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  • La Bio sous toutes ces coutures
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Le kiosque à musiques

29/09/2011

Ségolène Royal en bleu de travail à Toulouse

POLITIQUE. La présence des salariés de Freescale promis à un «licenciement boursier» a tout de suite mis Ségolène Royal en jambe. Avant de remplir à peu près la Halle aux Grains de Toulouse, ce jeudi à 19h3O, la candidate à la primaire citoyenne a pu chanter son couplet:

Après la promesse de mettre les banques au pas, la présidente de Charente-Poitou assure que «la politique ne doit pas rester inerte» face à «un monde l'industrie qui marche sur la tête et broie les salariés». Elle-même se fait fort de ne pas autoriser les licenciements pour le simple bénéfice des actionnaires de telle ou telle entreprise.
«La loi est déjà rédigée», prévient-elle. Si une entreprise ferme malgré tout, «l'État stratège», dit-elle, pourra rentrer à son capital, demander le remboursement de toutes les aides publiques reçues et racheter l'usine pour l'euro symbolique: «ce sera en tout cas très dissuasif».

Lui reste à persuader les électeurs de cette primaire de voter pour elle. «Vous serez surpris du résultats», veut-elle croire. Les sondages sont comme de mauvais présages ? «C'est une manipulation de l'opinion par un petit milieu qui veut décider à la place des gens ce qui serait le mieux pour eux», répond-elle. En tout cas, son public toulousain et des départements alentours ne devrait pas la lâcher: il lui fait la fête à son arrivée dans la salle, il est lui-même à la fête, il l'adore.

«Il nous reste neuf jours avant le neuf, avant le 9 octobre et comme nous sommes les plus heureux, les mobilisés (...), nous allons gagner», lui sourit-elle en retour. Et de faire monter les ouvriers de Freescale à la tribune pour expliquer qu'ils font «20 millions d'euros de bénéfices», que Freescale embauche 500 intérimaires alors que plus de 800 salariés sont «condamnés» au chômage. «Il faut imposer de nouvelles règles du jeu, conclut après eux la candidate. Et imposer des règles justes, c'est d'abord ça, un chef d'État».

Ségolène ferait rougir le plus ardent des syndicalistes. Elle ferait aussi rougir le plus talentueux des chauffeurs de salle. À l'aise, souriante, théâtrale, elle occupe la scène et le public adhère. Sa veste est rouge, mais le virtuel bleu de travail qu'elle endosse ce jeudi soir lui assure, à la Halle aux Grains en tout cas, un parfait succès populaire.

GLv.

 

Commentaires

A part quelques petits tics façon Libé quand on parle de Royal, très bien cet article , tout à fait ce qu'on ressent dans les meetings de la candidate.

Que tous les ouvriers de France crient bien fort, plus fort que les élus intéressés par leur petit pré carré que seule Ségolène Royala PROMIS de venir efficacement à leur secours et elle le fera!

Les gens qui veulent changer la donne ont intérêt à voter Royal le 9 octobre, parce qu'avec Hollande ou Aubry -les chouchous des instituts de sondage comme par hasard- il n'y aura RIEN !

Savez vous pourquoi Freescale (comme d'autres) accélèrent leurs phase de licenciement ? Au seul motif des craintes d'impossibilités de pouvoir agir après l'échéance des présidentielle.Nous allons vivre des mois difficiles pour l'emploi...Vouloir bloquer les licenciements "boursiers" c'est bien mais pousser ainsi la communication en campagne est contre productif au regard des salariés des unités dans le viseur

Ce qui faut pour le pays c'est un guide
qui aura l'honnêteté et le courage de faire ce qu'il dit:
voyez-vous une personne dans les présidentiables "qui en a et qui en aura" ...à part Ségolène Royal ou Eva Joly?

Ceux qui ne votent pas au primaire seront sur liste rouge.
(humour)

je suis un fan raisonné de Ségolène Royal, car comme le montre cet article, c'est peut-être la seule qui veut défendre la classe ouvrière avant tout. Pas étonnant que les grands médias la massacre, la lutte des classes, c'est "has been", surtout dans notre époque moderne...

Et sinon, je sais pas quoi dire aux ouvriers de freescale, si ce n'est "bon courage"...

ps: c'est depuis 2009 que freescale licencie ses employés pour les réembaucher comme intérimaires ensuite. C'est pas une accélération par peur d'une victoire de la gauche !
pps: si je comprends bien, quand ça va mal, c'est soit parce qu'on a eu la gauche (35h), soit parce qu'on aura la gauche (argument de Marius), soit parce que c'est une crise internationale. C'est bien joli, mais ça fait hyper-longtemps (jamais?) que je ai entendu la droite dire: "on a fait du bon boulot, regardez, ça marche !"

ne nous laissons pas berner par ce que les sondages cherchent à nous imposer .
Hollande est choisi car il fait partie de la caste du "Siècle" .
S Royal fera ce qu'elle dit !! Non cumul, banque pour PME , Éducation, croissance verte etc .

Les commentaires pro-Ségo sont fortement représentés et c'est positif, je trouve, dans le débat et la qualité de la primaire qui est maintenant enviée (après avoir été crainte, souvenons nous des demandes d'annulation de la primaire, même à gauche...).

Si je partage le fait que les sondages ne sont pas significatifs (comment pourraient ils l'être, c'est quoi l'échantillon représentatif ?), j'ai cependant peine à croire que Ségo ne s'établisse une place significative dans cette primaire.

Pour ce qui concerne le "licenciement boursier", tentons d'expliquer comment s'affranchir des "marchés" quand même notre Etat (NB, majuscule)a l'obligation d'y avoir recours pour payer, non pas ses infrastructures, ses investissements, mais simplement l'intérêt de sa dette et plus encore, ses fonctionnaires chaque mois...

Signé : un Nemo un peu inquiet tout de même...

Si le réveil dit que qu'il faut se lever, que c'est l'heure, qu'on en a pas envie, faut péter le réveil. Sondages, idem. Bon courage les royalistes. Bientôt l'échafaud.

@Nemo: sur les sondages, d'accord, ça va être difficile. Mais ce n'estpas une raison pour baisser les bras, on se reposera plus tard...

Sur les banques, on a une contradiction: depuis 1970, on dit que les banques sont plus sages que l'État, et donc qu'il ne faut plus imprimer de billets en cas de déficit, mais au contraire emprunter à des banques réputées plus sages. Mais en même temps, aujourd'hui, ce sont les États qui soutiennent les banques (source: les notes de S&P lors de la dégradation des banques françaises, disant qu'ils ont pris en compte le fait que l'État allait surement venir au secours de ces banques). Bref l'hypothèse de base qui a permis aux banques de faire beaucoup de bénéfices depuis 1970 n'est pas vraie, et il faut changer de cadre !

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