Trafalgar Vert dans le métro toulousain
POLITIQUE. Le premier coup avait déjà été rude : le président du Grand Toulouse Pierre Cohen avait demandé à ses amis socialistes de démissionner du conseil de Tisséo afin de provoquer une élection interne qui allait en chasser l’écologiste Stéphane Coppey.
Le deuxième coup n’est pas moins violent. Mais c’est la justice, cette fois, qui est arrivée comme à Trafalgar.
Á peine débarqué de sa présidence, le Vert entendait laver l’outrage et obtenir la condamnation des élus socialistes devant le tribunal administratif.
La veille encore du procès, il avait quelques raisons d’être optimiste: son avocat lui assurait que, dans ses attendus, la Commissaire du Gouvernement suggérait au tribunal «d’annuler la délibération» le privant de sa présidence.
Á l'audience de ce vendredi matin 5 février, c’est tout le contraire qui s’est passé:
Le droit est un exercice dialectique parfois aussi cruel que la politique. Dans son argumentaire déposé jeudi par écrit, la commissaire faisait valoir une série de jurisprudences pour invalider la manoeuvre de débarquement. Les Verts en avaient le cœur tout réjoui.
Á l’oral, cette commissaire, sorte de procureur administratif, a au contraire égrené un chapelet qui prie le tribunal de conforter les socialistes.
L’avocat des Verts, M° Pierre Dunac fait ironiquement remarqué que «la nuit porte parfois de surprenants conseils». L’avocat des socialistes ne s’est pas appesanti sur ce changement de pied.
Stéphane Coppey a en tout cas compris que son siège de président de Tisséo s’éloignait au moins jusqu’au 16 février, date à laquelle le tribunal rendra sa décision.
Philippe MOTTA.




Comme prévu le tribunal administratif, vas dans le sens du vent. Selon que tu sera riche et puissant ...
Rédigé par: leon stran | 05/02/2010 à 16h28
Nous sommes à 45 jours du deuxième tour des élections régionales.
Les verts auront droit, par le suffrage universel, au meilleur jugement rendu par les électeurs.
Toutefois, la dette de Tisséo impose d'avoir à sa tête un homme politique qui devra nous informer sur la meilleure façon de résorber la dette de 1,4 milliards d'euros.
Aussi vertueuse qu'elle est, cette dette n'est pas virtuelle, elle est bien réelle, à ce rythme,ce sont plusieurs générations de toulousains qui vont la payer. Il est à craindre que par démagogie un candidat parachuté promette de trouver le financement pour rembourser cette dette.
Dominique BAUDIS avait bien trouvé des ressources pour créer la ligne A du métro, mais il était du coin.
Rédigé par: buffepoudre | 05/02/2010 à 17h43
A la tête de Tisséo, il ne faut ni un socialiste ni un vert, il faut un gestionnaire libre et indépendant ! Mais ce n'est plus jouable tant que les cartes maîtresses politiques resteront entre les gauches du (rose au vert) dans ce département, c'est fichu d'avance pour les toulousains ! Il y a des élections messieurs mesdames, il faut revirer centre et droite, ce sera le retour de balacier et la sanction !
Rédigé par: Tartuffe | 05/02/2010 à 23h21
La gestion des transports en commun est une affaire bien trop difficile et complexe pour la confier à des incompétents, j'entends par là à des politiques, qui n'ont d'autres projets d'avenir que la future élection et la partage du pouvoir.
Rédigé par: soleil | 07/02/2010 à 21h20
C'est extraordinaire ce qui va se passer au second tour des régionales :
Les Verts baffoués, les Verts humiliés, les Verts persécutés, les Verts dégradés, avilis, mortifiés par toute la cohorte PS de la région, de la Mairie de Toulouse et d'ailleurs, les VERTS donc, rallieront le P.S au second tour : muselés, baillonnés, censurés, ils continueront de subir la loi d'airain d'un parti qui les méprise. Les Verts le savent, les Verts en redemandent, vous avez dit "masos les Verts ?" Heu, on dirait bien !
Rédigé par: scapin | 14/02/2010 à 14h49