Le mot “souchien” peut-il mordre ?
JUSTICE. Quand c'est le ministre du Travail et de la Cohésion sociale de Jacques Chirac, Jean-Louis Borloo, qui le dit le 9 novembre 2006 à l'antenne de France 2, l'AGRIF de l'ex-député européen Front national Bernard Antony ne bronche pas.
Quand c'est une porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR) qui, huit mois plus tard, emploie le même néologisme de “souchien” pour évoquer les «Français de souche, les blancs», cette même Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française dépose une plainte pour injure raciale.
Devant le palais de justice de Toulouse ce mercredi 14 décembre, deux cordons de police. Dans le palais, à la barre du tribunal correctionnel, Houria Bouteldja répond de l'emploi de ce néologisme le 21 juin 2007 sur les antennes nationales de France 3. «Si mes accusateurs ont entendu “sous-chiens”, c'est qu'ils entendent des tirets auxquels je n'ai moi-même jamais songé». La prévenue juge même ce soupçon de racisme «infamant».
L'idée de son parti est qu'il ne peut «structurellement» pas y avoir racisme, supposant une position dominante, de la part d'une victime du racisme, supposée être en situation dominée.
L'explication n'émeut pas Bernard Antony qui dit au tribunal ne pas supporter «la folie raciste de Mme Boutelja», laquelle, ajoute-t-il, ne serait peut-être pas tout à fait française «puisqu'elle réclame publiquement, haut et fort, son algérianité»
Témoin de la défense au procès, l'éditeur Eric Hazan assure le tribunal que l'association de Bernard Antony n'aurait pas la prétention de gagner les procès qu'elle intente. Il ne s'agirait selon lui que d'une «manœuvre de terrorisme intellectuel visant à accréditer l'idée qu'il existerait un racisme anti-blanc».
Le procureur Patrice Michel navigue dans l'entre-deux. Pour dire si, oui ou non, la prévenue est coupable d'injure, il s'en «remet à la sagesse du tribunal». Mais il choisit tout de même de dire ce qu'il pense. Et il pense que ce mot de “souchien”, Houria Beteldja l'a employé «à dessein, pour blesser». Jugement en délibéré au 25 janvier.
LibéTse.


C'est vraiment le bal des imbéciles ce procès... je connaissais les inepties de l'AGRIF, mais je découvre celle du PIR :
"il ne peut «structurellement» pas y avoir racisme, supposant une position dominante, de la part d'une victime du racisme, supposée être en situation dominée." Mais où sont-ils allés chercher une idiotie pareille ??!
Rédigé par : titou31 | 14/12/2011 à 20h45
la dirigeante du PIR a peut-être l'inconscient bavard et quand elle dit souchien, elle dit sous-chien. Alors que tout le monde sait que français de souche, je suis d'abord un porc.. puisque j'en mange. Oui, on peut être victime de racisme et le pratiquer aussi. ëtre ceci ou cela ne préserve pas contre la bétise. D'ailleurs, definir les gens selon qui sont souchien ou pas, c'est déjà faire le tri entre ceux qui sont les oppresseurs et les autres les victimes, ce qui est totalement idiot. Le pire, c'est que la dirigeante du PIR croit à ses propres mensonges. Qu'elle se prétendent de gauche ou pas, - j'ai vu du NPA à ses côtés - elle a un comportement racial inacceptable.
Rédigé par : farid | 15/12/2011 à 08h04
"il ne peut «structurellement» pas y avoir racisme, supposant une position dominante, de la part d'une victime du racisme, supposée être en situation dominée." Mais où sont-ils allés chercher une idiotie pareille ??!
Dans la sociologie. Si vous ne comprenez pas ce que "structurel" veut dire, effectivement, cela peut paraître aberrant.
Si vous voulez, c'est un peu comme dire qu'un noir américain dans le Sud des années 1930 est "raciste" parce qu'il conseille à ses enfants de ne pas faire confiance aux blancs.
Si on refuse de voir la structure raciste de la société en arrière plan, effectivement, on peut se dire "oh là mais c'est du racisme ça, pabieng". Si on la prend en compte, on se rend compte que c'est un précieux conseil.
Rédigé par : Arnulf | 15/12/2011 à 09h27
Le plus rigolo dans l'histoire c'est comme d'habitude la gauche en la personne de Eric Hazan protester contre les atteintes à la liberté d'expression eux qui sont les premiers à condamner la liberté d'expression des "racistes" anti immigration ou anti-islamisme.La liberté d'expression c'est selon leur bon vouloir. L'impudence de ces gens n'a pas de limite.
Rédigé par : bernado47 | 15/12/2011 à 10h12
"manœuvre de terrorisme intellectuel visant à accréditer l'idée qu'il existerait un racisme anti-blanc".
Étrange formule. Bien sur que le racisme anti blanc existe. Le racisme qui n'est que la formulation d'une ignorance ou d'une bétise crasse, fait partie de la connerie humaine, qui est partagée par tous les humains.
Certains humains sont racistes anti blancs, ça ne fait aucun doute, la connerie étant universelle.
Toute forme de racisme doit être combattue.
Ensuite le néologisme "souchien" peut être compris avec un double sens et est porteur intrinsèquement de racisme, donc de connerie humaine. Le terme "de souche" parait plus approprié.
Rédigé par : humain | 15/12/2011 à 10h14
"Quand c'est le ministre du Travail et de la Cohésion sociale de Jacques Chirac, Jean-Louis Borloo, qui le dit le 9 novembre 2006 à l'antenne de France 2, l'AGRIF de l'ex-député européen Front national Bernard Antony ne bronche pas."
c'est un peu pareil quand 2pac ou PE ou un autre groupe de rap US utilise un mot qui commence par N dans chaque chanson : on se doute bien que ce n'est PAS du racisme anti noir...
Rédigé par : Jean-Vlad Petibois | 15/12/2011 à 12h47
le racisme ne se caractèrise PAS par le fait qu'il vient d'en haut ou d'ne bas, le racisme se caractérise par le fait d'utiliser un argument racial pour faire un tri entre des gens différents.
"souchien" est donc raciste vu qu'il est utilisé à dessein pour faire le tri entre les gentils et les mauvais sur un critère ethnique
Rédigé par : Jean-Vlad Petibois | 15/12/2011 à 12h49
Mais donc, dans ce cas, puisque c'est structurel, à quoi sert-il de faire venir des gens en sachant pertinemment qu'ils seront victimes du racisme? Ce n'est pas humain... On les laisse venir se faire du mal alors qu'ils pourraient contribuer à construire leur pays et à le développer. Ne serait-il pas plus humaniste de les laisser développer leur pays pour qu'ils arrivent à être aussi aisés que ceux qu'ils envient?
Rédigé par : julien | 15/12/2011 à 12h49
Gaulois, c'est quand même mieux et plus simple que de souche, non?
Rédigé par : Stolypine | 15/12/2011 à 15h30
Tous nos encêtres n'étaient pas des gaulois. Les français sont des veaux (cf Charles de Gaulle).
Rédigé par : Honecker | 15/12/2011 à 22h14
Souchiens, souchiennes, pas sous-chiens ou pas sous-chiennes, peu importe.
La question reste qu'être français se mesure t il aux nombres de strates de nos ascendants ? Certainement. Et ce procès en est la preuve !
Rédigé par : Charlotte Bukowski | 18/12/2011 à 14h56
Voir Eric Hazan s'embarquer dans cette impasse est affligeant.
Rédigé par : Nicolas | 19/12/2011 à 16h40
C'est bizarre: j'avais toujours cru que souchien était la françisation de l'anglais "underdog". L'underdog c'est le challenger, l'acteur de second plan.
Rédigé par : Bruno | 23/12/2011 à 23h56
C'est le procès de Faux Cul vs. Mauvaise Foi tant les arguties des deux parties sont pitoyables. Que l'AGRIF et le PIR fassent leur petit choc des civilisations entre eux et qu'ils foutent la paix au reste du monde.
Rédigé par : Gilles | 28/12/2011 à 18h57