Les Désobéissants toulousains contre les Maîtres du monde
C'est en fait au contre-sommet de la capitale danoise que ces tenants de l’action «directe et non violente, radicale et ludique» entendent manifester. Pour dénoncer «une opération de communication des Maîtres du monde». Par ce sommet sur le climat, analysent-ils, ces maîtres du monde visent davantage «à sauver le capitalisme et ses productions mortifères qu'à sauver la planète», explique Xavier l’un des porte-parole du groupe.
Bruno, le chauffeur du groupe a mis son autocar à leur disposition. «Par solidarité», dit il. Il partage leur opposition au nucléaire civil et militaire et leur goût de la «justice sociale». Ces militants ne s'y prennent seulement pas comme les autres: «les moyens traditionnels de manifester, ça ne marche pas», assurent-ils. Ils bloquent, ils s'introduisent, ils occupent. Á l'occasion, il se déguisent en clowns...
Le bus tourne rond. D'abord Clermont-Ferrand puis Paris et Bruxelles pour embarquer d’autres militants. «Si tout va bien, disent-ils, nous serons à Copenhague mercredi».
Parmi la dizaine de passagers, Lorène, 21 ans: «J’ai du temps, dit-elle. Alors plutôt que de rester à regarder les manifestations devant ma télévision, j’ai décidé de participer à ce contre sommet».
Sur place, à Copenhague, les «copains militants danois et hollandais» sont chargés de l’accueil et de l’hébergement. Radicaux mais prudents, les désobéissants toulousains ont cependant aménagé leur bus pour pouvoir y dormir toute la durée du sommet.
Ils s’attendent à une très forte mobilisation policière. Les informations qui leur arrivent du Danemark font état de contrôles resserrés aux frontières. L'espace Schengen y est suspendu le temps du sommet. Doublement prudents, ils ont donc aussi pris leur passeport.Un second bus partira encore de Toulouse en fin de semaine avec à son bord un autre groupe de désobéissants pour la plupart issus de l'université du Mirail. Dans cette deuxième vague, il y aura Louise, 21 ans, étudiante en géographie. «L’objectif n’est pas de tout casser, dit-elle. Il est de faire entendre nos voix auprès de nos dirigeants».
Prudents jusqu'au bout. Les désobéissants prévoient de ne repartir du sommet de l’ONU que le 20 décembre, deux jours après la clôture: «Au cas, explique Bruno, où il faudrait attendre des militants arrêtés par la police».JME.


bravo,toutes les idées écolo gouvernementales sont bidons ,tri sélectif, co-voiturage, remboursement d'impôt sur des matériels et installations à prix exhorbitants, qu'ils fassent le ménage dans leurs usines à bas coût, à employés réduits en semi-esclavage.
Rédigé par : BARRET | 08/12/2009 à 03h51
La planète entière trouve que les choses bougent dans le bon sens et que des Chinois aux Américains en passant par la France et l'Europe on a pris conscience des dangers du carbonne. La vigilance n'oblige pas à la caricature comme Barret qui ne voit que des esclaves dans nos usines. Les Spartacus de salon sont comme la mouche du coche, ils s'agitent, font du vent mais pas assez pour faire tourner les éoliennes.
Rédigé par : fabienne | 08/12/2009 à 11h06
Bruno, quand il va revenir sur terre, il ne voudra plus utiliser les boutons de porte, c'est pas du saumon gravelax qu'il va nous ramener le Bruno!
Rédigé par : Léna Storm | 08/12/2009 à 17h12