Toulouse : Nicolas Sarkozy en campagne pour le nucléaire
Toujours pas candidat mais déjà en campagne. Nicolas Sarkozy s’est livré ce mardi à Toulouse à un nouveau plaidoyer en faveur de cette énergie nucléaire en accusant ses adversaires de gauche de vouloir, en en programmant la fin, "remettre en cause l'idée même de progrès" et "dilapider l'héritage" scientifique du pays.
Depuis des semaines, le chef de l'Etat s'est érigé en défenseur de la filière nucléaire française après la signature d'un accord entre le PS et les écologistes prévoyant de réduire sa part dans la production d'électricité.
"J'ai la tristesse d'entendre de plus en plus de discours remettant en cause l'idée même du progrès, y compris dans des domaines jusqu'à présent incontestés de notre pays, qui faisaient l'objet d'un consensus politique entre la gauche et la droite", a déclaré M. Sarkozy lors de son discours prononcé à l'occasion du 50e anniversaire du Centre national d'études spatiales (Cnes) :
"Le rôle d'un chef d'Etat, c'est de protéger les intérêts stratégiques d'un pays sur le long terme, que ça soit pour le spatial, que ça soit pour le nucléaire. Tous les gouvernements jusqu'à présent, de gauche comme de droite, ont continué à investir, à progresser. Il faut que cela continue ainsi", a insisté Nicolas Sarkozy
"Vous travaillez dans un secteur dont les enjeux se comptent en décennies. Vous ne pouvez pas connaître des ruptures du fait d'alternances démocratiques. Il doit y avoir un consensus lorsque l'intérêt de la nation est en cause, c'est mon rôle de ne pas laisser dilapider un héritage que nous avons reçu et que nous n'avons pas le droit de perdre", a-t-il poursuivi.
"En clair, il n'y a aucun avenir dans une stratégie de décroissance. Engager la France sur cette voie, vos enfants le paieraient très cher", a-t-il conclu.
M. Sarkozy n'a par contre fait aucune référence mardi au plan de suppression de plus de 1.000 emplois en France envisagé par la direction du groupe nucléaire Areva, dont l'Etat détient 87% du capital.
J-M.E d’après AFP


Autrement dit, si l'on comprend bien,... pour la prochaine élection c'est "LUI OU LE CHAOS" !
Rien que ça ! Charles (De Gaulle) réveille toi, le petit (le Président des Riches) est devenu fou ! ! !
Rédigé par : P.G | 22/11/2011 à 15h59
"l'idée du progrès" !!!! défendue par Nicolas Sarkozy à été et est aujourd'hui grandement mise en lumière avec Tchernobyl et Fukushima !
les difficultés financière d'AREVA montrent à l'évidence que cette politique aveugle et dangereuse n'est même pas rentable !.....
Enfin , les 700 000 liquidateurs de Tchernobyl dont la plupart sont décédés aujourd'hui est un exemple flagrant que l'énergie nucléaire est sans danger.
Rédigé par : Gmily | 22/11/2011 à 16h14
Et dire qu'ils accusent les Socialistes de vouloir que rien ne change.
En résumé: le nucléaire on continue paskeu, heu, pask'on est capables d'en faire.
Il parait que l'on était très forts aussi en sabots et en massues. On continue aussi?
Rédigé par : Dartagnons | 22/11/2011 à 16h22
En tous cas, il n'a pas raté ses cours de sémantique.
Que la droite ( les conservateurs, c'est plus parlant ) arrive à voler aux progressistes ( oui, la gauche en général, et ce qui contredit un Ordre établi en particulier ) leurs propres mots, c'est assez glaçant.
Pour rester poli.
Il n'y a pas de peine prévue en cas de hold-up sémantique?
Ce haut-le cœur pour nous faire oublier que l'héritage qu'il veut laisser à nos enfants, le nucléocrate, ce sont les catastrophes nucléaires à venir.
Rédigé par : olaye | 22/11/2011 à 16h27
enfin un homme politique realiste et qui a une vision de l'avenir ..halte aux vendeurs de reves et a la botte des ecolos il faut continuer avec le nucleaire si l'on veut rester etre independant en energie
sarko a bien des defauts mais on doit reconnaitre qu'il garde le cap et c'est rassurant
Rédigé par : gersois | 22/11/2011 à 20h37
Tant pis pour les ouvriers de la filière, sacrifiés sur l'autel du néo-paganisme écolâtre.
Rédigé par : Jean871 | 22/11/2011 à 21h13
Sachant qu'il faut 30 ans en moyenne pour démanteler un réacteur (http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mant%C3%A8lement_nucl%C3%A9aire) et qu'il y en a 440 dans le monde et 500 en projet, alors OUI le nucléaire a de l'avenir !
Nucléaire (son démantèlement) = progrès !!
Si on ne fait rien, l'Allemagne va gagner le doublé (renouvelable + démantèlement)
La mondialisation est en marche et elle sait que le nucléaire est une impasse pour l'avenir quoi qu'en pensent notre président ou son successeur ...
Rédigé par : Lili924 | 22/11/2011 à 21h52
J'admire tous ceux qui pensent résoudre une question si complexe en deux coups de cuiller à pot.
Effectivement, l'argument Sarko selon lequel "on continue le nucléaire puisqu'on sait si bien le faire" est plutôt faiblard. Et il fait l'impasse sur les questions de sécurité.
D'un autre côté, que penser des louanges tressées à l'Allemagne par les super-écolos autoproclamés ? L'Allemagne va nous acheter encore plus de notre électricité nucléaire, accroître son parc d'éoliennes qui appelle, quand le vent tombe, le relais du pétrole et du gaz, remettre du charbon dans l'atmosphère... et se mettre un peu plus sous la dépendance russe pour le gaz.
Je n'ai pas de solution toute prête, et personne n'en a vraiment. Cela va se jouer dans le temps et dans le débat. Pour l'heure, il est urgent de poursuivre les recherches. Toutes les recherches, nucléaire compris. De veiller au maximum à la sécurité, dans le nucléaire et ailleurs. De diversifier au maximum nos sources d'énergie. Et de penser à l'effet de serre, danger majeur pour l'humanité.
Rédigé par : haltla | 23/11/2011 à 11h14
hé, nicolas,
juste imagine que tous les français pourraient passer au bio...
... qu'on pourrait arrêter de s'empoisonner avec des milliers des tonnes de pesticide chaque année...
ça serait une décision historique, ça serait le vrai "progrès"...
nos enfants vont étre fiers de nous et
"des centaines de milliers d'emplois"
crées dans l'agriculture bio, pur que le bon pain ne devienne pas "très cher"...
un gros bisou (de tsigan pas lavé depuis trois semaines) sur la bouche!
Rédigé par : tsigan et fier de l'étre | 23/11/2011 à 11h46
Sarko, c'est pas la tasse de thé habituelle des lecteurs de Libé, mais là, il faut bien reconnaître que sur le nucléaire, il a raison.
Si les écolos veulent s'éclairer à la bougie, ne pas vacciner leurs gamins et bouffer des fruits pleins de vers (cf l'histoire des graines de soja "bio" contaminées qui ont tué je ne sais combien de personnes car elles n'étaient pas traitées) , c'est leur problème.
Mais qu'ils ne nous imposent pas leur religion, et ne fassent pas licencier en masse les employés du nucléaire pour donner du boulot aux Chinois qui font les panneaux solaires.
Rédigé par : DM | 23/11/2011 à 12h19
A ceux qui veulent du nucléaire et à ceux qui n'en veulent pas : un référundum !
A ceux qui veulent du nucléaire : combien de gens formés en France prêts à être liquidateur ?
Quand à la question de la sécurité : Iter prévu d'être construit en pleine zone sismique, les centrales du couloir rhodanien qui ne peuvent ni se passer d'eau ni être inondée (les risques sur les barrages sont importants, sans compter si l'un de ceux au dessus de grenoble pête car ils sont aussi en zone sismique...)
Le risque nucléaire fait peser sur toutes les générations futures de graves risques (qui sont même certains), tout ça pour un minérai qui n'a que quelques décennies de réserves. Et après on fait quoi ? Ca nos politiques s'en foutent, il y a longtemps qu'ils auront disparu...
Rédigé par : Theron | 24/11/2011 à 13h52