Les puces mal domptées de l'électronicien Freescale
SOCIAL. Ils sont en grève ? Freescale ex-Motorola a trouvé et testé le moyen de se passer de ses ouvriers. Un seul chef d'équipe des ateliers de production de semi-conducteurs a ainsi abattu le boulot de quatre d'entre eux pendant le débrayage du 15 janvier dernier.
«Il n'est pas sûr que ces puces qui vont à l'électronique embarquée de la plupart des automobiles du marché soient du coup tout à fait aux normes...», euphémise le cédétiste Didier Soulet, en fait convaincu que ce produit qui se retrouve ensuite dans les air-bags et autres systèmes de frein n'est en fait «plus fiable du tout».
Reste à savoir ce que vont en penser les contrôleurs de la norme Iso TS 16949 attendus cette semaine. Une équipe vient ainsi tous les trois ans vérifier à tous les étages de l'industrie automobile que la sécurité de ses produits est assurée.
Les grévistes de Freescale voudraient leur mettre sous le nez que la production se poursuit bien à Toulouse mais, selon eux, au détriment de la qualité.
Freescale ex-Motorola agacé par ses puces. Photo: Reuters
Ainsi, expliquent ces grévistes mal lunés, la procédure ADI qui consiste à tester les plaquettes sorties des chaînes serait bâclée en moins de deux minutes quand le manuel théorique en exige trois minutes de temps».
Le contrôle informatique central de l'usine révèle qu'un chef d'équipe, porteur du badge R23945, aurait aussi travaillé sur deux machines au même moment. Il aurait donc prêté son badge à quelques intérimaires pour multiplier la cadence, suppute l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT. Ce qui est tout à fait proscrit. Un handicap pour le renouvellement de la norme ci-dessus citée?
Si plus de norme, plus de permis de travailler. L'industriel a de toute façon prévu de licencier 821 de ses 1200 salariés... Oui, mais pas avant novembre 2011. Il lui faut le temps, selon Didier Soulet, de constituer le «stock à dix ans», le volume des pièces de rechange obligatoire pour un produit «en fin de vie».
Les futurs licenciés ne contestent pas leur licenciement. Ils demandent en revanche une indemnité de 100.000 euros. Ce serait un drôle de renversement de situation que de voir le patron licencieur soudain gêné par une interdiction de travailler.
GLv.
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Pourrait bientôt y avoir des Toyota pleins de problèmes de freins partout. C'est encourageant, l'électronique.,
Rédigé par : Cosinus | 08/02/2010 à 18h25
Quels modèles vont être équipés de ces puces ? That is the question.
Rédigé par : Doon | 08/02/2010 à 18h47
En clair, çà veut dire qu'ils arrivent à faire tourner l'usine sans un gros paquet de tire-aux-flancs.
On comprend mieux que FreeScale veuille transférer son usine dans des pays où les gens veulent encore bosser !
Quand la France sera complètement désindustrialisée et avec cinq millions de chômeurs, il sera trop tard pour chercher les responsabilité de politiques totalement irresponsables.
Rédigé par : Vince | 08/02/2010 à 19h02
LibéToulouse lit Siné Hebdo.
Voilà une bonne nouvelle…
Rédigé par : Laszlo | 08/02/2010 à 19h52
En clair, çà veut dire qu'ils arrivent à faire tourner l'usine sans un gros paquet de tire-aux-flancs.
"On comprend mieux que FreeScale veuille transférer son usine dans des pays où les gens veulent encore bosser !
Quand la France sera complètement désindustrialisée et avec cinq millions de chômeurs, il sera trop tard pour chercher les responsabilité de politiques totalement irresponsables.
Rédigé par: Vince | 08/02/2010 à 19h02"
Que dire à Mr Vince? Qu'il souffre lui aussi d'un problème de qualité?
Tout seul on peux produire des puces par millions, mais il faut être plusieurs pour faire les controle. Mr Vince ne sait pas que dans ces domaines, on passe plus de temps dans le controle, les tests en tout genre, la documentation, que dans la production.
Rédigé par : FredM | 08/02/2010 à 21h40
Mr le PDG de freescale.
J'ai vu lors de notre mobilisation , afin d'interpeller l'auditeur ISO ,
votre colère qui c'est traduite par de l'intimidation sur mes collègues et moi même
au passage des tourniquets de l'usine.
Votre colère Mr Blanc n'est rien à celles que nous avons et qui est beaucoup plus
légitime.
-En colère d'être licencié pour la pluspart aprés 20 à 35 ancienneté.
-En colère car nous voulons travailler contrairement à ce que vous prétendez.
-En colère aprés un syndicat majoritaire qui ne défend en rien l'intérêt des
salariés.
-En colère aprés avoir fait tant de sacrifices familiaux, dus aux horaires
et notamment les derniers imposés en week end , qui devaient sauver l'emploi.
-En colère du refus de dialogue de votre part, de celui de la DRH, et celui
du syndicat majoritaire qui refuse tout contact avec les salariés.
-En colère car vous vous cachez derrière des promesses de CDI et de potentiel
repreneur, plutôt qu'affronter la réalité et le mal être de vos salariés.
-En colère car vous entretenez la discorde entre salariés grévistes et non
grévistes, ce qui nous contraint a travailler dans des conditions intolérables.
-En colère par ce manque d'écoute de la hiérarchie et du service médical, qui
est totalement absent dans certaines équipes.
-En colère de cette injustice entre salariés non cadres et cadres.
-En colère , cette colère qu'ont toutes victimes qui réclament justice.
Oui! les victimes sont les salariés licenciés.
-En colère par cette situation qui m'empêche d'être à 100% dans ma recherche
d'emploi et dans ma famille.
-En colère et angoissé jour et nuit.
-Cette colère Mr blanc , elle est dans chacun des salariés licenciés, grévistes ou
pas.Contrairement a ce que vous voulez faire croire , nous ne sommes pas une minoritée.
Les non grévistes on fait un choix qui leurs est propres et légitimes ,mais il n'en demeure
pas moins , qu'ils sont aussi mécontents et en colère.
-En colère ! A BOUT !
OUI! Mr Blanc , voilà pourquoi notre colère est plus légitime que la votre.
Donnez-vous la peine d'écouter et d'entendre pour une fois.
un salarié .
Rédigé par : paul | 09/02/2010 à 11h00