Les Indigné-e-s du Capitole priés d'aller camper ailleurs
Réactualisé à 15h15
TOULOUSE. Les tentes Quechua installées sous les balcons de l'Hôtel de ville avaient déjà mal résisté aux pluies de cette nuit et de ce mardi matin 31 mai. Elles auront eu du mal à ne pas disparaître avec l'intervention de deux adjoints au maire accompagnés de la police municipale qui ont prié dès 9h30 leurs occupants de déguerpir.
Aux Indigné-e-s déclarant qu'ils ne «trouvaient pas ça normal», l'adjoint à la sécurité Jean-Pierre Havrin a toute de suite répondu que les AG quotidiennes à 19h pourraient toujours se tenir. Ce sont les tables, les banderoles et surtout les tentes qui ne devaient pas rester sur le pavé.
Le cabinet du maire, écrivent les Indigné-e-s dans un communiqué les «a prévenu que la prochaine
fois, ce serait la préfecture qui interviendrait». C'est ne pas vouloir laisser «le peuple se réapproprier l'espace public», dénoncent-ils.
Un défi pour conclure: «Comme ceux de Barcelone ou de Paris, les Indignés rappellent leur détermination à continuer le mouvement et occuper la place du Capitole pour permettre aux toulousain-e-s de réaliser la démocratie réelle.»
À 15h00, la police municipale dégageait toutefois le campement.
GLv.


Plutôt que de dire que tous les politiques sont les mêmes, ne serait-il pas plus judicieux qu'enfin les citoyens reprennent en main les rênes de la "politique", qui vient du mot "polis", vie de la cité ?
Je trouve cela navrant à chaque fois d'entendre de telles remarques populistes accréditant que les politiques sont tous-tes les mêmes alors que finalement ce sont les citoyen-nes qui sont responsables de cet état de fait.
D'abord en se désinvestissant justement ce qui leur revient de droit : contrôle de l'application du programme pour lequel ils ont voté.
Oui, du programme alors que depuis de nombreuses années, on veut nous faire accroire que c'est un homme ou une femme providentiel-le pour la/laquel-le il nous faut voter.
Quand enfin les citoyen-ne-s ne marcheront plus dans la participation de la personnalisation à outrance au risque de voter pour des personnages peu recommandables au prétexte qu'il/elle serait l-e-a seul-e à représenter un espoir, qui à gauche, qui à droite, et sauront réellement quelle politique s'engagent à faire leurs représentants ( et oui nous élisons un ou une représentante, pas un potentat à qui nous donnons quitus pour 5 ans sans rien avoir à dire ! ) et bien cela ira beaucoup mieux.
Et puis aussi lorsqu'ils en finiront avec cette lacheté qui consiste à abandonner plutôt que de lutter.
Mais cela nécessite beaucoup moins de raisonnements individualistes, beaucoup plus d'analyse pour ne plus gober tout ce que l'on essaie de nous faire croire ( pas d'argent, société endettée alors que dans le même temps certain-e-s s'enrichissent à un point inimaginable, inacceptable et parfaitement amoral !)alors que c'est faux.
Des solutions il y en a, alors au lieu de choisir entre la peste ou le choléra, osez, osez être de véritables citoyen-ne-s, investissez-vous, reprenez les rênes de votre destin et cessez de croire que le mot "politique" est une insulte !
Quant aux jeunes qui se réunissent chauqe soir sur les places de nombreuses grandes villes, dont Toulouse, toute mon admiration s'ils osent franchir ce pas, un pays ne se dirige pas sans politique et sans représentant (...) (Extraits)
Rédigé par : Circé | 31/05/2011 à 15h32
chère Circé, l'argument comme quoi plutôt que se plaindre il faut s'investir en politique ne tient pas, pour plusieurs raison.
tout d'abord tant qu'il n'y aura pas de reddition de compte à la fin de chaque mandat, avec responsabilité face aux électeurs, il n'y aura rien pour empêcher nos élus de violer leurs mandats.
ensuite les élus n'ont plus aucun pouvoir, préciser que "la prochaine fois c'est la préfecture qui les dégage" indique clairement le chantage dont a été l'objet l'élu du peuple.
aujourd'hui ce sont les fonctionnaires qui dirigent le pays et eux obéissent directement au gouvernement, et gare aux élus qui résistent.
enfin pour avoir été élu moi-m^me dans ma fac j'ai été choqué de voir comment alors que les anti-LRU avaient massivement gagné les élections l'énorme majorité de leurs élus ont voté sans sourciller l'application de cette réforme, contre toute démocratie...
Rédigé par : greg-au-loin | 31/05/2011 à 16h00
Bravo la mairie ! Tout d'un coup la police municipale leur est utile au maintien de l'ordre ! Alors pourquoi l'avoir supprimé pour les opérations bénignes ( genre voisinage) de médiation ? On appelle les nationaux, qui ne viennent pas, bien sûr !
Et puisqu'Havrin les vire du Capitole qu'au moins il leur fournisse un lieu au centre ville. Mairie... quoi ? Excusez moi j'entends mal... Ah, de gauche... Si vous le dîtes...
Rédigé par : Joséphine | 31/05/2011 à 16h39
La démocratie en France c'est des coup de matraque !
et avec nos impôts !
Rédigé par : zebulon | 31/05/2011 à 17h12
Enfin un point positif au bilan de Mr Havrin ! Grâce à l'action virile et déterminée d'hommes publics de cette envergure, on se sent tout de suite plus en sécurité à Toulouse. Merci à la police municipale. Vous êtes beaux et courageux.
Merci aussi à notre maire vénéré, le charismatique Mr Cohen qui a récemment jumellé Toulouse avec Misrata (Libye).
La révolte c'est bien, surtout quand c'est loin.
A part ça, j'adore les films des frères Cohen.
Rédigé par : Rod | 31/05/2011 à 17h51
La flicaille d'une municipalité de gauche socialiste contre des indignés de la mondialisation, de l'exploitation capitaliste souligne combien le Parti Socialiste préfère le camp de la bourgeoisie et du grand capital face au camp des travailleurs !
Rédigé par : lemf | 31/05/2011 à 17h55
Camp de travailleurs? Ca ne colle pas avec la revendication espagnole plutôt désoeuvré et ça ne colle pas non plus avec la revendication tribale libyenne ou religieuse égyptienne et ça ne colle surtout pas avec le genre de couchés capitoleux. C'est un raccourci ouvriériste qui cache des réflexes de gauchiste début du siècle inadapté.
Rédigé par : Camp aux travailleurs concentrés | 31/05/2011 à 18h13
Mais enfin, le peuple nous emmerde. Qu'a-t-il à protester,et en particulier les pauvres, les sans abris et les jeunes. Le peuple à les élections pour se faire "baiser" dans les grandes largeurs,... alors, qu'il attende les prochaines présidentielles ! ! !
Rédigé par : P.G | 31/05/2011 à 18h52
1/ On ne voit pas bien comment le "peuple" peut se prendre en main, car il est divers et ne sait même pas ce qu'il veut
2/ s'installer surun lieu public, c'est gentil. Pourquoi faire ???
3/ Il y a demain , le pont de l'Ascension, bientôt les vacances, dur dur.. sous les pavés...la plage...
4/ la municipalité PS ou une autre font exactement la même politique, et cela depuis des lustres, donc ne vous étonnez pas s'ils envoient leur personnel de "sécurité pour "Dégager".
5/ Pour l'instant tout est sous anesthésie, mais même les drogues perdent de leur effet,mais c'est encore la nuit, le rêve, dur sera le réveil...
Rédigé par : pedrito | 31/05/2011 à 20h00
C'est vrai Pédrito, "Ein Reich, ein Volk, ein Führer" c'est nettement mieux organisé.
Rédigé par : P.G | 31/05/2011 à 20h34
@ Circé...
Soit, mais c'est quoi ces fameuses solutions, je suis preneur... ;)... Pourquoi pas en effet "oser redevenir de véritables citoyen-ne-s, s'investir, reprendre les rênes de notre destin et cesser de croire que le mot "politique" est une insulte", mais comment ? En se présentant aux élections locales (déjà fait, sans résultat...) ??? En faisant le bénévole dans une assoc de quartier (déjà fait, sans résultat...)??? En écrivant et en jouant des chansons ou des pièces sur le changement politique (déjà fait, sans résultat...)...??? En participant activement à des formus sur des réformes pour l'avenir (déjà fait, sans résultat...) ??? Y'a une solution miracle que je n'ai pas encore essayée ??? Je suis preneur...
Rédigé par : Xistof | 01/06/2011 à 00h45
OUI Xistof une des solutions existe, la parole à ceux qui en ont réellement besoin et qu'on entend si peu!
Rédigé par : kenjî | 01/06/2011 à 22h46
La démocracie est atteinte d'usure. Le pouvoir politique est complétement dimuni devant la dictature naissante de la finance. La crise actuelle le démontre on ne peut plus clairement. S'indigner c'est anoncer la fin d'un cycle, d'un modèle de société. Les citoyens n'ont plus besoin qu'une élite le représente. Ils sont capables d'inventer une nouvelle forme d'organisation et de gestion de la collectivité. Les dictates de la finances le savent et feront tout pour nous en empêcher. Indignons-nous!
Rédigé par : sam | 02/06/2011 à 09h18
Ce n'est pas quand le peuple sait ce qu'il veut qu'il bouge. C'est quand il sait ce qu'il ne veut pas justement: l'injustice, l'arnaque, la tricherie auquelle s'adonnent inonbrablement les nouveaux barons de la finance. Socialistes, communistes, libéraux.. tout cela est fini. C'est du pure bavardage derrière lequel se cachent les vrais suceurs de notre pouvoir (force) de travailler, produire, consommer et vivre. La dictature de la finance c'est les gros actionnaires, les détenteurs de gros portefeuilles boursiers et leurs soldats bien engraissés: les treaders. Les gouvernements, parelements, politiques de tout genre, n'y peuvent pas grand chose. Ils ont perdu le pouvoir depuis quelques années; depuis la mondialisation du capital. Aujourd'hui, il faudrait cesser de se poser des questions de pure logistique et aller à l'essentiel. Un nouveau mondre est en train de naître. Il a commencé dans la région la plus archaïque de la planète et s'étend à l'Europe. L'Asie n'y échappera pas non plus. Indignons-nous. la liberté vaincra.
Rédigé par : sam | 02/06/2011 à 09h40