Ecoutez RadioLibe

EN BREF

  • Pau pour le juge Garzòn
    L'association MER (Mémoire de l'Espagne Républicaine) appelle à un rassemblement samedi 11 février, à midi, devant le Consulat d'Espagne à Pau, en soutien au juge Garzon. Pour lequel une pétition est lancée : "Soutien à Garzòn"
  • TSE félicitée par la Cour des Comptes
    LAURIERS. Le rapport annuel de la Cour des Comptes 2012 félicite Toulouse School of Economics et son président Jean Tirole pour sa gestion des ressources humaines et financières qui améliore la place de la France dans les classements internationaux. TSE se situe en effet au 11° rang mondial et 2° européen derrière la London School pour la qualité de ses recherches.
  • L’épidémie de gastro cartonne en Midi-Pyrénées
    SANTE. Selon le dernier bulletin du réseau Sentinelles-Inserm Midi-Pyrénées a été la région française la plus touchée par l’épidémie de gastro-entérite avec 522 cas pour 100 000 habitants. La maladie devrait rester constante cette semaine. L’âge médian des personnes touchées est de 22 ans
  • Campagnes sans écoles...
    AVEYRON. Les maires des communes rurales de l'Aveyron demandent un moratoire des suppressions de postes d'enseignants à la rentrée 2012. Leur président s'adressant à l'Inspecteur d'Académie déplore le sort fait aux écoles de Najac, La Fouillade, Morlhon, Salmiech, St jean-Delnous, Rebourguil, Rivière sur Tarn , Comps la Grandville, Saint-Hippolyte ou Versols.

A NE PAS RATER

  • Le Bikini carbure à l'électro
    CONCERT. Le Bikini lance sa cuvée électro samedi 11 février à 21h. au programme la crème des DJ : Madeon, Sophonic, Initial DJ
  • La mémoire de Jean-Marc Rouillan à Terra Nova
    DEBAT. Débat avec l’éditeur Thierry Discepolo et Michel (ex Gari) mercredi 15 février à 19h à la librairie Terra Nova autour de la trilogie "De Mémoire" de Jean-Marc Rouillan sur la lutte antifranquiste des groupes d’actions révolutionnaires internationalistes (GARI) à Toulouse dans les années 70. Terra Nova, 18 rue Gambetta
  • N'oubliez pas le Muséum !
    VACANCES. Prolongation des grandes expositions, animation par des médiateurs scientifiques dans les galeries permanentes, rencontres avec les soigneurs de la ménagerie: le Muséum affiche le menu de ces vacances scolaires: "le Muséum en février"

Le kiosque à musiques

18/12/2009

Les travailleurs du sexe, place du Capitole: «Nous voulons nos putains de droits»

SOCIÉTÉ. Ni putes ni délinquantes: les prostituées ne veulent plus faire les frais de l’opprobre de la société. Terminé le tapin.

Á l’appel de l’association toulousaine Grisélidis et d’Act Up, une trentaine d'entre elles ont lâché le trottoir hier soir jeudi pour  manifester sur la  place du Capitole. Objectif : être reconnues comme des travailleuses sexuelles.

«Nous voulons avoir nos putains de droits», explique Isabelle Schwieger, 46 ans, porte-parole du groupe. Entretien:

LibéToulouse : Pourquoi manifestez-vous ?

Isabelle Schweiger : Nous voulons exercer ce métier pour lequel nous payons des impôts au même titre que les autres catégories professionnelles, dans des conditions décentes et sécurisées. Depuis toujours, les hommes et les femmes qui se prostituent sont considérés comme des victimes et traités comme des coupables. Au lieu de ça, nous revendiquons le statut de travailleurs du sexe dans lequel seraient regroupés les prostitués des deux sexes sur le trottoir, les escort girls proposant leurs services sur le Net, et les acteurs et actrices du cinéma X.

Que vous amènerait ce statut ?

Isabelle Schweiger : Il nous permettrait l’accès à la santé, aux arrêts maladie et maternité, à une retraite décente compte tenu des impôts que nous payons. Ainsi que la possibilité d’avoir un logement sans que les bailleurs soient accusés de proxénétisme. Ce statut permettrait aussi que les compétences professionnelles acquises dans la prostitution soient reconnues. C’est essentiel en cas d’arrêt ou de reconversion.

Que sont ces «compétences particulières» ?

Isabelle Schweiger : Dans le métier de la prostitution, nous sommes des spécialistes des relations humaines. Cela va de l’écoute emphatique à la gestion des conflits, la mise à distance des émotions, le sens de la négociation, la capacité à établir des relations avec des personnes différentes. Autant de qualités qui, si elles étaient reconnues, permettraient à des ex-prostituées de devenir de très bonnes psychologues ou des commerçantes.

Quel est le profil de la prostitution toulousaine ?

Isabelle Schweiger : À l’association Grisélidis nous avons rencontré prés de 500 prostitués, hommes et femmes. Aujourd’hui sur Toulouse, prés de 80% de celles et ceux qui exercent ce métier sont des personnes migrantes, pour la plupart originaires d’Afrique ou des pays de l’Est.  80% des prostitués sont des femmes, 20% sont des travestis ou des transsexuels.

La prostitution est-elle exposée à la crise ?

Isabelle Schweiger : Oui, nous la ressentons très fortement. Les clients négocient les tarifs de plus en plus. Mais le plus inquiétant c’est la violence qu’elle engendre. Les prostitués sont de plus en plus victimes d’agressions et de braquages. Cependant les plaintes aboutissent rarement. On nous fait comprendre que ce sont les risques du métier.

Propos recueillis par Jean-Manuel ESCARNOT

(Association Grisélidis. Tel : 05.61.62.98.61 ou 06.71.59.27.36 pour les urgences. www.griselidis.com en dehors des heures d'ouverture.)

                                       Réagir

Commentaires

meme si pas concerné, je trouve leur lutte juste: c'est l'etat qui est le mac de l'affaire pour celles qui n'en ont pas, en les taxant d'un coté et en les poursuivant de l'autre. Et les autres mac, pour les attraper et leur faire payer leur infamie, ce serait + facile avec des possibilites de reconversion + simples...

je soutiens ces demoiselles, je soutiendrais toujours la liberté de la femme et de l'homme au sens plus large, effectivement, toute personne devrait avoir droit de s'habiller comme elle veut faire ce qu'elle veut, et a ce titre la prostitué a tout a fait de droit de vendre son corps légalement, c'est un travail qui existe depuis la nuit des temps.

Entièrement d'accord antisarko, juste une petite nuance: justement, les prostituEs ont du mal à faire entendre qu'elles ne vendent pas leur corps (elles restent entières) mais c'est plutôt l'échange de services sexuels. pas tout à fait pareil.

Bravo a Isabelle et a Griselidis.

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce blog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Partenariat

AUX COMMENTATEURS

  • Les commentaires sont indispensables à l'évolution de ce site. Réagissez, proposez, informez. Colère, poésie, ihumour, en images ou en mots. Tout est bon sauf les insultes, la diffamation, le racisme.

Liens

Alertes Messenger

Sur Liberation.fr