La semaine scolaire selon le désobéisseur Refalo
SOCIÉTÉ. Ce lundi 7 juin, s’ouvre à Paris la conférence nationale sur les rythmes scolaires à l’initiative du ministre de l’Éducation Nationale.
Alain Refalo, l’instituteur de Colomiers chef de file des enseignants-désobéisseurs suggère à Luc Chatel d'organiser la semaine scolaire en cinq jours de cinq heures de classe avec réduction des congés d'été, «dans l’intérêt de l’enfant».
LibéToulouse :Comment abordez-vous cette conférence sur les rythmes scolaires ?
Alain Refalo : Depuis l’ère Darcos, ce dossier était bloqué. Il avait autoritairement supprimé le samedi matin et imposé de fait la semaine de 4 jours. Il semble qu’à l’inverse de son prédécesseur, Luc Chatel aborde ce débat dans un esprit d’ouverture. Prenons donc au mot le ministre et osons formuler de «manière dépassionnée», et «à froid», des propositions pour l’école primaire:
Quelles propositions faites-vous, en l'occurrence?
Alain Refalo : Aujourd’hui, le débat ne porte plus sur le maintien ou non de la semaine de quatre jours. Celle-ci est unanimement condamnée par la communauté éducative et scientifique. Elle génère davantage de fatigue et de stress et elle est fortement préjudiciable aux apprentissages des enfants. C’est pourquoi le gouvernement doit imposer le cadre de la semaine de 5 jours pour toutes les écoles, quand bien même beaucoup d’enseignants seraient attachés à leur mercredi matin.
Mais cela ne sera pas suffisant. Le véritable changement sera d’alléger significativement la journée scolaire à 5 heures de classe, ce qui est la moyenne en vigueur dans beaucoup de pays européens. Il faut en en effet en finir avec une journée beaucoup trop longue pour les enfants qui, par ailleurs, ont le même volume horaire. Et cela, qu’ils aient trois ou onze ans.
Quid des deux heures d’aide personnalisée pour les élèves en difficulté que vous refusez d’appliquer?
Alain Refalo : Cette proposition se heurte à un obstacle de taille, celui des 2 heures d’aide personnalisée pour les élèves en difficulté situées hors temps scolaire, mais qu’il faut comptabiliser pour organiser la semaine scolaire. Avec 24 heures par semaine pour les élèves -temps obligatoire-, il est possible d’aménager la semaine de 5 jours en allégeant la journée scolaire. Avec 24h + 2h, même si le mercredi matin est rétabli, la journée scolaire sera toujours de 6h.
C’est pourquoi la seconde décision courageuse du ministre sera d’abroger les deux heures d’aide personnalisée. Non pas pour pénaliser les élèves en difficulté, mais pour aménager qualitativement la semaine d’abord pour le plus grand profit de ces élèves. Selon les rapports officiels publiés depuis un an, ce dispositif est loin d’être efficace. Il ne permet pas d’atteindre l’objectif de réduire significativement l’échec scolaire. Les enseignants doivent trouver des réponses pertinentes et diversifiées pour lutter contre l'échec scolaire dans le cadre du groupe-classe. Ce qui renvoie à la nécessité d'une véritable formation pédagogique, actuellement sacrifiée sur l'autel des restrictions budgétaires.
En supprimant ces 2 heures, nous arrivons à une semaine de 23 heures de classe par semaine (4 jours à 5 heures et le mercredi à 3 heures), soit 828 heures par an. L’heure manquante hebdomadaire est rattrapée annuellement sur les vacances scolaires d’été qui seront réduites de 8 à 10 jours. Il faudra également respecter l'alternance 7 semaines de classe et 15 jours de congés, malgré l'opposition prévisible de l'industrie du tourisme.
Quelles seraient selon vous les avantages d'un tel aménagement?
Alain Refalo : Cette organisation cumule plusieurs avantages: une semaine sans rupture, une journée scolaire allégée, un volume horaire annuel conforme à la moyenne européenne, des cycles périodiques respectueux des enfants. Elle permettra par ailleurs de dégager du temps pour une optimisation du travail en équipe au sein des écoles et de favoriser les rencontres avec les parents d’élèves. Les élèves seront moins fatigués, davantage disponibles et la qualité de l’enseignement en sera améliorée. Bien évidemment, le temps de travail des enseignants ne sera pas réduit.
A l’heure de la déprime généralisée, si ce gouvernement pouvait, à l’inverse des réformes que nous avons contestées et que nous continuons à contester, prendre enfin une décision qui offre des perspectives d’enseignement qui respectent les rythmes des enfants et le travail des enseignants, je serais le premier à m’en réjouir.
Propos recueillis par Jean Manuel ESCARNOT


Qui s'occupe des enfants pendant que les parents travaillent dans la seconde moitié de l'après-midi ? Quelles activités, quels encadrants, quelles qualifications, qui les paie ?
Rédigé par : Marc | 07/06/2010 à 10h50
Propositions interessantes mais je crains l'accueil qui en sera fait: le ministère qui les rejette sans meme les étudier quant aux enseignants mais surtout leurs syndicats alors là le pire est à craindre .Ce monsieur la joue perso ce qui est inadmissible et inacceptable de la part de syndicats dont certains chefs de file se revendiquent ouvertement staliniens !!! oui oui cela existe encore .
Rédigé par : ladoux | 07/06/2010 à 10h53
Des décennies qu'on en parle de cette réforme..Cette fois espérons qu'on tranchera enfin pour l'intérêt de l'enfant!
Rédigé par : Christel | 07/06/2010 à 10h53
Mais non : 4 jours de 4h, voire 3 jours de 3 h, ca me semble beaucoup mieux. Savoir lire et écrire le français en 6eme, c'est leur en demander beaucoup trop (...) De toute façons, ça ne leur servira pas a grand chose. Un grand bravo à cet instituteur qui lutte comme il peut contre la baisse incroyable du niveau de ces 20 dernières années. Les classes défavorisées lui seront éternellement reconnaissante, j'imagine. Quand aux autres, ils mettront leurs gosses dans le privé et applaudiront les methodes "alternatives" de notre ex-école de la république. (Extraits)
Rédigé par : pyc | 07/06/2010 à 10h56
Mon point de vue : cinq jours de cinq heures d'affilée (un cours de 2H1/2 suivi d'un deuxième cours de 2H1/2 )de 9 H à 14 H (en déjeunant à 14H) et des cours jusqu'au 15 juillet.
Rédigé par : JACQUES42 | 07/06/2010 à 11h06
Quel ministre de l'"Éducation" n'a pas cherché à pondre SA réforme ? ? ?
Et encore une réforme en perspective ! ! !
Quand on voit les résultats : 20% de gamins qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter au sortir du CM2 mais qu'on envoie au collège "unique".
Et ce "bac" ! ! ! Plus de 80% de réussite ! ! ! et pour bon nombre avec mention ! ! !
On va tout droit vers la semaine des 4 jeudis et des 3 dimanches.
Rédigé par : Raoul | 07/06/2010 à 11h12
Enfin une vraie discussion!Avec des arguments basées sur les besoins pour une bonne INSTRUCTION.
Si les discussions pouvaient vraiment avoir cette qualité,nous arriverions à une réforme utile pour l'instruction de nos enfants.
Rédigé par : grand mère | 07/06/2010 à 11h15
Je maintien et je souhaite très fort qu'un bon dialogue ait lieu.
Rédigé par : grand mère | 07/06/2010 à 11h18
Je pense que c'est Alain Refalo que l'on devrait mettre à la tête de l'Education Nationale plutôt qu'un incompétent (qui veut bien l'être...) comme Darcos.
Rédigé par : Marc | 07/06/2010 à 11h38
C'est drôle mais je sens qu'il y anguille sous roche.
Cinq heure sur cinq jours c'est pas énorme même si ça part d'une bonne idée.
Mais est-ce que cela veut dire que des matières et des heures de programme vont être supprimée histoire de rendre les nouvelles génération un peu plus conne et pourris qu'elle ne le sons déjà ?
Rédigé par : Augure | 07/06/2010 à 11h39
Comme beaucoup de parents, il nous est difficile d'aller chercher nos enfants avant 18h-18h30 (travail, transport etc...).
Notre environnement, l'âge de nos enfants ne nous permettent pas de les laisser livrés à eux même.
Tout le monde n'a pas des grand-parents disponibles, les moyens pour faire garder les enfants, des mairies suffisamment riches pour proposer des activités variées et abordables.
Augmenter le nombre de jours passé à l'école, c'est automatiquement augmenter le volume du nombre d'heure passé au sein de l'école : je ne vois pas l'intérêt pour l'enfant...
Rédigé par : Dave | 07/06/2010 à 11h44
Entièrement d'accord avec le commentaire de pyc !
Rédigé par : Marc | 07/06/2010 à 11h45
Je soulève un détail ,en province en milieu rural les élèves vont en classe avec le rammage scolaire ce qui les oblige bien souvent à se lever tot ,le cas de la semaine de 5 jours les privera d'un manque de sommeil et de récupération ,alors pourquoi ne pas imaginer des rythmes diffrents adaptés à de telles situations ? Envisageable !!! cela existait il y a encore quelques années .
Rédigé par : ladoux | 07/06/2010 à 11h52
Pour rappel, juillet et août sont pour les enseignants des congés non-payés. Si on les fait travailler 15 jours en plus, on les paye comment ?
Rédigé par : Curieux | 07/06/2010 à 11h56
Le libéralisme ruine la santé mentale des gens. Le libéralisme a tué plus de personnes au monde que les deux dernières guerres mondiales réunie (Et je ne parle même pas des guerres de religions...). Vous allez me dire : "je ne vois pas le rapport de votre commentaire avec le sujet de l'article ?" Ben... Y'en a peut-être pas mais je l'ai senti comme ça... Peut-être qu'il y en a un, de rapport. Sait-on jamais... Je suis un peu comme tous les commentateurs de cet article, j'essaie de trouver la meilleur des solutions au problème. Je suis un "gentil" garçon, un brave type qui souhaite le meilleur pour ses enfants.
Rédigé par : Marc | 07/06/2010 à 11h58
Finalement, on ne sait plus ce qui est bien ou non pr les enfants. C'est ça, le pire.
Quant aux journées réduites, le problème reste le mode de garde pour ceux dt les deux parents travaillent...
Rédigé par : max | 07/06/2010 à 11h58
Enfin une réflexion qui parle des besoins pour une "bonne"INSTRUCTION de nos enfants.
J'espère que ce M. Refalo,instituteur,pourra se faire entendre.Cela pourrait aboutir à une réforme utile et intelligente
Rédigé par : grand mère | 07/06/2010 à 11h59
Cela est bon puisqu'enfin on pense aux enfants.
Mais il y a quelques trous dans ce programme.
Pour que les enseignants puissent travailler vraiment avec le groupe :
Combien faut-il d'enfants par classe ?
Quel encadrement pour les enfants qui, malgré tout, ont besoin de soutien ?
Comment va s'organiser le reste de la journée ?
Va-t-on proposer autre chose que le sport ?
Et si oui (ce que je souhaite) dans quelles conditions et avec quel encadrement ?
Pour réformer réellement le rythme scolaire :
- Ce qui est souhaitable et souhaiter depuis plus de 50 ans) -
Il faut repenser tout le contenu et le système.
Pour cela il faut aussi en finir avec les économies humaines et matérielles.
Rédigé par : florys | 07/06/2010 à 12h01
J'ai vecu pour ma part dans les annees 70, un rythme de 5 jours (lundi au vendredi), de 4 heures chacun (07h30 a 11h30) - c'etait a l'etranger.
J'en garde un tres bon souvenir, pas de stress, et meme pas de cartable de 20 kg a transporter, car tres peu de devoirs a faire.
Le temps libre de l'apres-midi etait pour les activites sportives ou culturelles.
De plus, de retour en France, j'avais presque un an d'avance sur le programme (classe de 1ere) !
Rédigé par : BENGALORE | 07/06/2010 à 12h01
De toute façon, ce sera moins de vacances, moins de profs, moins de contenu afin que les bons petits français puissent aller bosser pour concurrencer les Chinois et le reste du mode et qu'ils continuent de consommer.
Je ne comprends même pas le temps perdu à faire semblant de débattre. C'est déjà plié.
Rédigé par : rectifié | 07/06/2010 à 12h04
Augure : actuellement les enfants font du 6h x 4j = 24h
5x5 = 25 ...
Rédigé par : elyse | 07/06/2010 à 12h06
Egalite est un des piliers de la constitution Francaise alors 5 jours de 5 heures POUR TOUT LE MONDE SANS EXCEPTION. La Constitution doit etre respectee pour tout le monde.
Rédigé par : phinedel | 07/06/2010 à 12h12
Entièrement d'accord avec max ! On ne sait plus ce qu'il faut faire... On ne sait plus ce qui est bien ou non pour nos enfants.
Rédigé par : Marc | 07/06/2010 à 12h21
Mais qui garde les gosses le reste de la journée?! Ce genre de proposition est d'un mépris pour ceux qui n'ont pas les moyens... Et c'est nier complètement l'accès au travail, déjà difficile, des femmes.
Rédigé par : charlotte | 07/06/2010 à 12h34
"Ladoux", pouvez-vous me citer le nom des "dirigeants" syndicaux ouvertement staliniens ? Moi qui travaille dans l'éducation nationale, et donc mieux renseigné que vous certainement, je n'en connais pas.
Quand à vous, "Curieux", je suis personnel non-enseignant ayant un contrat précaire et pourtant je suis payé en Juillet et en Août... donc je pense que les enseignants le sont aussi...
Rédigé par : trint35 | 07/06/2010 à 12h42
tenez, tiens que j'y pense, combien ça coûte la dissuasion nucléaire française ? Ouais, bon d'accord, je suis encore à côté de la plaque... rires... j'ai dû un peu trop forcé sur le rosé... rires
Rédigé par : Marc | 07/06/2010 à 12h45
C'est le même système d'une journée moins longue qui prévaut en Allemagne : début de la journée scolaire entre 7h30 et 8h, et fin à 13h. A priori une formidable opportunité pour les élèves de développer leurs activités de loisirs !
Sauf que les études allemandes reviennent sur cette idée : les mères sont obligées d'être au foyer pour s'occuper de leurs enfants, et des fossés se creusent dans les après-midi des enfants. Ceux qui ont les moyens font du sport, des activités culturelles, les autres restent à la maison, ou trainent.
Au final peu d'avantages! Pourquoi ne pas offrirent ces mêmes activités, à l'école ?
Rédigé par : Leila Boutaam | 07/06/2010 à 12h48
L'école ne doit pas être la super garderie pour parents indisponibles. Les meilleurs résultats scolaires sont obtenus avec des journées moins denses et un étalement de l'année scolaire. Réduisons le volume horaire des écoliers français (le plus élevé d'Europe) étalons ce volume comme le préconisent les chronobiologistes et cet enseignant. En revanche quand on a le nombre d'heures au primaire le plus élevé d'Europe inutile de comptabiliser cette petite heure manquante c'est ridicule. Arrêtons de toujours voir les pseudo avantages des enseignants (les moins bien payés après les Anglais, Allemand et d'autres). Le vrai dilemme : avec quel argent payé les associations qui vont s'occuper des enfants hors temps scolaire ( les allocations familiales ?)
Rédigé par : Pythagore | 07/06/2010 à 12h54
A Curieux : Pouvez-vous m'éclairer sur la phrase suivante : "juillet et août sont pour les enseignants des congés non payés"?
Rédigé par : Lippo | 07/06/2010 à 12h55
Bonjour
Ancienne Assistante d'éducation pour une école Primaire, je trouve la proposition de M Refalo très intéressante !!
Le principe n'est pas plus d'heures = plus de culture mais celui d'un apprentissage soignée et aux rythmes des enfants. Coté travail tout est à revoir : les enfants ne doivent pas être parquées à l'école ou en garderie/CLSH sous prétexte du travail des parents ...C'est difficile ! Mais il faut aller vers un autre modèle de société !! J'ai grandi dans un autre pays et j'allais à l'école seulement le matin (primaire et collège) du lundi au samedi. J'ai une bonne culture et un très bon souvenir des ma vie scolaire. Enjoy
Rédigé par : Ipazia | 07/06/2010 à 13h02
"Celle-ci est unanimement condamnée par la communauté éducative et scientifique" nous explique Alain Rafalo (que je ne connaissais pas comme expert de la pédagogie mais comme "résistant"). La communauté éducative, c'est qui, les syndicats, les fédérations de parents d'élèves? Interrogez les enseignants, contrairement à ce qu'affirment les syndicats enseignants, peu d'entre eux sont prêts à revenir à une semaine de plus de 4 jours. Les parents sont dans l'ensemble plutôt satisfaits d'avoir le samedi.
Quant à la semaine de de 5 fois 5 jours, elle ne règle pas le problème de la longueur du weekend, principal grief des chronobiologistes.
Alors, on retravaille le samedi matin???
Pour la réduction des grandes vacances, on essaiera de faire travailler les élèves le 15 juillet dans le sud de la France, dans des classes (parfois préfabriquées) surchargées, avec 32 ou 35° dehors.
Rédigé par : Sarkis | 07/06/2010 à 13h20
Le salaire des enseignants est compté sur 10 mois, mais annualisé sur 12. Les 2 mois d'été ne sont pas comptés, ils ne sont pas payés. Si ont fait travailler les enseignants sur ces deux mois, il faudra bien les payer.
Rédigé par : Linda | 07/06/2010 à 13h26
Ne soyez pas naïfs! Sur la même page, le plan de réduction des postes d'enseignants. Ce qu'il y a derrière cette étude, c'est de donner un motif pour changer le temps hebdomadaire en classe des professeurs et de l'annualiser. Au passage, on supprimera 100000 ou 20000 postes. (prochain "levier d'efficience" dans le jargon de L. Chatel), et on reportera sur les parents et les collectivités locales le prix des activités périscolaires.
Oui aux réformes qui améliorent l'Ecole, mais pas pour cacher ou amplifier les matraquages (augmentation des effectifs par classe, suppression des RASED, remplacements par non qualifiés)
Rédigé par : Gall | 07/06/2010 à 13h42
La question est quelles horaires sont les plus adaptés aux rythme des enfants, et pas comment je vais faire garder mon petit Jules.
L'école n'est pas là pour garder vos enfants. Mais bon de toute façon je crois pas qu'il n'ait lieu à se préoccuper, la société s'adaptera (centre de loisirs, activités l'après midi...)
Rédigé par : Léa | 07/06/2010 à 13h59
Vivant en Grande-Bretagne, les enfants en primaire vont a l'ecole de 9 heures a 3.30 heures tous les jours avec des vacances toutes els 6 semaines et cela convient parfaitement aux enfants. Comme je travaille de 8.30 a 5 h, les enfants vont soit dans un club organise par l'ecole ou chez une 'nounou'.
Il faut penser en dehors des besoins des adultes mais pour les enfants car moins ils sont fatigues plus ils sont receptifs a ce qu'on leur enseignent.
Pensons en dehors du cadre!!
Rédigé par : Stephanie | 07/06/2010 à 14h40
D'accord avec Sarkis, nous voilà avec un nouveau spécialiste scientifico-éducato-rebellio-et j'en passo et des meilleuros de l'éducation nationale. Pour tout dire cela fait longtemps que Monsieur Refalo n'est plus crédible, exactement depuis qu'il est resté dans l'éducation nationale tout en faisant croire qu'il entrait en résistance. On ne lui demande certes pas d'entrer en clandestinité, mais qu'il aille au bout de ses convictions et qu'il quitte l'éducation nationale pour appliquer ses théories. (...) (Extraits)
Rédigé par : cal81 | 07/06/2010 à 14h53
La semaine de 5 jours à cinq heures fonctionne très bien en Suède. Ils ont du personnels spécialisès attentifs qui prennent la relève après les cours dans des locaux confortable et ils organizent des activitèes sportive,jeux, détente,(facultatifs toute l´annèe même pendant les vacances). Les enfants se debrouillent trés bien par la suite. Surtout si les enfants ont des parents présents et attentifs!
Rédigé par : Jean-Philippe | 07/06/2010 à 15h25
Bonne mesure uniquement si elle suivie d'une révolution nationale en matière d'emmploi des jeunes mères de famille qui devraient s'orienter massivement et quel que soit le métier vers du mi-temps. Tout le monde y sera gagnant: les enfants, les mamans, le taux de divorce qui diminuera, les finances publiques.
Rédigé par : Olivier | 07/06/2010 à 15h35
Olivier, si on remplace "jeunes mères" par "jeunes pères" dans votre message, vous êtes toujours d'accord???
Il est assez incroyable de lire encore ce genre de choses....
Ceci dit, je pense que l'école n'est effectivement pas une garderie et qu'il est temps de réfléchir au rythme des enfants ainsi qu'au temps que les parents (mère ET père) ont à leur consacrer, même s'il s'agit de problèmes complexes si on veut éviter le retour pur et simple des femmes aux fourneaux, solution qui semble plaire à encore bien du monde malheureusement (pas de chance, il se trouve que je suis convaincue que les enfants ainsi que le couple de leurs parents se portent mieux lorsque les deux parents travaillent, s'occupent des enfants à part égale et partagent les tâches ménagères...).
Rédigé par : Anne | 07/06/2010 à 16h34
Entièrement en accord avec l'auteur. 5 jours à 5h et un rythme régulier 7 semaines de cours et 2 de vacances. Il faut que les syndicats acceptent de revenir sur leurs positions. On parle ici de l'intérêt des enfants. Mais n'oublions ni les collégiens ni les lycéens qui ont des semaines très lourdes (plus d'heures de cours que leurs professeurs et autant de travail à la maison) et des journées très longues (parfois 8h de cours d'affilée!)
Rédigé par : teulade | 07/06/2010 à 16h44
Certains commentaires malveillants à l'égard d'Alain Refalo ne méritent que le mépris. La crédibilité d'un contestataire se juge aussi à la qualité de ses propositions. Refalo n'a rien cédé, il est toujours en résistance et il fait des propositions pour l'avenir de l'école. C'est tout à son honneur. Surtout qu'il reste comme il est, déterminé et mesuré.
Rédigé par : Elodie | 07/06/2010 à 17h05
@ Anne : non je ne suis pas d'accord. La parité hommes-femmes au travail lorsque ceux-ci sont de jeunes parents (et j'insiste lourdement sur ce moment-là seulement) est terrible. Pour le couple, les jeunes mères et les enfants. Economiquement aussi. Et pour l'école. la quasi-totalité des couples que je connais où les deux parents travaillent tentent de jongler avec les horaires et le blout de l'un des deux parents, en règle générale la maman et c'est bien mieux ainsi.
Rédigé par : Olivier | 07/06/2010 à 17h21
question tout à fait subjective à LibéToulouse, ne remettant pas en cause les choix éditoriaux mais le choix de l'interlocuteur : il n'y avait pas quelqu'un de plus représentatif de l'enseignement à aller interroger ?
Rédigé par : cal81 | 07/06/2010 à 17h24
La semaine des 5 jours d'affilee, mes enfants n'ont jamais connu autre chose. Nous vivons aux Etats-Unis depuis 15 ans, et mes 3 enfants vont a l'ecole tous les jours du lundi au vendredi, avec un jour plus court le mercredi (8h00-midi). Ils ont 1 heure de breack le midi, et finissent l'ecole a 15h00. L'instruction finit vers 14h15, et les trois quart d'heure restants sont consacres a commencer (et parfois meme finir) en classe les devoirs du jour. Si les parents travaillent, les enfants sont accueillis sur place par une garderie/etude (YMCA), dont le prix varie selon les revenus des parents. La, les enfants peuvent choisir de faire de l'art, danse, musique, sport d'equipe, ou soutien scolaire. Pour enrayer l'echec scolaire, les 2 heures de soutien personnalises sont effectues pendant les heures normales d'ecole,en prenant par petit groupes les enfants qui ont besoin de plus de temps pour acquerir certaines notions, permettant ainsi au reste de la classe d'avancer sans penaliser les plus lents, et leur eviter aussi une double peine (ecole puis rattrapage). Enfin, l'emploi du temps est le meme tous les jours jusqu'au lycee: de la primaire au college, les enfants ont les 5 matieres principales tous les jours (math, science, histoire/geo, espagnol, anglais) et en alternance sport, art ou musique. Les devoirs sont donnes chaque jour pour le lendemain. De plus, les cours sont organises par niveau plus que par age. Mes 3 enfants sont tres differents: l'aine (4eme) est tres en avance, et a donc des classes d'un ou 2 niveau superieur dans certaines matieres. Celui du milieu (6eme) est tres bien a son niveau, et suit donc le cursus normal. Ma derniere (CM2) a beaucoup plus de problemes d'apprentissage, et beneficie donc d'un soutien special au sein de sa classe.
Tout cela se passe dans le public, et meme si au debut, j'etais persuadee que mes enfants allaient faire pale figure face a leurs cousins scolarises en France, je me rend compte qu'ils ont le meme niveau, mais qu'ils sont plus detendus et epanouis que mes neveux et nieces. Ils ont moins de vacances (15 jours a Noel, 1 semaine en fevrier et avril et 2 mois l'ete), mais ne sont pas plus fatigues. Nous avons eu l'opportunite de rentrer en France cet hiver, et toute la famille etait tres heureuse de cette perspective, mais l'ecole nous a fait rester, en attendant.
PS. desolee pour les accents manquants, mon clavier ne les permet pas (enfin pas failement).
Rédigé par : virginiebs | 07/06/2010 à 17h37
Je ne comprends pas ceux qui parlent de problème de garde d'enfant? Vous faites comment le mercredi? Qu'est ce que cela change d'avoir les heures réparties sur la semaine? Les centres de loisirs/garderies s'adapteront, nous aussi. Les activités extra-scolaires seront mieux réparties dans la semaine, et pour les parents qui travaillent, ce sera plus simple. Actuellement c'est la galère pour les activités le mercredi, il faut choisir entre le centre de loisirs, et activité + payer une garde à domicile pour les trajets et tout le reste de la journée (le centre de loisirs ne fait pas de garderie "à la carte"...). Le soir c'est plus simple et beaucoup moins cher(on paye une personne juste le temps d'aller les chercher, de les emmener à l'activité, de les ramener éventuellement). Les autres soirs c'est garderie.
Rédigé par : Flo | 07/06/2010 à 18h44
Quelles seront les structures mises à la disposition des enfants pour pratiquer du sport ?
Quand on voit les équipements et leur disponibilité déjà réduite (quid des écoles rurales ?), on peut se poser des questions...
Rédigé par : bidru | 07/06/2010 à 18h49
Parmi tous ces commentaires je retiendrai celui de virginiebs qui arrive après celui de cal81,
c'était un grand moment de lecture sur ce blog, comme une belle improvisation qui tombe sous mes yeux.
Peu importe gauche ou droite, France/Europe ou USA, il suffit de regarder ce qui fonctionne bien et se l'approprier.
Le rythme scolaire des enfants, que dénoncent nos "chronobiologistes", doit être bien connu depuis Henry IV.
Il y a encore débat? pourquoi ?
Les enfants,nos enfants,il faut au moins qu'ils ne sombrent pas tous dans la misère par manque d'éducation/formation,
au moins pour "payer" nos retraites !
5 jours de travail à l'école, du lundi au vendredi, samedi et dimanche avec papa et/ou maman (parfois les deux sont séparés il faut en tenir compte).
Tant pis pour le mercredi après midi de concertation un fois par mois pour les enseignants (le samedi matin ça vous va ? )
Vacances d'été beaucoup trop longues, pas de problème pour les raccourcir, les parents n'ont pas deux mois de vacances pour garder les gosses .
Et en deux mois:
Vacances j'oublie tout, plus rien à faire du tout.....(....)
Trop kicht cette chanson... pour terminer sur une touche d'humour.
Rédigé par : EFEL | 07/06/2010 à 23h27
Je viens de me relire, désolé pour cette grossière erreur c'est Charlesmagne et non HenryIV qui est précurseur de l'école laïque, avant Charlesmagne c'était les religieux qui donnaient l'éducation aux enfants. Il s'agissait à l'époque de bien leur apprendre à lire et à écrire.Ce n'était pas le programme actuel de CP-CE1-CE2 !
Rédigé par : EFEL | 08/06/2010 à 00h26
Puisqu'il s'agit de respecter le rythme des enfants et de faire appel aux recherches des chronobiologistes n'omettons pas certains détails. Il s'avère que l'attention de l'enfant n'est pas constante au cours de la journée, que les meilleurs pics sont obtenus de 9H à 10H330 et de 16H à 17H.
En envisageant l'arrêt des cours à 15H, on s'assure de la perte de l'efficience de la dernière plage horaire actuelle pour proposer au mieux des animations payantes donc inégalitaires, au pire le retour seul à la maison avec la clef autour du cou. Encore une fois, qui va payer? Les parents en espèces sonnantes, les enfants encore un peu plus privés d'enseignement. Petit rappel: ils ont déjà perdu deux heures avec la réduction à 24H.
Verra-t'-on revenir les casse-têtes des dispositifs des mercredis sans cartable pour alléger la semaine continue? Les enfants ne sont pas des adultes en miniature et la volonté de leur faire acquérir le rythme de l'entreprise ne relève pas du moindre respect de leur besoin.
C'est la coupure du week end qui est en cause et personne ne propose d'y toucher. Les scores aux évaluations nationales du CE2 ont baissé de 3 à 6 points après le bidouillage Jospin des rythmes scolaires: passage du samedi au mercredi matin au choix des écoles.
Il est inconvenant de se cacher derrière son petit doigt: c'est par pur calcul économique que les élèves ont été libérés le week end et les parents y ont trouvé un repos égoïste en calant le rythme des enfants sur le leur.
A présent, il serait aussi question de mettre au pas les enfants en juillet et août. Ben voyons, ça leur fera les pieds d'apprendre dès leur plus jeune âge que c'est suffocant de travailler dans une salle transformée en étuve: n'oubliez pas d'ajouter 2 à 3 degrés dûs à la concentration humaine aux températures estivales (pensez à 2003). Et vous vous engagez vraiment à les envoyer à l'école dans ces conditions? Pourquoi tant de haine?
Rédigé par : tapatoudi | 08/06/2010 à 02h32
Les profs ne sont pas payés pour les mois de Juillet et d'Aout: à savoir quand on a fixé les salaires des enseignants (catégorie A de la fonction publique) on a pris le salaire mensuel moyen d'un fonctionnaire de même niveau, puis on l'a multiplié par 10 (les dix mois payés) puis on l'a divisé par 12 (pour donner une part du salaire annuel chaque mois). C'est une règle de trois facile, il s'agit de ne pas l'oublier (surtout que les enseignants ont perdu quelque 20% de pouvoir d'achats depuis 10 ans).
Ce point étant établis, pour ma part je suis assez favorable à mettre en accord les principes des rythmes des enfants avec le rythme scolaire. Cela passe donc par:
1- Le rétablissement des cours du samedi matin. C'est en effet le matin que les élèves (en moyenne) sont les plus aptes a engranger.
2- Fin des grandes vacances d'été mais grandes vacances d'hiver: Les chronobiologistes disent à juste titre qu'on apprend mieux lorsque les températures sont clémentes que lorsqu'il fait trop froid.
3- Alterner réellement temps de travail et temps de repos: 7 semaines de travail, 2 semaines de repos: out donc les vacances "religieuses" (noel, paques, pentecote, l'ascencion etc...) et bienvenu à des vacances basées sur ce rythme.
Tout cela aura un coût financier et un coût économpique (les vacances scolaires font tourner l'économie à plein). Mais nos enfants méritent bien ca!
Rédigé par : Axiom31 | 08/06/2010 à 11h51
Dans les années 70 Pier Paolo Pasolini affirmait que l'école était à détruire car elle était bourgeoise, comme la télévision. Cela reste d'autant plus vrai de nos jours car les inégalités ne choquent plus personne. Les seules valeurs sont l'argent, le sexe, et la vulgarité technologique. Beaux projets de société. Originaux.
Ma fille est en CM2 et elle bosse en ce moment la 2nde guerre mondiale. Je pense que c'est trop tôt pour son âge. Il ne s'agit pas de remplir les enfants avec des savoirs obligatoires pour en faire de la chair à patrons, mais d'en faire des êtres sensibles, créatifs et libres.
L'école n'est pas une garderie. Elle est à refaire. Une nouvelle société peut commencer là : des petits groupes de 10 à 15 enfants avec de la discussion autour des savoirs de base (lire, écrire, compter...) et du dessin, de la peinture, du théâtre, faire un film, sculpter, danser, faire du sport...
Je pense que la raison est plus dans ce sens que dans celui du débat du nombre d'heures.
Rédigé par : robert | 08/06/2010 à 11h57
Marc: l'école n'est pas une garderie.
Rédigé par : Zeprof | 08/06/2010 à 23h04
@ Marc et tous ceux qui se posent la même question :
"Que faire des enfants la 2è partie de l'après-midi quand les parents travaillent ?"
Début de réponse :
Si on respecte VRAIMENT les rythmes biologiques des enfants, ils sont en phase de "repos cérébral" jusqu'à au moins 14h30, voire 15h.
Les activités réelles de reprise des notions travaillées le matin, ou d'autres activités nécessitant de la concentration, ne devraient donc pas reprendre avant cette heure-là.
Ils sont au top de leurs possibilités de 15h jusqu'à environ 17h.
Ce qui fait que la vraie question n'est pas qui s'occupera des enfants en fin d'après-midi, mais plutôt qui les prendra en charge pendant cette longue pause NECESSAIRE du MIDI.
Comme il y a fort à parier que ce seraient les collectivités territoriales (animateurs payés par la mairie), il faudrait donc remettre à plat les financements accordés par l'Etat, de façon à permettre aux mairies d'assumer le surcoût en animateurs, sans demander une participation outrancière aux parents.
Quite à remettre les choses à plat, autant le faire réellement dans l'intérêt des enfants et de leurs apprentissages, non ?
Rédigé par : Polyb | 06/11/2010 à 10h23
Bravo !
La décision de réduire de deux heures la semaine scolaire est une décision qui avait deux objectifs. Caresser dans le sens du poil un électorat pour qui les cours du samedi venaient contrarier la mobilité ou les transhumances des fins de semaines, et d'autre part répondre aux recommandations de l'OCDE qui pointaient les jeunes élèves français comme ayant les semaines scolaires parmi les plus lourdes. Cela s'est fait dans la précipitation. Il est évident, et tous les rapports le disent, que le problème n'est pas d'organiser la semaine scolaire mais bien plutôt d'organiser la journée scolaire et notamment de la réduire. Les lisser sur 5 heures journalières répond à cet objectif qualitatif tant pour les enseignants, enfin ceux préoccupés de leurs élèves, que pour les enfants. Certains se lamenteront à propos de cette grasse matinée perdue, tant pis ! Quant à réduire les vacances scolaires, c'est aussi une mesure de bon sens. Huit semaines de coupure n'ont plus aucune justification tant sur le plan des rythmes des enfants que socialement.
Rédigé par : Germain Guitard | 09/12/2010 à 00h01
merci pour cette excellente proposition. Je suis une mere qui travaille à plein temps et dont les enfants ont classe le mercredi matin en terminant 1h plus tot les autres jours. Je les fais garder 1h de plus par jour mais une matinée en moins, donc le temps et les couts de garde sont LES MEMES. sauf que les enfants sont moins fatigués et que la demi journée au centre de loisirs le mercredi, c'est mieux que la journée entiere. Et si les vacances scolaires sont raccourcies, ca veut dire aussi au moins une semaine de colonie ou de centre de loisirs en moins à payer.
Rédigé par : olistasi | 25/01/2011 à 12h00
5 jours , 5 heures de classe, je le disais déjà il y a 30 ans alors que
j'étais en activité. Ma directrice m'a gentiment demandée de ne plus
en parler........
Rédigé par : Barrault | 24/11/2011 à 09h26