Les queues de cerises et les espoirs de TéléToulouse
MÉDIAS. Un “huit minutes” tout en images, sur le modèle du défunt Six minutes de M6, plutôt que la femme ou l'homme-tronc en guise de journal télévisé. Et un bandeau d'actualités défilant sous les images à l'écran 24 h/24. C'est la grande surprise que Télé Toulouse (TLT) réserve à son public pour cette rentrée.
Sinon, il manque toujours un bon million d'euros à son budget qui en compte 2,8, pour faire de la télévision aux 400.000 visiteurs par semaine (source Médiamétrie) la télévision dont rêvent son directeur général Franck Demay et son président René Grando.
TLT revient de loin. Sortie du redressement judiciaire en juillet 2009, elle renoue à peine avec les rentrées publicitaires. Si son président insiste sur le soutien de la mairie de Toulouse (1,3 million €), de la Communauté d'agglomération (100.000€) et de la Région (environ 65.000€), c'est pour «souligner», précise-t-il, les «zéro euros, zéro centime» que lui accorde le Conseil général «malgré ses engagements».
Le président de cette assemblée départementale, Pierre Izard s'est fendu d'une lettre expliquant que tout investissement dans un média pourrait, cette prochaine année électorale, être imputé sur son compte de campagne. «Heureusement que 2011 n'est pas une année d'élections municipales», le directeur général, le sourire légèrement amer:
Pour cette conférence de presse de rentrée, le temps de parole de Franck Demay est parfaitement divisible en deux. Il y en a 50% pour les remerciements à son équipe qui a redressé la boutique après la désengagement de Lagardère de son capital. Les 50 autres allant à la description du paysage ravagé de l'audiovisuel:
La crise dont sort TLT n'a d'abord pas trop incité les annonceurs à y engager des budgets. Là-dessus, la crise tout court semble avoir durablement tari les ressources publicitaires des médias en général...
Au total, sur 800.000 € de rentrées publicitaires attendues sur ce dernier exercice, TLT n'aurait récolté que des queues de cerises. «Nous sentons un frémissement mais restons très en deçà de ce chiffre», minaude Franck Demay qui ne veut en donner aucun.
«TéléToulouse n'est en tout cas plus menacée dans son existence», soupire René Grando. Ses zappeurs qui en constituent 1 point d'audience nationale au prime time du 18-20 devraient en être réconfortés.
GLv.


Il m'arrivait de regarder TLT,... c'est bien terminé,... comme partout ailleurs "portion congrue" et économies... A ce petit jeu ils vont nous dégoûter, aussi bien TLT que les autres !
Rédigé par : P.G | 01/09/2010 à 16h29
" le soutien de la mairie de Toulouse (1,3 million €), de la Communauté d'agglomération (100.000€) et de la Région (environ 65.000€), "
Pour des programmes que je ne peux même pas capter avec numéricable ....
Quoique , je ne pense pas que j'ai beaucoup à perdre.
Rédigé par : kaizenm | 01/09/2010 à 17h21
Vous avez bien lu : du fric des politiques-le nôtre donc!- quiveulent avoir leur binette à la une, et répondre à un pieux micro. De quoi éplucher nos avis d'imposition locale!!!!
Et avant, on avait le grand capital : Monsieur l'avionneur faiseur d'avions et de politique à Toulouse via la DDM, et les serviles appareils politiques du coin où il a toujours ses périscopes; comme il est aussi marchand d'armes et de medias dont les bouquins, et amateur de canassons, vous pouvez vous faire une idée des émissions-phares où l'on réparait les ascenceurs locaux. Donc à 18.heures, on a mieux à faire. Le contre pouvoir aujourd'hui, il est sur Internet dont je me souviens qu'il y a vingt ans à l'arrivée des ordis dans les entreprises, les syndicalistes nous promettaient que l'informatique tuait les foetus et rendait aveugles. Brrr!
Rédigé par : Lena Storm | 03/09/2010 à 08h10