. Demandez aux parents des élèves qu'il a dans ses classes et vous verrez alors l'entière confiance et satisfaction qu'ils éprouvent et expriment.
Ceux qui critiquent ne connaissent finalement pas grand chose.
La désobeïssance civile a jalonné toute notre histoire!! Heureusement que des fonctionnaires par exemple ont désobéi à des ordres du gouvernement de Vichy. Heureusement que des gens ont désobéi à l'époque de la défense du Larzac. Heureusement que des gens ont fait de même pour les OGM...ect ect
La France sort toujours grandie quand des citoyens ne deviennent pas complices d'injustices.
Et c'est aussi en période de démocratie que doit s'exercer la vigilance de tous sans utiliser la violence dans nos résistance.
Chers amis, je vous invite à lire le livre d'Alain Refalo. Ensuite vous pourrez vous lacher!! Et vous allez être vraiment surpris de son livre!!!!!
Courage Alain, des milliers de personnes sont avec toi!!!!!!!!!!!!!!
Rédigé par : Hervé | 30/12/2009 à 17h17
Je suis profondément contre les réformes citées dans l'interview. Un travail pédagogique a été fait par certains pour ne pas appliquer aveuglément ces textes. Ces mêmes ont, non pas dans le cadre de la classe ou de l'école, critiqué ces réformes. C'était sans nul doute la meilleure façon de désarmer ces textes.
En revanche, comment être crédible un seul instant lorsque l'on porte un discours aussi caricatural. L'analyse est ridicule, la solution aussi dangereuse pour notre démocratie que les conséquences que peuvent avoir les réformes dénoncées.
Je ne pense pas que le fait de mettre en avant des Frédéric Lefebvre de gauche nous rende plus crédible pour les prochaines élections, pourtant seul moyen souhaitable de renverser la vapeur.
Rédigé par : touriste | 30/12/2009 à 17h24
Je croyais que l'éducation publique, laïque et nationale avait pour mission d'éduquer les enfants et adolescents pour en faire des adultes cultivés, libres et responsables.
Mais à la lecture des commentaires haineux d'umpistes frustrés, de fachos esseulés et de socialos repentis, je constate que leur vision de l'éducation se rapproche plus du formatage que de la pédagogie.
En faire des cerveaux disponibles (comme l'avait avoué l'ami de TF1 du président), qui réussiront leur vie en achetant un appart en résidence fermée à 30 ans, un 4x4 à 40 ans et une rolex à 50 ans. Et à 60 ans, ils pourront profiter de leurs stocks options.
Enfin, les enfants de Neuilly sont mieux partis que ceux du Mirail.
Merci à Alain Refalo et à tous les enseignants qui croient encore à leur boulot.
Rédigé par : la princesse de Clèves | 30/12/2009 à 17h25
Bravo à ce monsieur. Merci pour nos institutions, et merci pour nos enfants, que les différentes méthodes et destructions de l'éducation éloignent de plus en plus du savoir, du vrai, pas de la simple maîtrise technique...
Rédigé par : TZ | 30/12/2009 à 17h29
A Léna Storm
J'étais aussi à la convention d'Europe Ecologie. Ce n'est pas Refalo qui a parlé d'Aéroport mais Patrick Jimena. Et bien entendu tu ne dis pas tout. On reconnait là la mauvaise foi de certain. Que disait-il? Que face à la raréfaction du pétrole et à une mono industrie qu'il fallait réagir vite.
Dans le cas d'un Kérosène de plus en plus cher, l'extension de l'Aéroport de Blagnac est une vaste bêtise. Un jour, nous verrons qu'il nous faudra réaffecter des bâtiments. Et pourquoi pas cet aéroport qui sera véritablement sous-utilisé faute de voyageurs et de carburant. En forme de boutade, c'est là qu'il proposa de tranformer ces immeubles en logement social, logements qui nous font tant défaut!!.
Patrick Jimena nous invitait justement à réenchanter la société avec des perspectives autres que celles que voyons tous les jours. L'illusion est bien le système dans lequel nous sommes chère Lena.
Regarde bien ce qui se passe autour de nous.
Merci à Jimena Patrick et à Alain Refalo qui viennent nous sortir de nos torpeurs et aveuglements!!!!
A moins que tu aie d'autres paires de lunettes. Dans ce cas fais-nous des propositions!! On est tous preneurs!
Merci
Rédigé par : Fredo | 30/12/2009 à 17h43
"Ce " résistant " doit militer au RESF, au MRAP et j'en passe. Sans-papiériste, palestiniste, réchauffiste,etc.
Tout est lié.
Signé : un socialo repenti."
*sourire* que de raccourcis saisissants , Simon , pour une pensée qui ne l'est pas moins ...
Certains commentaires sont à la hauteur de ce que l'on peut malheureusement attendre dès qu'il est question d'éducation et , ô comble d'horreur , de "désobeissance" face à ce qui est bien une entreprise concertée de destruction de l'enseignement public.
Il y a , heureusement , beaucoup de moyens de "désobeir" en douceur aux injonctions absurdes et dangereuses d'un pouvoir qui, n'en déplaise à certains , se situe plus souvent à l'extrême de la droite qu'à la droite classique ou , disons, républicaine. Ceux-là se réveilleront trop tard quand ils verront à quel point réellement l'école , le collège et le lycée qui se préparent sont fondamentalement non républicains . Quand ils verront poindre le désastre qui a déjà commencé à s'étendre. Mais je pense qu'ils ne seront même pas capables de le voir. Je pense qu'ils ne savent même pas de quoi il est question , vraiment .
Rédigé par : Patricia | 30/12/2009 à 17h46
Nous avions écrit un commentaire en faveur de M. Refalo. Qu'est-il devenu ?
Rédigé par : Prataine | 30/12/2009 à 17h56
La sacralisation de la MARSEILLAISE pose une question très simple : de la MARSEILLAISE et du peuple, lequel est sacré...entendu qu'il n'y a pas deux sacralités possibles.
Seuls ceux qui répondront le "peuple" étaient démocrates.
Ceux qui répondront la MARSEILLAISE étaient totalitaristes comme Ségolène ROYAL, quand elle voulait un drapeau bleu-blanc-rouge dans tous les foyers, espace privé subitement déprivatisé.
Perso, ce ne sont pas les vrais aristo qui me gênent : ce sont les faux !...
........Refuser toute fonction de sélection était aussi renoncer à toute influence idéologiqque sur les futures élites : les ambitieux mettront leurs petits-chéris en SUISSE et tout le monde y aura perdu !?
Même pour aider fallait-il toujours un peu sélectionner ... les faibles d'un côté, les forts de l'autre, non !??
Rédigé par : Hub | 30/12/2009 à 17h58
"en plus on ne leur fait pas confiance" : ah quand même un peu de lucidité ... Qu'est-ce que c'est que l'enseignement collège et lycée en France ? C'est apprendre l'anglais pendant 5 ans et ne pas savoir le parler au bout du compte, pour la très grande majorité des élèves, c'est faire apprendre la biologie moléculaire, mais ne pas enseigner le secourisme, c'est faire apprendre Napoléon et Austerlitz, ce qui est indispensable tous les jours, mais ne pas apprendre comment une bonne cuisine bonne et saine, etc, etc ...
Rédigé par : RonRon le petit prof | 30/12/2009 à 18h17
Un instit qui redonne le sourire, j'aurais bien aimé avoir le même. Je pense d'ailleurs que dans sa classe il ne doit pas y avoir plus d'échec scolaire que dans une autre ... si libé pouvait enquêter ;-)
Rédigé par : Rêve Général | 30/12/2009 à 18h17
Des nouvelles de l'Ecossaise...
Je tiens à affirmer publiquement mon admiration pour cet instituteur, pour "les 3000", et pour ses collègues qui, à l'avenir, rejoindront ce mouvement de résistance constitutionnel.
Il est d'une urgence impérative de faire face à la dissolution de la République Française dans l'argent et le commerce et de combattre les idéologies qu'elles fussent des "socialistes" dans les années 80 ou de droite et d'extrême-droite, aujourd'hui.
Pour reprendre une expression chère à l'extrême-droite, nos enfants ne peuvent "être pris en otages".
Le but inavoué des politicards étant l'asservissement par l'appauvrissement des connaissances.
Le but de l'Ecole de la République n'étant pas l'éducation (c'est le job des simili-parents d'aujourd'hui), mais la transmission de connaissances.
Il est grands temps également de mettre un coup de pied dans la fourmilière IUFM pour revenir à une formation pédagogique en profondeur, croyez-en une ancienne normalienne...
Je vous parlerai plus tard de "l'enseignement confessionnel" et de la condition insoutenable des phoques du Tay en milieu urbain, mais quand j'aurai le temps uniquement...
Avec les compliments de Micka FRENCH...
Rédigé par : Micka FRENCH | 30/12/2009 à 18h19
Une partie de l'éducation nationale est noyautée par l'extrême gauche...
Je n'ai pas envie que mes enfants soient endoctrinés et initiés à la pensée "révolutionnaire " par de tels hurluberlus.
Rédigé par : ludo | 30/12/2009 à 18h29
La séparation des enseignants de l'état, ça s'appellera la privatisation,il sera libre et là miracle il pourra mettre en pratique ses théories pour lesquelles il ne compte pas son temps. Mais il faudra des résultats et des conditions pour avoir quelques aides de l'état sous peine de mort subite
Rédigé par : hayat | 30/12/2009 à 18h29
quelqu'un qui dit merde de l'intérieur à ce beau système que représente l'éducation nationale qui soit dit en passant est quand même le plus grand cirque du monde,même s'il n'a pas forcément raison ne fait que souligner qu'il y a un problème.De le souligner et de le crier très fort ne mérite que du respect. Etant enseignant, je remercie toutes ces braves personnes qui nous jugent comme fainéants,.... toujours en vacances ... HePPPp, pourquoi ne l'avez - vous point fait si c'est si merveilleux que cela. OUI, on est entrain de bousiller le système et toute personne refusant de le voir ne le fait en général que par intérêt. Ses enfants étant dans les zones où la population dite défavorisée, mais de quoi il parle celui la. OUI, les enfants des zones défavorisées doivent un jour procréer mais surtout s'il pouvait donner naissance à UN clone, le ou les pouvoir ne leur en voudraient pas. Et oui, des citoyens instruits cela emmerdent les décideurs alors que l'éducation Nationale forme des cons cela dérange qui!
Rédigé par : pourquoipascouillon | 30/12/2009 à 18h32
Des nouvelles de l'écossaise...
Pendant qu'on en parle : gaffe les fautes, messieurs les journalistes... Merci...
Avec les compliments de Micka FRENCh et de Monsieur et Madame BLED...
Rédigé par : Micka FRENCH | 30/12/2009 à 18h34
ce monsieur n'a t'il pas oublié que l'ecole est laique, en se servant d'elle pour un combat ideologique ?
Par ailleurs, peut il parler d'education citoyenne en crachant ainsi sur la democratie ? le gouvernement actuel que cela plaise ou non a été elu democratiquement et les lois promulguée le sont egalement démocratiquement.
Comment compte il enseigner aux enfants le respect de la loi et de la democratie en refusant de se l'appliquer a lui meme...
Pourquoi cela le derange d'apprendre la morale aux enfants, il considere comme depasser le fait de ne pas voler par exemple ?
Ou alors, s'agit il d'une personne pronant le totalitarisme de ses idée... pour qui la democratie n'est valable que lorsque elle va dans son sens ?
Ou bien, tout simplement, a t'il comme certain des oeillere l'empechant de voir la realité du terrain, mais la transformant en fonction de ses idées...
Rédigé par : dubitatif | 30/12/2009 à 18h47
Moi aussi je serais un rebelle ... si j'avais la sécurité de l'emploi.
Rédigé par : Alex | 30/12/2009 à 18h48
Les trolls de commentaires ici n'ont je crois même pas le sentiment d'en être et se comportent ici comme un poivrot au zinc ou un spectateur de télévision.
Ils n'ont même pas lu l'entretient pour éponger autant de bêtises et réagissent à des mots-clés comme "immigration/éducation/islam/fonctionnaire/insécurité" dans le titre d'un sujet.
Comme des chiens de Pavlov ils viennent alors déverser les même copier-coller remâché et régurgité à longueur de médias électronique.
« Moi je pense que y'a qu'à c'est que qu'est-ce qu'on qu'il y a que par ce que y'a qu'à c'est qu'on que y'a. Moi. Je. », écrit dans cet imbattable français de demi-lettré pavillonnaire pourtant fort privilégié socialement.
Il faudra un jour étudier de prêt cette mutation du Net francophone qui a vu déferler, à partir de 2006-2007, tout ce lumpen-prolétariat du débat publique auparavant cantonné aux courriers des lecteurs du Figaro/Point/Express/Marianne/Monde.
Rédigé par : Monsieur Jourdain | 30/12/2009 à 18h53
1. Je ne suis pas enseignante de la Fonction publique.
2. J'approuve la désobéissance et la résistance d'Alain Refalo et de ses collègues qui pensent d'abord à nos enfants, citoyens de demain.
3. Ce serait bien et très citoyen que toutes les personnes qui laissent un commentaire le fassent à nom découvert. Facile de se cacher derrière un pseudo... ça permet d'écrire tout et n'importe quoi !
4. Certains commentaires sont effarants et empreints de relents fascistes. C'est inquiétant pour la démocratie en France.
5. Il y a 38 ans, lors du certificat d'études primaires (CEP), le maître d'école m'a demandé de tirer au sort un billet sur lequel était inscrit le titre d'une chanson ou celui d'un poème. Au tirage, j'ai "ramassé" La Marseillaise. J'ai refusé de chanter ce chant de guerre et de haine, prête à renoncer au CEP. Le maître d'école, devant ma résistance, m'a donné une seconde chance. Lorsque j'ai ouvert le billet était inscrit le titre d'un poème de Paul Eluard : Liberté. J'avais douze ans.
Enfin, soyons conscients de ce que veut le ministère de l'Education nationale, entre autres, en France aujourd'hui dans la formation des citoyens de demain : annihiler leur capacité de réflexion et d'analyse pour mieux les manipuler et les soumettre. C'est ce qu'on appelle la dictature.
Merci à Alain Refalo et à tous ses collègues d'être aussi vigilants pour les adultes de demain.
Rédigé par : Patricia Tutoy | 30/12/2009 à 18h54
@Xylophène
Tu rêves éveillé, en Allemagne, les syndicats sont forts parce qu'ils obtiennent des résultats, et ils gagnent parce qu'ils font du syndicalisme de cogestion pour faire simple; le plus difficile, celui qui demande de faire des contre-propositions acceptables, pas des slogans et de la surenchère pour avoir l'air d'en avoir des plus grosses que celles des dirigeants syndicalistes concurrents; on fait en France de l'idéologie comme on moud du café en grains, les grains perdent leur goût et le moulin ses pales! Ensuite la particulaité du syndicalisme français de l'éducation, c'est d'être un Etat dans l'Etat; une nomenklatura qui fait la pluie et le beau temps des carrières, se coopte, se congratule, se décore de palmes hi, hi,et a depuis constitué une petite secte. Un peu à la ramasse mais encore très nuisible. Le tout sur fond de système éducatif figé dans ses dogmes et ses normes. Pas de quoi donner envie d'apprendre puisque ces gens ne se remettent que très rarement en question.
Ensuite un fonctionnaire allemand, il est investi d'une mission, et d'un engagement très solennels. Pas question de rouler pour sespetites affaires, son petit métier, son petit confort pépère en instrumentalisant ses élèves par exemple...On assume jusqu'au bout ou on démissionne.
Xylophène, vois-tu en somme c'est du bois dont on nefait pas les pipeaux.
Rédigé par : Léna Storm | 30/12/2009 à 18h58
Espérons seulement que ses élèves suivent son exemple, ne se soumettent pas à son autorité de prof, et fassent ce qui leur chante en cours.
(enfin, les élèves pauvres seulement, pour les riches : vive le privé pour échapper à ce genre de prof !)
Rédigé par : Yoda | 30/12/2009 à 19h00
Et bien moi qui hésitait encore entre privé et public, voilà qui finit de me convaincre. Parce que voyez-vous chers amis, on peut être de gauche, anti-sarkozyste, et malgré tout républicain. Mais où est la république lorsque l'Etat ne contrôle même plus ses employés ? Voici une fois de plus la preuve que l'enseignement public est une blague, où l'enseignement de nos enfants passe après les intérêts corporatistes. Quelle sinistre époque...
Rédigé par : Arcadie | 30/12/2009 à 19h33
Alex : Moi aussi je serais un rebelle ... si j'avais la sécurité de l'emploi.
pas de problème Alex, le concours de professeur des écoles est ouvert à tout le monde...
Rédigé par : Yop | 30/12/2009 à 19h40
C'est tout de même interrogeant : je constate que la plupart des intervenants ont à peu près appris à lire, à écrire, certainement à compter. Mission accomplie ? Certes pas, l’ambition ce serait que ça serve à réfléchir.
Il est clair aussi que l'obéissance a été bien intégrée - et c'est navrant de penser que l'Ecole (peut-être pas celle ambitionnée par Alain Refalo) y est pour quelque chose.
Peut-être, alors, que l'obéissance culpabilise et rend hagard, ou peut-être que ça fait tout simplement peur, qu'une "tête blonde" s'arrête, d'étrangeté, au beau milieux de la marseillaise. Je ne sais pas. Mais il me semble que l'esprit d'analyse, la pensée, se trouvent alors compromis, certainement parce qu'ils apparaissent comme une désobéissance... une non-collaboration. Taisez-vous donc, que personne ne vous entende , bientôt on va enfin vous juger ! Quelqu'un (jean jacques) confond même joyeusement désobéir et démissionner, c'est dire l'état de la chose.
En la circonstance, moi, j'admire donc le courage d'Alain Refalo.
Rédigé par : Eduardo | 30/12/2009 à 19h47
Et si suivant son exemple ses élèves refusaient son enseignement et entraient en résistance.
A l'image de ces associations indépendantes de parents d'élèves qui ne supportant plus le sectarisme idéologique de la FCPE fleurissent à gauche et à droite.
No pasaran.
Rédigé par : Nopasaranrafallo | 30/12/2009 à 19h48
@ Patricia
(...) " Quand ils verront poindre le désastre qui a déjà commencé à s'étendre. Mais je pense qu'ils ne seront même pas capables de le voir. Je pense qu'ils ne savent même pas de quoi il est question, vraiment. "
Merci pour cette phrase... :-)
Rédigé par : Simon | 30/12/2009 à 19h49
Très bonne initiative, la résistance est un devoir quand l'état abuse de ces pouvoirs.
En tant que prof de lycée j'ai signifié à ma hiérarchie le refus désormais des enfants de couleur ou étranger qui dégradent l'image de notre belle république et appauvrissent le niveaux de l'éducation.
Encore bravo à Alain Refalo, ses idées nous montrent la voie pour une nouvelle race, UNE RACE PUR ! MES FRERES LUTTEZ CONTRE LA VERMINE ETRANGERE.
Heil !
>>"Etre "désobéisseur", c’est une démarche loyale"<<
Ben voyons, C'est extrêmement grave de dire des conneries pareilles et jeter les principes républicain sous couvert de bonne morale offusquée. L'autre bord ne va pas se gêner non plus, eux aussi sont certains d'avoir la "vérité".
Alain
Rédigé par : AlainBertrand | 30/12/2009 à 20h35
Des nouvelles de l'Ecossaise et de la Démocratie...
Un grand mouvement de haine contre ce professeur héroïque.
Des nombreux échecs scolaires et de nombreux candidats malheureux au métier d'enseignant de la République dans les auteurs de ces posts...
Mais aussi de nombreux enfants de français assez peu patriotes ou extrémistes qui auraient trouvé l'enseignement sous Pétain "formidable"...
La Constitution de 1793 traite comme un devoir la rébellion face à un gouvernement totalitaire...
Avec les compliments républicains de Micka FRENCH....
Rédigé par : Micka FRENCH | 30/12/2009 à 20h36
C'est grâce à l'éducation ce que nous sommes. I. Kant
Rédigé par : anid | 30/12/2009 à 20h39
Je suis tres content de lire ce passage.
Rédigé par : Jude | 30/12/2009 à 20h42
Je veux recevoir de plus en plus des lettres parielles venant de l,association
l'iberation. Thank you
Rédigé par : Jude | 30/12/2009 à 20h44
c'est toute la France moisie qui se répand en injures sur Alain Refalo dont je vais m'empresser d''acheter le livre. tous ces cerveaux disponibles qui manifestement ont toujours des comptes à régler avec l'éducation et la culture, à voir le niveau de leurs commentaires (prôner la cuisine et le secourisme plutôt que la biologie ou l'histoire, c'est tout dire!!! ) Effectivement, l'éducation a du boulot, et a besoin de beaucoup de Refalo pour fabriquer des citoyens munis d'un cerveau en état de marche...
Rédigé par : Valdo | 30/12/2009 à 20h47
A lire certain(e)s , la démocratie serait en danger puisqu'un citoyen ne se plie pas à une de ses lois !
Décidément la démocratie a bon dos pour justifier l'écrasement des rebelles ou des simples contestataires de lois qui sont à la longue remises en cause par le conseil constitutionnel, ou par des juges.
la démocratie ayant fait venir au pouvoir bien des dictateurs, il est à craindre que les opposants à Refalo , auraient été , dans le passé , de bons citoyens "aux ordres" !
Rédigé par : PrNIC | 30/12/2009 à 20h58
Les instits sont les petits soldats de la république, un soldat, c'est fait pour exécuter les ordres. Apprenez donc à lire et à écrire aux petits français au lieu de vous la jouer intellectuel (...ndlr) et restez à votre niveau.
Rédigé par : DELATOR | 30/12/2009 à 21h28
Enseignante du primaire en désobéissance,je peux témoigner que ce mouvement n'en est qu'à son début. Malgré la répression, nous ne voulons pas cautionner la disparition de l'école publique. La désobéissance est d'autant plus légitime qu'elle est approuvée par les parents d'élèves. C'est un mouvement collectif qui porte des propositions. Cela n'a rien à voir avec chacun fait ce qu'il veut. Ca c'est de l'incivisme et de l'incivilité. Nos élèves nous respectent parce que nous les respectons. Notre autorité est juste, c'est bien cela qui vous chagrine car votre modèle c'est celui du chef qui se fait obéir, y compris par la force, de ses sujets.
Rédigé par : Enseignante désobéisseuse | 30/12/2009 à 22h06
Il est vrai que ce collègue (je suis professeur)est sidérant et que c'est une caricature de l'idéologie 1968 avec des pépites de Mérieu dedans et un peu d'anarchisme. Pour décontaminer ses élèves, il faut leur faire écouter du Sardou à 16h30 !
Je suis étonné qu'il y ait 3000 profs (est-ce bien vérifié?) qui désobéissent au programmes du Ministère... Si M. Darcos a changé les programmes (en mal ou en bien) c'est parce qu'une majorité des Français a pensé qu'on sortait de l'école primaire sans avoir les bases en français ou en mathématiques. Les réformes n'ont hélas pas touché les collèges qui restent un marais pédagogique.
Comme dirait un ministre de gauche (que n'aiment pas trop les anarcho-écolos), un fonctionnaire ça ferme sa gueule ou ça démissionne !
Rédigé par : Rikou77 | 30/12/2009 à 23h42
-en préambule, il est stupide de juger la Marseillaise, qui a une signification historique, à l'aune du contexte actuel, auquel cas il faudrait réactualiser les hymnes à mesure que le temps passe. C'est notre hymne, reflet d'un moment de notre histoire, point.
-En tant que fonctionnaires de l'EN, nous avons tout intérêt à être irréprochables dans notre boulot, c'est le meilleur moyen de ne pas laisser filer les gamins vers le privé. Dans le cas contraire, nous faisons le jeu de tous ces "trolls" umpistes qui éructent plus qu'ils ne réfléchissent...
-je maintiens que la désobéissance est un acte à double tranchant, bien pratique quand il se trouve que la personne en question partage nos idées, beaucoup plus ennuyeux dans le cas contraire. Mais désolé, on ne peut construire l'école de la nation sur les convictions de chacun. Ou alors le vote n'a plus aucun sens.
-si le vote n'a plus de sens et qu'on en conteste les conséquences, pourquoi se contenter de cette forme de lutte ? Descendons dans la rue et sonnons l'heure de la révolte... !!
Rédigé par : Pat | 31/12/2009 à 00h00
< L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix !>>
ça c'est la Marseillaise. Autrement dit, si des hommes politiques usurpent le pouvoir du peuple français et remettent en cause les valeurs qui leur permettent de communier en une nation, un état. Chacun, même tous sommes légitimes de nous y opposer. N'est-ce pas le combat de M. Refalo ?
Rédigé par : lanagram | 31/12/2009 à 00h50
Pourquoi est-ce que Mr Refalo serait le seul à avoir le droit de désobéir ?
On pourrait imaginer par exemple que le Trésorier Payeur Général, en désaccord avec Mr Refalo, s'adjugerait le droit de désobéir à la loi pour manifester sa mauvaise humeur. Par exemple en bloquant le traitement de Mr Refalo.
Et puis le juge administratif qui constate que la sanction contre Mr Refalo est illégale, pourrait décider de maintenir quand même cette sanction, simplement parce qu'il juge que moralement, l'action de Mr Refalo est discutable.
Et puis le gendarme du coin de la rue pourrait inventer des infractions contre Mr Refalo, parce que sa tête ne lui revient pas, et son percepteur pourrait lui doubler ses impôts, pour lui faire les pieds.
Heureusement, pour le moment, tous ces gens obéissent à la loi. Mais si Mr Refalo n'est pas rapidement et sévèrement sanctionné, il ne faudra pas s'étonner si tous les autres fonctionnaires se mettent à prendre leurs aises avec la légalité.
Rédigé par : Curieux | 31/12/2009 à 01h06
Troll pro de l'Union Majoritaire Partisane, Hackett fait des heures sup' en donneur de leçons pseudo érudit.
Son problème? C'est qu'il confond encore entre verbe & adjectif dans un cas tout à fait symptomatique: le mot "apte".
Il est ainsi lisible dans un de ses premiers commentaires que Hackett est apte à être un cancre de la langue française dans le privé.
Pourvu que ça ne coûte vite plus aussi cher à la République!
Rédigé par : Insurrection au Bled | 31/12/2009 à 02h54
@FREDO
Merci de la précision si elle est avérée, mais-pardonne mon obstination- je doute quand même de sa véracité car j'ai noté cette ineptie aéroportuaire dans la bouche du PREMIER intervenant (ils étaient deux insurgés de la conscience...invités sur l'estrade) et je doute fort que l'on n'ait pas donné la parole publique prioritairement au premier des "héros" de cette embuscade ubuesque à la française. Passe un bon réveillon mon Fredo!
Rédigé par : Léna Storm | 31/12/2009 à 09h07
Affligeant ces commentaires qui se veulent moralisateur.
Ca se gargarise des volontés suprêmes venant d'en haut avec un esprit critique inexistant et ça parle de démocratie.
C'est peut être pas cet instit qui devrait quitter le pays mais plutôt un certain nombre d'entres vous. La Chine par exemple serait ravi de recruter encore quelques moutons.
Faites des robots de vos gamins, incapable de réfléchir par eux-mêmes, ils feront ce qu'il faut avec vous le moment venu quand vous serez inutile à la grande nation...
Rédigé par : Pepito | 31/12/2009 à 09h43
En conscience il refuse d'obéir, mais il ne va quand même pas jusqu'à démissionner ... Espèce de Tartuffe.
Rédigé par : PasFonctionnaire | 31/12/2009 à 09h43
Et nos enfants ?
Si la résistance consiste à refuser de faire de l'instruction civique et d'apprendre la Marseillaise, nos enfants sont mal barrés avec de tels individus... Toujours les premiers à pleurnicher sur leur sort.
Et les enfants ? On pourrait réfléchir sur les rythmes scolaires totalement aberrants comme me le rappelait un professeur dans un lycée, dernièrement.
Nos enfants font autant d'heures que leurs parents. Au collège, ils commencent à 8h30 pour finir à 17h quand ce n'est pas 18h s'ils vont en cours de soutien. Un cours de soutien qui serait "plus intéressant" et "où on comprend mieux". Pourquoi ne pas faire tous les cours dans la même veine, alors ?
Nos gamins font 7h à 8h par jour tout ça pour qu'il y ait 4 mois de vacances par an (un tiers de l'année !) au profit du tourisme (s'il y a des zones A,B et C, c'est pour "élargir" les jours au profit des commerçants qui vivent du tourisme...) et du corps enseignant, ceci ayant rapport avec cela.
Anecdote : ma fille en 4ème, qui a une très bonne moyenne, vient me voir un soir à 22h : "Papa, est-ce que tu peux m'aider avec les maths ?". Je suis étonné qu'elle vienne me voir si tard : "Tu ne pouvais pas me demander ça, en rentrant, ou vers 20h ?", lui dis-je.
Et là, elle me répond : "Tu sais, quand je reviens de l'école, je suis complètement crevée. Et franchement, je n'ai pas envie de travailler à 18h. J'ai besoin de me reposer..."
Tout est dit.
Rédigé par : BRAC Jean-Luc | 31/12/2009 à 10h09
Un certain nombre de commentaires regrettent qu'un individu puisse défendre ses idées, lors qu'il est "payé" pour appliquer une politique. Ne cherchons pas des références excessives chez ceux qui ont trop obéi aux ordres pendant la seconde guerre mondiale (que ce soient des ordres allemands ou français), même si certains commentaires semblent relever de cette mouvance ("si t'es pas d'accord, casse toi dans un autre pays"). Mais rappelons nous les réformes stupides promulgués par des ministères incompétents: méthode globale, pas de devoirs à la maison, pas de redoublements ou presque, instauration de l'anglais en primaire, sans formation des enseignants etc...etc... Evidemment, si les réformes étaient discutées avec les professionnels, expérimentées à petite échelle avant d'être promulguées, il n'y aurait pas, ou peu de problèmes. Mais hélas, dans le monde réel, ce n'est pas le cas, et si nous voulons un système éducatif qui fonctionne on ne peut compter que sur des gens comme M. Refalo plutôt que sur des idéologues sans connaissances particulières et sans motivation réelles pour un enseignement de qualité, comme les gouvernements qui se succèdent depuis quelques dizaines d'années.
Rédigé par : Ksven | 31/12/2009 à 10h14
Bravo à toi Defalo, quelle honte de lire ces propos haineux, des gens qui peuvent vouloir une école pour pauvre, et "pour les riches" une école privée...j'ai honte de lire tant de haine...
et j'ai peur pour vos enfants à qui vous inculquez ces valeurs élitistes et anti-républicaines...
le privé... ça n'est pas en payant que vos enfants apprendront mieux à lire, regardez un peu les résultats au bac des établissements privés...
heureusement qu'il y a des enseignants, dont je fais partie, qui se plient en 18 pour leur métier, qui réfléchissent à la pédagogie, qui amènent les élèves à questionner, remettre en cause, douter, respecter l'autre, sa parole et sa croyance.
ciao
Ma
Rédigé par : marion | 31/12/2009 à 10h39