La désobéissance civique marque un point à l'université de Pau
IMMIGRATION. Les histoires de sans-papiers finissent mal en général. Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques vient pourtant de s'engager par écrit à aménager le sort des trois étudiantes comoriennes en situation irrégulière que les personnels enseignants et non enseignants de l'Université de Pau cachent depuis le début de l'année dans un joli mouvement de désobéissance civile.
L'affaire date de ce dernier 25 janvier. La police de l'Air aux frontières (PAF) vient ce jour-là cueillir les dites étudiantes sur le campus. Relâchées pour vice de forme, elles reviennent sur les lieux, mais cette fois sous la protection de quelques 350 membres de cette université. Lesquels déclarent alors publiquement les prendre sous leur protection au nez et à la barbe des agents de la PAF.
Début mai, le Haut Commissaire aux Solidarités adresse un courrier à la préfecture demandant que ces clandestines puissent bénéficier d'un titre de séjour. En visite à Pau quelques jours auparavant, Martin Hirsch venait de se faire chahuter sur le sujet.
Aujourd'hui, le représentant de l'État à Pau écrit bien vouloir les autoriser à retourner à Mayotte d'où elles sont venues pour qu'elles y régularisent leur situation. En foi de quoi, il leur accorderait un titre de séjour dès leur retour en France.
Une exception qui ne fait que confirmer la règle du sort fait aux irréguliers ? En attendant, les désobéisseurs civiques qui ont sauvé la mise de ces étudiantes n'ont plus qu'à trouver de quoi payer trois billets aller-retour.
GLv.

Pourquoi vont-elles à Mayotte si elles sont
Comoriennes ? Qu'elles étudient dans leur
beau pays, les Comores, qui a rejeté la France dans les années 70. Si elles sont
vraiment Mahoraises, elles sont Françaises et leur études en France sont valables.
C'est encore une de ces bonnes filières
d'immigration illégale.
Rédigé par : Eric Fletcher | 03/09/2010 à 13h43
Désobéissance ?
Vous faites passer ces gens pour des pseudos-héros alors qu'ils bafouent eux-mêmes les premières lois par lesquelles sont concernées les étrangers.
S'ils veulent les aider, qu'ils aillent le faire dans leur pays et avec leur argent, pas avec l'argent des contribuables Français ! Facile d'être généreux avec l'argent des autres !
Ces gens là ne respectent pas les lois, donc dehors les clandestins, et amendes pour ceux qui les aident.
Chacun chez soi et qu'ils se débrouillent seuls, s'ils le peuvent...
Rédigé par : Name ( | 03/09/2010 à 15h46
Le civisme implique le respect des lois la désobéissance n'est donc rien d'autre qu'un acte de délinquance Vous profitez de la faiblesse de notre démocratie,mais vous êtes entrain de scier la branche sur laquelle vous êtes assis,et vous ne vous en rendez même pas compte ou alors détricoter la société Française est votre objectif?
Rédigé par : antimythe | 03/09/2010 à 16h22
Encore un nostalgique de la période coloniale française. Le saviez vous Monsieur, que ce qui fait, entre autres la richesse d'un pays c'est le taux d'étudiants étrangers qui y fait ces études. Alors au lieu de nous sortir des propos digne de comptoir, vérifier vos énoncés.
Rédigé par : Alain | 03/09/2010 à 16h45
"N'agis jamais contre ta conscience,
Même si l'Etat te le demande".
Albert EINSTEIN
Ou alors, au choix:
"Tous les êtres humains sont membres d'un même corps,
Si le sort s'acharne contre l'un d'eux,
Alors, les autres ne peuvent rester en paix.
Celui qui reste indifférent à la souffrance d'autrui,
Ne mérite pas d'être appelé "humain"."
SA'ADI (1184-1283), poète persan.
Rédigé par : Philippe Gouvet | 03/09/2010 à 17h48
"Si la machine gouvernementale veut faire de nous l’instrument de l’injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi. Que votre vie soit un contre-frottement pour stopper la machine. Il faut que je veille, en tout cas, à ne pas me prêter au mal que je condamne" (Henri David Thoreau)
Rédigé par : Elodie | 04/09/2010 à 07h34
Le pouvoir et ses sbires (y compris ses électeurs) voudront toujours faire passer la désobéissance civile et civique pour une action délinquante. Ils n'ont que ce seul argument. Or c'est une action intrinsèquement non-violente, motivée en conscience, transparente (qui assume les risques). Comme John Rawls, elle est constitutive de l'esprit de la démocratie et de l'Etat de droit. C'est l'Etat qui entre en délinquance lorsqu'il ne respecte pas le droit, la justice et la dignité de l'homme. La désobéissance civile est un devoir pour tout citoyen qui ne veut pas être complice des lois injustes.
Rédigé par : Linda | 04/09/2010 à 07h37