Un élu de l'Ariège deuxième personnage de l'État ?
Réactualisé à 21h30
SÉNATORIALES. Si la gauche a emporté la majorité au Sénat ce dimanche, cela 'a pas été tout à fait la faute des grands électeurs de Midi-Pyrénées: les quatre fauteuils à l'Assemblée du palais du Luxembourg qui y étaient en jeu étaient déjà détenus par le PS et le PRG.
Les départements du Lot et des Hautes-Pyrénées pouvaient, au pire pour cette gauche, élire un sénateur de droite. Ce qui n'a pas été le cas:
Le retraité agriculteur président du Conseil général et sénateur socialiste lotois sortant, Géard Miquel a été réélu dès le premier tour avec 68% des suffrages. Le vice-président radical de gauche du même Conseil a été élu, lui, à 64% des voix. L'UMP Monique Martignac n'en capitalise pas tout à fait 15%, distancée dans ce département par la Front de Gauche à 16,243%. «Leçon sevère pour la droite», analyse tout de suite le Lotois président de région Martin Malvy.
Un deuxième tour a toutefois été nécessaire dans les Hautes-Pyrénées où seul le PRG sortant François Fortassin est passé ce dimanche matin dès le premier avec 54,14% des bulletins. La sortante PS Josette Durieu qui n'a pu recueillir que 44,04% s'est laissée talonner par l'UMP maire de Tarbes Gérard Trémèges avec 38,20%. Ce dernier n'a surtout pas remonté son handicap, finalement battu par 337 voix contre 474.
La bonne nouvelle pour la gauche vient de Perpignan: c'est la victoire du divers-gauche ex-PS Christian Bourquin qui, élu dès le premier tour avec 580 voix, pique un siège à la droite à laquelle il a laissé le soin de préférer l'UMP François Calvet (503 voix) au sénateur UMP sortant et dernier maire élu de Perpignan Jean-Paul Alduy (470 voix).
Du coup, le président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel est en lice pour devenir, selon le protocole républicain, le deuxième personnage de l'État.
GLv.


Jean-Pierre Bel, deuxième personnage de l'état, encore d'autres bonnes nouvelles de ce tonneau là, et dans dix ans la France, ce sera la Grèce bis, mais peut-être bien avant dix ans. Voilà un formidable avenir pour toutes ces chères têtes blondes et brunes.
Rédigé par : ganymede | 26/09/2011 à 00h56
De la Ligue Communiste Révolutionnaire, quand il était, dans les années 70, étudiant à Toulouse,.... à la Présidence du Sénat, voilà un beau parcours ! ! ! ! !
Rédigé par : P.G | 26/09/2011 à 07h36
Membre de la LCR ?
Et dire qu'en 2012, ce serait lui qui demandera au Sénat de voter la rigueur....
Rédigé par : soleil | 26/09/2011 à 09h31
Enfin, ALDUY qui vivait au frais du contribua ble depuis sa plus tendre enfance (Papa était maire de Perpignan entre autres)devra soit prendre sa retraite soit bosser, c'est une très bonne nouvelle
Rédigé par : elliot | 26/09/2011 à 11h05
(...) Olivier Mazerolle éminent constitutionaliste, en terme protocolaire, le Président du Sénat serait le troisiéme personnage de de l'Etat , la deuxiéme place étant celle du premier Ministre. Le débat est ouvert !
Rédigé par : LA PUTARAGNE | 26/09/2011 à 16h11
Certains élus disent que cet échec est dû à la faiblesse de certains sénateurs qui ne se sont pas opposés fermement à certaines réformes.
De ce fait, le président de la République devrait renoncer à se représenter en 2012.
Mieux, sa démission dans les mois qui viennent changerait le paysage politique national.
Cela permettrait, peut-être, aussi d'avoir dans notre région un président intérimaire ariégeois!!
Rédigé par : Les planches | 26/09/2011 à 16h40
@ganymède, P.G. et soleil : Denis Kessler, de Trotski au MEDEF. Alors, vos commentaires ?
Rédigé par : CNR | 27/09/2011 à 16h30