Ces examinateurs qui ont fait reculer le ministère
ÉDUCATION NATIONALE. Un coup de fil du rectorat a finalement débloqué la situation, ce soir 10 juin vers 18h45.
Sans quoi, les 255 candidats toulousains au concours de recrutement des professeurs d'école qui ont passé ce jour leur oral à l'IUFM de Rangueil auraient pu mariner longtemps avant d'avoir la moindre idée de leurs résultats.
En tout début d'après-midi, les 135 membres du jury étaient en effet tout près de lancer un mouvement de rétention de notes. Ils venaient d'apprendre que le ministère de l'Éducation Nationale n'était pas disposé à rétribuer dans tous les cas les 5 correcteurs recrutés en surplus pour d'éventuels remplacements. Ceux-là ne mériteraient salaires que s'ils étaient effectivement employés à remplacer.
«Il y a longtemps que je n'avais pas vu ça dans l'Éducation Nationale, raconte une correctrice. D'un seul et même élan, l'ensemble des 3 jurys de 45 personnes ont spontanément fait savoir que cette nouvelle règle était inacceptable. La solidarité a été immédiate avec ces 5 personnes. Les notes ne seraient pas communiquées aux autorités!»
Il faut croire que cet élan a surpris le ministère lui-même, peu enclin à ouvrir un front social en pleine période d'examens et pour des économies de bouts de chandelle. Le rectorat était alors prié d'expliquer aux grévistes du bulletin de notes qu'ils avaient été «mal informés» et que les remplaçants seraient payés, même s'ils ne remplaçaient pas.
Il n'en faut pas tant que ça pour faire reculer les autorités. Pour le coup un petit coup de gueule et beaucoup de solidarité y ont suffi.
GLv.


Comme quoi, c'est la résistance, voire la désobéissance collective qui sont efficaces face à une hiérarchie obstiné et malhonnête. Qu'on se le dise !
Rédigé par : Elodie | 10/06/2010 à 22h09
Ouh, je pressens plein plein de petits commentaires méchants et envieux sur les "privilégiés", les "feignants", avec force emploi des mots "vacances", "corporatisme", "indécence"...
Allez, les vilains, à vos coms ! Et vous avez raison, c'est tellement plus facile d'envier le bout de chandelle en plus de votre voisin que de s'en prendre aux vrais profiteurs du système, les milliardaires, les capitalistes (non, ceux-là, on les admire, on les bade...).
Rédigé par : Pierre | 11/06/2010 à 07h23
L'union fait la force !
Ca devrait servir d'exemple 100% de grévistes et on trouve très vite la solution...
Curieux non ?
Rédigé par : brodway | 11/06/2010 à 13h42
@ Pierre : pour l'instant ça va, on est épargné !
Rédigé par : Bôôh | 11/06/2010 à 13h42