Rentrée des classes : le programme chaud bouillant des enseignants désobéisseurs
Luc Chatel, le successeur de Xavier Darcos à la tête de l’Education Nationale "doit s’attendre à une rentrée très chaude, lui prédit Alain Refalo, l’instituteur de Colomiers porte parole du mouvement. Après avoir donné l’illusion d’être un homme de dialogue, il s’est révélé encore plus dur que son prédécesseur". Le programme de rentrée des hostilités
On ne change pas une équipe qui gagne. Le mouvement de résistance pédagogique veut d'abord s'appuyer sur le "maintien des fondamentaux". En clair, les enseignants désobéisseurs du primaire continueront de ne pas appliquer les nouveaux programmes jugés "réducteurs et simplistes". Même punition pour le dispositif "inefficace" d’aide personnalisée aux élèves en difficulté.
A ces dispositions, s’ajoutera le boycott des évaluations nationales en CE1 et CM2 ainsi que celui des stages de remises à niveau en CM1 et CM2 pendant les vacances scolaires. Sans oublier le refus de renseigner le livret national de compétences qui sera informatisée dés 2011.
Ces mesures déjà prises l’an dernier auraient déjà commencé à porter leurs fruits, estime la cinquantaine d’enseignants désobéisseurs réunie à Lyon : "l’application stricte du dispositif de l’aide personnalisée ne ferait plus l’objet d’un contrôle tatillon de la part des inspecteurs qui laissent les équipes pédagogiques décider de la meilleure utilisation de ces deux heures, y compris dans le cadre de projets fédérateurs pour tous les élèves".
Ce recul du Ministère est cependant jugé "trop timide". C’est la raison pour laquelle le plan de désobéissance pédagogique cherche à ouvrir un second front dans le secondaire. "Nous réfléchissons à des formes de désobéissance, toutes aussi concrètes, avec les enseignants concernés", reprend Alain Refalo.
L'autre axe de la campagne de rentrée des désobéisseurs est l’envoi d’une lettre individuelle et nominative de résistance des enseignants du primaire et du secondaire adressée au Président de la République, au Premier ministre et au ministre de l’Education Nationale.
Ce n’est pas tout. La fronde cherche aussi à rallier les inspecteurs d’académie, garants du maintien de l’ordre ministériel. "Chaque fois que cela sera possible, le dialogue sera recherché avec les inspecteurs de circonscription afin d’être entendus dans notre démarche de résistance. Nous appelons les inspecteurs départementaux de l’Education Nationale à saisir cette main tendue (...) à refuser toute injonction hiérarchique visant à enclencher un processus de répression et de sanction qui ne ferait qu’accroître inutilement les tensions, tout en étant par ailleurs inefficace", ajoutent les enseignants désobéisseurs
"La situation est tellement grave que même les syndicats d’inspecteurs ont dénoncé les risques de dégradation du service public d’éducation (SIA). Certains d’entre eux ont même annoncé qu’ils ne voulaient pas être « les fossoyeurs » de l’Education Nationale (SNPI-FSU )"
De là à étendre la révolte à l’ensemble de la population, il n’y a qu’un pas. Le Mouvement de Résistance pédagogique appelle aussi à "l’insoumission générale de tous les citoyens à la politique sécuritaire du gouvernement à l’occasion des manifestations du 4 septembre ". Chaud bouillant
J-M.E
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bon comme toujours, un petit article pour le 1% de désobéissants, ça occupe un peu de place et ça ne peut pas faire de mal....
Rédigé par : cal81 | 26/08/2010 à 08h35
Mouais, enfin ils mélangent tout et n'importe quoi. Qu'ils refusent d'appliquer des consignes ministérielles dont on peut effectivement douter du bien-fondé, soit. Mais que proposent-ils en échange ? Et surtout, est-ce pour le bien des élèves ou uniquement des choix dogmatiques et idéologiques, comme trop souvent dans le corps enseignant ? Un début de réponse est donné avec la dernière phrase qui n'a aucun rapport avec l'éducation des enfants, c'est juste un gros délire politique, ce qui fait douter de la crédibilité à leur mouvement.
Rédigé par : nico | 26/08/2010 à 08h55
J'ai du mal à comprendre que de tels comportements soient acceptés dans notre démocratie et qu"aucune sanction ne soit prise à l'encontre de ces fonctionnaires qui jettent le discrédit sur toute la profession.
Il est si facile de se protéger derrière un corps d'intouchables, pour mener sa guerre politique en se qualifiant de résistant.
Le risque n'est pas grand, leur sang ne va pas couler....ils sont bien assis au chaud sur leurs privilèges. Ce sont peut-être ces derniers qu'ils défendent en réalité.
No pasaran.
Rédigé par : canal historique | 26/08/2010 à 09h20
Chaud bouillant ?!
Pour l'instant il n'y a que le thermomètre qui indique le chaud... déjà 30° à l'ombre ce matin ! pour le reste on verra ! à chaque rentrée de septembre on y va de la ritournelle : "la rentrée va être chaude" mais comme il suffit pas de le dire ou de l'écrire... sûr, c'est pas les raisons de pétage de plombs qui manquent... mais plutôt la mobilisation générale ! Mais peut-être n'en a-t-on pas encore pris assez sur la gueule... faudra attendre la rentrée 2011 ?!
Rédigé par : louise michel | 26/08/2010 à 09h30
Ce qui me parait évident , depuis de nombreuses années , c'est le manque de dialogue entre la hierarchie et la base ;On veut imposer des changement , d'en haut ,sans aucune consultaton avec les gens qui sont directement sur le terrain __Cette remarque est d'ailleurs valable dans de nombreuses entreprises ...et partout où il y a une hiéchargie __Alors , on aboutit forcément à un "dialogue de sourds"
Rédigé par : galissié paulette | 26/08/2010 à 09h43
ce n'est pas à ces profs nantis
de faire les programmes scolaires
c'est trés facile de s'opposer
qu'ils démissionnent...qu'ils soient un peu courageux...!
OU comme fonctionnaire qu'ils en assument les choix gouvernementaux..
ils n'ont pas le droit de prendre les enfants en otage et de les priver de cours...!
Rédigé par : dooggy | 26/08/2010 à 10h41
Et les syndicats d'enseignants, que pensent ils de ces résistants de 1945... pardon, de 2010 ?
Rédigé par : kpdp | 26/08/2010 à 10h53
A peu de chose prêt, les commentaires que j'ai pu lire me laissent à penser que notre superbe gouvernement réussit bien son coup par la stigmatisation quotidienne des méchants qui ne pense pas comme eux. Certainement que les auteurs de ces commentaires sont des assidus de la premiére chaine Tv, lecteur du figaro, abonnés à l'information subjective avec peut-être des enfants scolarisés dans le privé. Bref, vivement que les fonctionnaires baissent la tête et disent amen aux choix politiques d'un gouvernement qui casse les services publics pour refiler les noisettes de l'etat au privé. Au moins quand il n'y aura plus rien à piquer dans les caisses et que ces bon français raz du bonnet n'auront plus de coupable à incriminer, ils se rendront compte de ce qu'il ont perdu. Je ne suis pas enseignant, pas fonctionnaire, ni de droite, ni de gauche, ni du centre même pas des extrêmes et si j'étaits croyant j'aurais pitié de vous mais tel n'est pas le cas, donc restez tel que vous êtes commmentateurs à défaut de me faire rire je verse une larme à la bêtises de certains.
Rédigé par : bertrand zystor | 26/08/2010 à 12h18
Ah si on peut dégainer sur quelques fonctionnaires, pourquoi s'en priver hein ?? les frustrés ont la parole ! mais z'avez pas compris que les privilèges et les privilégiés sont ailleurs ? pourtant les médias nous en parlent de puis quelques mois des vrais privilégiés et de leurs abus (?!) ! même les médias pas à gauche... puisque il y a tant de privilèges z'avez pas pu faire ce choix comme bouleau prof ou instit fonctionnaire ?
n'oubliez pas de faire votre loto demain soir !
Rédigé par : louise michel | 26/08/2010 à 12h46
Les enseignants-désobéisseurs n'ont pas attendu les ocmmentaires de libé Toulouse pour faire des propositions et mettre en place des alternatives pédagogiques beaucoup plus efficaces que les dispositifs idéologiques du ministère. Si cela n'était pas le cas, ils n'auraient pas eu le soutien des parents d'élèves. Et ce soutien il vaut tout l'or du monde ; il atteste de la vérité de ce combat contre les mensonges de ces réformes néfastes. Il rend dérisoires les commentaires haineux à l'encontre des enseignants du primaire qui refusent de perdre leur âme en cautionnant la mort de l'école publique.
Rédigé par : Elodie | 26/08/2010 à 14h37
Le fait est qu'il faut un front de résistance bien déterminé, aussi déterminé que l'est l'équipe au pouvoir en France. Il faut savoir que nombre de collégiens sortent de 3ème sans affectation au lycée de secteur. L'inspection d'académie tâte ensuite le terrain,demandant aux principaux si des familles s'orientent vers le privé. Ce sont des casseurs.
Mon opinion est qu'il ne faut admettre aucun recul, même minime, chacun dans son secteur et tous ensemble au niveau national.
Rédigé par : LE CLERRE Philippe | 26/08/2010 à 15h33
Par respect, pour ceux qui sont morts, je trouve ignoble que ces nantis de la République se prévalent de résistant.
Il n'y a qu'au sein de l'EN que l'on puisse rencontrer de tels comportements.
Pourquoi pas un flic, qui vous verbaliserait à 120 km/h sur l'autoroute et un autre à seulement 180,tout simplement parce qu'un estimerait que la vitesse et accidentogène et que l'autre penserait le contraire. Chacun agissant en sa qualité de résistant.
A la porte, ces enseignants.
Notre démocratie ne fonctionne pas sur leur mode de pensée.
Ils ont un bulletin de vote.
Ils votent et après ils respectent le résultat des urnes. C'est le principe de la démocratie.
No pasaran.
Rédigé par : soleil | 26/08/2010 à 16h03
Depuis quand le mot résistance est-il réservé à une période de l'histoire ? Ca c'est de l'intolérance. Résister c'est s'opposer et construire. C'est exactement ce que font les enseignants du primaire en résistance. De plus, cette résistance est sur le terrain pédagogique. Informez-vous avant de dire n'importe quoi ! Et enfin sachez que les résistants de la 1ère heure qui sont toujours en vie, Aubrac, Hessel et Bassan ont apporté tout leur soutien à ce combat. Vraiment taisez-vous...
Rédigé par : Christine | 26/08/2010 à 16h53
Le vote c'est un peu facile. Surtout quand ceux qui sont élus ne respectent pas leurs propres engagements. Vraiment, c'est petit. Je rappelle que cette désobéissance se rapporte non pas à des lois, mais à des circulaires signées souvent par le conseiller du ministre. Cela légitime d'autant plus cette résistance. Quant à la comparaison avec le policier, cela n'a strictement rien à voir. Avancez un seul argument pour démontrer que cette désobéissance pénalise les élèves. Un seul seulement. Vous aurez bien du mal...
Rédigé par : Christine | 26/08/2010 à 16h56
L'UMP est aux abois... alors il lache ses troupes sur la toile pour salir ceux qui ont encore une dignité humaine dans cette démocratie.
Le jeu des internautes UMP organisés pour investir les forums et les commentaires d'articles et de blogs est à la fois transparent (ils s'en targuent eux mêmes) et pitoyable.
Rédigé par : Citoyen | 27/08/2010 à 12h46
J'oubliais : les enseignants désobéisseurs sont parrainés officiellement par les Résistants historiques eux-mêmes : Stéphane Hessel et Raymond Aubrac en particulier, tous les deux fiers de voir que les valeurs de solidarité, de coopération et tout simplement de respect de l'Homme sont à la base de la révolte des désobéisseurs en résistance pédagogique.
Si Sarkaozy et ses soldats de la toile n'aiment pas ce genre de coopération, il fallait que le candidat Sarkozy s'abstienne de récupérer honteusement le plateau des Glières à des fins de com' et de propagande électorale.
Vous comprendrez les liens évidents entre les résistants d'hier et d'aujhourd'hui ici même :
http://www.citoyens-resistants.fr/
Rédigé par : Citoyen | 27/08/2010 à 12h52