L'arrivée massive d'1 élu occitaniste à la région
POLITIQUE. Les électeurs midi-pyrénéens ne s'en sont peut-être pas aperçu. Mais élisant Guillaume Latrubesse à Tarbes sur la liste Europe-Écologie, ils ont participé à «l'arrivée historique d'un nombre significatif de régionalistes/autonomistes» sur le devant de la scène régionale.
C'est Région et Peuples Solidaires (R&PS) qui le dit. Ce mouvement se félicite des 4 élus de l'Union Démocratique Bretonne en Bretagne, des 4 élus du Parti de la Nation Corse en Corse et de celui du Mouvement Région Savoie en Savoie. Mention spéciale pour les cultures issues de l'immigration avec un élu du Congrès Mondial Amazigh dans le département de l'Isère.
Ce sont 5 élus que le Partit Occitan a quant à lui placé. Mais sur quatre régions. Les conseils de Midi-Pyrénées, Aquitaine, Auvergne et Provence-Alpes-Côte d'Azur vont certainement en être bouleversés.
Le tout est que ces cinq élus travaillent dur à mettre en œuvre les principes du «fédéralisme différencié», comme l'indique R&PS. Ce fédéralisme-là serait le contre-pied des «politiques des territoires» conçues par les gouvernements de Nicolas Sarkozy depuis 2007 et dont R&PS demande l'abrogation. Ça va être chaud...
GLv.


nombre significatif?: ils sont moins nombreux que les ours slovènes dans les Pyrénées.
Rédigé par : igor | 24/03/2010 à 16h47
Guillaume Latrubesse est le plus jeune élu du Conseil régional. Et je rappelle que cette élection n'a rien de révolutionnaire. Jean Vilotte, du Parti Occitan, avait été élu conseiller régional en son temps...
Rédigé par : garric | 24/03/2010 à 20h05
La perfide d'Albion : diviser pour mieux régner ! Super anodin ouai !
Cependant, voila un début de marche vers l'ethnisation .. avec son lot d’infécondité incestieuse entre les libellules de la décroissance et les fonds de pensions de quelques clubs des 30 qui s’érigent déjà en pseudo autonomistes.
Les jeux sont faits : APARTEID et FEODALITE vont aller bon train sur des territoires d’où toute notion d’Etat-Nation a disparu depuis décembre 2009 !
Réduction des frontières sous couvert d’expansionnisme .. à quand un visa pour passer d’une région à une autre, entre la super galle du sud (normandie bretagne) et la charentaise de bordeaux ou la basquaise d’occicatalane et la savoyarde rhonalpine ou le néo-kossovo ?
Déjà, des petits princes et princesses sont en lice pour prendre le pas de mastodontes en place sur leur région parfois depuis plus de 30a .. plus c petit plus longtemps on campe.
Déjà, certains abandonnent leur porte feuille de député (exit l’Etat, évidemment y en a plus besoin) pour se consacrer à ces futures féodalités .. à qui un territoire, à qui une « mégatropole ».
A ceux là répondons : Nous sommes Islandais, Nous sommes des Argentins des malouines, Nous sommes des américains du Massassuchett, Nous sommes le
Rédigé par : gdfontaines | 24/03/2010 à 22h12
coucou Libé ! ça veut dire quoi, exactement, " l'arrivée massive d'1 élu occitaniste "?
Rédigé par : laventa | 25/03/2010 à 07h34
@ GLv. c'est pas bien de se moquer !!! même si la disproportion existante entre les annonces et le résultat a de quoi faire sourire en cette période morose (je ne parle pas du résultat des élections mais des futurs soucis rencontrés par DCB avec les verts)
Rédigé par : CAL81 | 25/03/2010 à 07h38
Un article un peu trop ironique à mon sens. On voit bien le mépris profond des journalistes parisiens pour tout ce qui n'est pas dans la ligne jacobine. Même si je ne suis pas de leur camp, je suis très heureux de voir des militants occitans émerger. N'en déplaise aux Jacobins, l'Occitanie c'est l'ouverture vers le Sud, ce n'est pas un repliement sur sois. Être bilingue, occitan-français, c'est avoir un pied dans le sud et un autre dans le nord. Et quand je vois les débats nauséeux autour de l'identité française, les Jacobins n'ont pas de leçons à donner en terme d'ouverture et de tolérance.
Rédigé par : Laurent | 25/03/2010 à 12h36
Quand est-ce qu'ils vont arrêter de nous casser les oreilles dans le métro toulousain ?
@laurent : à mon avis, G Lv, c'est pas un parisien de Paris.
Rédigé par : adishatz | 25/03/2010 à 13h44
Quand on voit le résultat de "l'occitanisme" sur les enfants des écoles bilingues (occitan) on ne peut que s'inquiéter : je parle en connaissance de cause : mes enfants sont à l'école Matabiau où il y a une véritable secte occitane qui a pris le pouvoir, qui squatte toutes les places de la FCPE, et qui dit parler au nom de tous les parents alors qu'elle ne défend que ses intérêts partisans...Au secours !
Où est la démocratie? A quand la langue occitane obligatoire dans les écoles publiques?
Rédigé par : Joanna | 25/03/2010 à 13h45
Onesta n'a pas de Vice présidence .
Rédigé par : Léon Starm | 25/03/2010 à 16h41
@ adishatz : Moi ça m'arrive de descendre cinq stations avant tellement ils me les broutent avec l'occitan dans le métro !
Rédigé par : adiou | 25/03/2010 à 21h28
Sortez l'occitan du métro, sinon ça va finir par un accident ferroviaire !
Rédigé par : on vous aura prévenu ! | 25/03/2010 à 21h51
Continuez avec votre mépris. On peut être un barbare dans sa propre ville. Moi je trouve super l'occitan dans le métro. Je ne parle pas occitan, mais enfin on assume son appartenance au sud. C'est très important pour l'avenir, le dynamisme culturel de Toulouse. Au lieu de singer les parisiens ou les "Américains" ou je ne sais qui, on essaye enfin de se singulariser. C'est d'ailleurs intéressant cette haine, cette violence pour un accent et quelques mots. Elle vient d'où cette haine ? Si je comprends bien le provincialisme donne la main au parisianisme dans cette affaire.
Rédigé par : Laurent | 26/03/2010 à 09h24
@joanna
Un ami m'a également parlé de l'école Matabiau, qui serait sous la coupe d'une secte occitane.
Cet ami, m'a également indiqué, que des parents avaient eu le courage de présenter une liste d'opposition à la FCPE Occitane et qu'elle avait recueilli 3 sièges sur 9 ce qui serait un exploit.
Pour cet ami,un des avantages (inconvénients ? )de cette école est sa faible ouverture en direction des "minorités visibles"
Rédigé par : soleil | 26/03/2010 à 17h50
Des parents qui défendent le bilinguisme, se présentent aux élections au nom de la FCPE et qui sont majoritaires, ça ne s'appelle pas une "secte", ça s'appelle de la démocratie.
Rédigé par : garric | 26/03/2010 à 21h00
Garric,
La démocratie est biaisée quand les parents occitanistes se mettent d'accord entre eux avant les élections pour occuper toutes les places sur la liste FCPE !
Une majorité des votants a voté pour la FCPE (moins fortement cette année dans cette école), c'est bien, mais le problème est que tous les parents élus sont occitanistes ! Démocratie? je m'interroge.
L'ambiance entre les parents s'est nettement détériorée depuis 3 ans...voilà ce qu'on a gagné. Le séparatisme n'est jamais bon.
Rédigé par : pro-Goudouli mais pas sectaire | 27/03/2010 à 08h35
Je ne sais pas si l'ambiance dans cette école s'est détériorée car je ne suis pas dans ce quartier depuis très longtemps.
(Les enseignants sont vraiment bien, en tout cas).
Les parents, c'est vrai, sont divisés sur certains sujets. Les parents occitanistes ont un fonctionnement un peu "clanique", ils ont tendance à se regrouper entre eux, mais c'est aussi parce qu'ils ont plein de points communs sur le plan socio-culturel et politique (beaucoup d'intermittents du spectacle, de militants altermondialistes, des "bobo" aussi). Des personnes cultivées, qui ont des réseaux, qui savent s'exprimer...ça explique qu'ils s'impliquent fortement dans la vie de l'école. Et l'occitan est un moyen politique d'exprimer leur refus de la société consumériste actuelle.
Personnellement, je trouve qu'il y a d'autres moyens pour manifester son refus, mais bon.
Ce qui me gêne un peu, c'est qu'ils forment en effet un "groupe de pression" au sein de l'école, je ne trouve pas ça très sain, même si leur intention est peut-être généreuse au départ. (encore que, je crois que leur but est le même que celui de tous les parents : donner à leurs enfants les meilleures chances de réussir leur scolarité)
Quant au fait que l'école ne serait pas ouverte aux minorités visibles, je ne sais pas ce que tu veux dire, soleil : c'est une école très mixte, avec beaucoup d'enfants issus de l'immigration africaine, asiatique, maghrébine...
Rédigé par : pro-Goudouli mais pas sectaire | 27/03/2010 à 10h41
Ils ont bien été élus ces parents occitanistes ? Donc, c'est démocratique. Le fait est qu'ils sont très investis, ce qui est un très bon signe pour tout le monde, quand on voit comment partout les parents démissionnent de l'école... Du séparatisme ? C'est l'argument qu'on utilise en général pour interdire à des minorités d'exister, demandez aux Kurdes ou aux Tibétains. Et c'est faux car la langue occitane a toujours été un outil d'intégration sociale, pour ceux qui connaissent sa longue histoire. Quand au couplet sur le refus par les parents occitanistes de la société consumériste, ça relève du cliché. Ce sont des gens comme tout le monde, simplement éclairés sur cette question.
Rédigé par : garric | 27/03/2010 à 12h44
@ garric : oui, mais c'est pas une raison pour casser les oreilles de tout le monde dans le métro ! ça se voit que vous devez pas le prendre tous les jours !
Rédigé par : adishatz | 27/03/2010 à 16h16
Franchement, qu'on ne s'intéresse pas à l'Occitan je le comprends parfaitement. La plupart des gens s'en foutent, ça n'est pas leur tasse de thé. Mais qu'on interdise à cette langue d'exister, ça ce n'est pas correct. Cette langue a le droit d'être une langue vivante, présente à l'école, dans les médias et dans la vie publique, comme toute langue de ce monde. Si on la chasse du métro, on participe de son exclusion, et plus tard de sa disparition. Est-ce que nous accepterions que demain le Français soit chassé du métro au profit d'une autre langue ? Sûrement pas. Ne nous trompons pas : sauver l'Occitan aujourd"hui, c'est sauver le Français et la diversité culturelle de demain.
Rédigé par : Garric | 27/03/2010 à 17h17
les pro-occitans dont les 9/10 ne le comprennent pas et le parlent encore moins sont en train de découvrir ce que les bretons ont utilisé il y a plus de 40 ans, tout n'est pas perdu !! maintenant il faudrait peut-être éviter de faire les erreurs des prédécesseurs et donc de se mettre une grande partie de la population mixte de Midi Pyrénées à dos, les temps ne sont plus les mêmes et ce que l'on pouvait trouver amusant, voire exotique il y a quelques années peut vite devenir gonflant et entrainer une réaction de rejet. Ce qui est sympa à regarder dans une émission de FR3 est quelquefois assez agaçant à vivre au jour le jour et ce d'autant plus que si on regarde les divers origines de la population de Midi Pyrénées, plusieurs autres langues pourraient être utilisées dans les stations de métro et avec beaucoup plus de justification.
Pour l'intégration sociale l'occitan n'a vraiment rien fait surtout quand on connait sa longue histoire.
Avant dernier point, s'investir est une bonne chose si la raison de l'investissement est l'intérêt des élèves pas celui d'une langue régionale ou d'une politique hésitant entre le boboisme branché toulousain et la décroissance.
Dernier point, merci de ne pas faire de comparaison avec les kurdes ou les tibétains, eux ont vraiment souffert !!
Rédigé par : CAL81 | 27/03/2010 à 17h52
Entièrement d'accord avec Cal 81.
Et comparer les occitans avec les Kurdes et les Tibétains, c'est du grand n'importe quoi.
Bientôt, les occitans vont crier au génocide !
A propos, c'est bien Pétain qui prônait le retour aux langues régionales?
Rédigé par : je reste zen | 27/03/2010 à 19h16
Oui, vous avez raison. Ne comparons pas ce qui n'est pas comparable. Les Kurdes et les Tibétains ont des médias de service public entièrement dans leur langue et au Tibet, le bilinguisme est généralisé à l'école. Les Occitans n'ont rien de tout cela, c'est vrai...
Rédigé par : garric | 27/03/2010 à 20h38
Au fait, Pétain il s'exprimait dans quelle langue ?
Rédigé par : garric | 27/03/2010 à 20h39
Lo "marescau" Pétain, ami du Félibrige qui le lui rendait bien, a tenté d'introduire à l'école primaire l'enseignement des "langues dialectales" à travers 2 lois qui furent abrogées à la Libération.
ça suffit à clore le débat.
Défense d'intérêts partisans, rejet de l'autre, repli sur soi et sur des valeurs identitaires douteuses (l'Occitanie n'a jamais existé): c'est le programme des occitanistes, masqué sous des discours pseudo-culturels qui servent d'alibi.
c'est pas bien grave en soi, sauf qu'apparemment, cette idéologie se répand maintenant dans les écoles publiques ! Les échanges plus haut concernant l'école sont révélateurs sur le système de lobby qui se met en place.
Au lieu de travailler à l'intégration et à l'accueil des enfants d'immigrés, on crée un nouveau ghetto. Chacun ses combats.
Rédigé par : olive | 28/03/2010 à 08h54
Quelle langue parlait-on dans les maquis des Cévennes, d'Auvergne ou du Limousin ? Quel était le surnom de Georges Guingouin, chef du maquis limousin ? L'enseignement des langues dialectales était un souhait de Jaurès, qui défendait dés le début du XX ème Siècle, l'introduction du bilinguisme dans l'école publique pour la Langue d'Oc, le Breton et le Basque. L'intégration des enfants immigrés se ferait bien mieux dans une société multiculturelle à l'occitane que dans la société uniciste que vous défendez.
Rédigé par : garric | 28/03/2010 à 11h04
Garric a raison il faut que les occitans comme les kurdes et les tibétains demandent leur autonomie, cela leur permettra de mettre en place des médias dé service public entièrement dans leurs langues (il faut aller au bout du raisonnement et tenir comptes des différentes variantes de l'occitan Midi Pyrénéen), déjà que l'on a une émission de FR3 qui nous donne droit à la version occitane pour l'explication du jeu du tambourin et j'en passe....
Rédigé par : CAL81 | 28/03/2010 à 11h38
Sans le latin, les noms de stations de métro nous emmerdent. Remplaçons l'occitan par le latin !
Rédigé par : asinus in tegulis | 28/03/2010 à 13h44
repentance
A quand la repentance de la FRANCE, face à l'attitude colonialiste de ses instituteurs hussards de la république qui ont contraint nos grands-parents et arrières grands-parents à refuser le patois de leurs parents au profit de la langue d'occupation qu'était le français.
Sans ces ayatollahs enseignants mon grand-père ne serait pas devenu instituteur en langue française et je parlerais encore patois dans mon beau quercy.
FRANCE repentance.
Rédigé par : soleil | 28/03/2010 à 16h35
A Pétain on peut répondre Jean Jaurès ou Jean Moulin ou Simone Veil (la philosophe)...Le problème n'est pas là. Je pourrais tout aussi bien vous dire que la position de la France en direction des langues minoritaires est la même que celles de Franco ou Mussolini. Il faut éviter d'entrer dans le conflit des mémoires. Le problème c'est la tolérance, l'ouverture. Aujourd'hui nous avons dans le monde de nombreuses langues qui vont disparaître dans le siècle qui vient. Une langue c'est une culture à part entière, un monde. Personnellement, j'estime qu'il faut les sauver, qu'il est important de travailler le multi-linguisme. Si on ne peut pas supporter des traductions dans le metro du français vers l'occitan, c'est qu'il y a un petit problème de tolérance quelque part. Nier cette langue, c'est nier le berceau culturel de Toulouse, qui, que vous le souhaitiez ou non, possède cette singularité.
Rédigé par : Laurent | 29/03/2010 à 15h28
En ce qui concerne les parents d'élève, je ne suis pas sûr que la fermeture et les stratégies de noyautage soient l'apanage des occitanistes ou la preuve d'une intolérance particulière des défenseurs de la langue d'oc. Le sectarisme, malheureusement, ne s'arrête pas à une chapelle politique. Elle est partagée par tous.
Rédigé par : Laurent | 29/03/2010 à 15h34
A Olive : pourquoi veux-tu clore un débat ? Pour moi c'est la preuve d'un profond sectarisme.
Rédigé par : Laurent | 29/03/2010 à 15h37
Les calandrettes ne me gênent pas. Ce sont des établissements privés, chacun est libre.
Par contre, créer une filière particulière dans une école qui désormais se trouve coupée en 2, ça , c'est embêtant.
Et ce, sans concertation : du jour au lendemain, on se retrouve dans une école bilingue.
On est pris en otage, devant le choix de quitter l'école (c'est ce que j'ai fait), de choisir le privé (ce que j'ai pu éviter), ou de rester, et de se retrouver dans un drôle de système, entouré d'un noyau dur de parents qui défendent leur idéologie et qui occupent le terrain en permanence.(c'est le cas actuellement, d'après les gens avec qui j'ai gardé le contact)
Et l'intérêt des enfants, dans tout ça ?
Rédigé par : Bel canto | 29/03/2010 à 17h10
L'intérêt des enfants : c'est bien le débat. Apprendre une seconde langue, avec une immersion et un investissement des parents, c'est très positif. Mais je suis d'accord : c'est dommage si cela entraîne une division dans l'école et des incompréhensions. Je connais des écoles bilingue où ces problèmes n'existent pas.
Rédigé par : Laurent | 30/03/2010 à 10h28