Le corps de la joggeuse disparue, retrouvé 45 jours plus tard
TOULOUSE. L'autopsie était encore en cours ce mercredi 30 mars à fin d'après-midi. Mais une alliance et une boucle d'oreille ont parlé: le corps retrouvé sous le tout petit pont d'une route de campagne est bien celui de de la joggeuse Patricia Bouchon, disparue de son village de Bouloc au nord de Toulouse aux aurores blêmes du lundi 14 février dernier.
C'est avec «certitude» que le procureur de la République à Toulouse, Michel Valet dit pouvoir faire le rapprochement. Au point de ne pas avoir attendu les résultats d'analyses scientifiques pour en informer la famille de la victime.
C'est un chasseur cherchant son chien qui en a fait la découverte, mardi soir vers 19 heures. Les 300 gendarmes mobilisés sur de cette disparition avaient ratissé le moindre mètre carré de terrain sur un rayon de 10 km autour de la dernière trace de la victime. C'est à 12 km qu'elle a été abandonnée, vêtue et une seule basket au pied.
Rien ne permet encore au magistrat d'indiquer si Patricia Bouchon a subi ou non une agression sexuelle. Il dit en revanche être certain que le corps et les analyses sur ce corps rapprocheront les enquêteurs de l'auteur des faits.
Pour l'heure, insiste le procureur Valet, «il n'y a pas de suspect».
Un équipe de 20 gendarmes travaillent toujours à cette enquête, un mois et demi après la disparition de Patricia Bouchon, explorant «simultanément de multiples pistes», précise le magistrat.
Miche Valet avait dit sa «foi inébranlable» dans le fait que son corps serait retrouvé. Il est exaucé. Il n'est certainement pas loin de penser aujourd'hui que le coupable finira à coup sûr par être pris.
GLv.


Une remarque lexicale : pourquoi appeler systématiquement cette femme "la joggeuse"? N'est-ce pas la réduire à une activité qui n'était, je le suppose, pas toute sa personnalité? Cette dénomination se retrouve dans quantité de médias, et je sais bien qu'il s'agit d'une facilité, mais il n'empêche : si je devais être assassiné alors que j'étais en train de faire du tricyle, je n'apprécierai pas de rester dans les médias comme "le tricycliste".
Appelez donc cette femme par son nom, qui me semble-t-il est suffisamment connu pour que vous (et les autres médias) n'ayiez pas besoin de recourir à cette périphrase réductrice.
Rédigé par : Malbreil | 31/03/2011 à 15h03
Comme tant d'autres en ce moment, tous les articles sur cette malheureuse "joggeuse" entretiennent un niveau d'angoisse et de peur élevé dans la population. En réduisant cette victime à une activité sportive très répandue, l'auteur de l'article conduit bon nombre de lecteurs ou lectrices à s'identifier à elle et à se sentir menacé à leur tour. Le sentiment de vulnérabilité induit pousse alors à la méfiance, au repli sur soi, et au vote d'extrême droite. Le peuple entre guerre contre lui-même et pendant que les souris se battent, ce sont les chats qui dansent !
Rédigé par : Remplissage | 03/04/2011 à 10h34