Des parapluies contre le «tri social à l'école»
ÉDUCATION. «Non, Non, Non! à la casse de l’école»: malgré la pluie, 1800 personnes selon les syndicats, 950 selon la police ont manifesté ce mardi matin 31 janvier à Toulouse contre les suppressions de postes dans l’enseignement à la rentrée 2012.
Pour la Fédération syndicale unitaire(FSU) les conséquences de ces restrictions budgétaires entraîneront la fermeture de 227 postes dans le primaire et 70 dans le secondaire en Midi-Pyrénées. Tandis que le nombre d’inscrits augmentera de 1094 élèves dans le primaire et de 1800 dans le secondaire.
Une «catastrophe scolaire» selon les enseignants participant à la manifestation. Lesquels se disent «prêts à une fronde dont ce gouvernement n’a pas pris la mesure». Mots entendus dans le défilé :
Les visages sont tendus. «Nous sommes à la fois tristes et en colère, dit Véronique Kontowicz, du SNUipp-FSU 31, premier syndicat dans le primaire. Ces coupes budgétaires touchent en premier lieu les postes de RASED (Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté). Ce sont les enfants les plus en difficulté qui sont pénalisés. L’école de Sarkozy, ajoute-t-elle, est celle du tri social !»
Selon la jeune femme, ce sont 30% des élèves scolarisés en Zone d’éducation prioritaire (ZEP) et 10% de ceux scolarisés en zone rurale dans la Haute-Garonne qui bénéficiaient jusqu’ici de l’aide pédagogique dispensés par les Rased. «Leur suppressions entraînera des coûts plus importants pour les parents et l’assurance sociale, tonne Bruno Naussac, enseignant représentant de Force Ouvrière. Ça va couter cher en séances d’orthophonistes et de psychothérapeutes. Ce sont des économies de bouts de chandelles par rapport au budget de l’Etat.»
«J’attends que François Hollande candidat socialiste à l’élection présidentielle donne son avis sur le maintien de ce dispositif», reprend Marianne, enseignante en formation Rased après 15 ans passés en zone d’éducation prioritaire.
Muriel, 43 ans, psychologue éducative à Rieux (Haute-Garonne) se dit parfois «débordée par la demande» avec les centaines d'élèves du secteur qui lui est imparti. «Résultat, conclut-elle: je me concentre sur les cas les plus graves, les élèves en grande difficulté et les situations de handicap.»
12h30. La manifestation des enseignants se disperse dans le calme devant le rectorat. Prochain rendez-vous : samedi 4 février à 10h30 place Jeanne d’Arc pour un défilé unitaire enseignants-parents d’élèves.
J-M.E


Eh oui ! Cinq ans de sarkozyme vont laisser l’École exsangue. Le peuple, dans sa connerie immense à laissé ce petit parvenu au pouvoir avec sa bande de requins,... il va falloir payer cela pendant des années... pour l’École, mais aussi la Santé, les retraites, les services publics,....
Rédigé par : P.G | 31/01/2012 à 16h16
et oui boeufs que nous sommes gavés de reponses a des questions qu'on ne se pose meme pas par des medias affidés et enlarbinés nous sommes coupables de laisser ces mediocres politichiens de paille detruire l'ecole de la republique notre pourtant tresor national
le reveil sera douloureux pour nos ...descendants et s'ils nous en insultent ce sera merité
Rédigé par : sergio velo | 31/01/2012 à 17h05
Ce gouvernement organise la casse de l'école. Il s'applique au démantèlement des Réseaux d'aide aux élèves en difficultés qui sont un bon moyen de prévention de l'échec scolaire, parce qu'ils agissent dès la maternelle, parce qu'ils remédient aux difficultés dans l'école élémentaire en articulant l'aide aux enfants et à leur famille au travail dans l'équipe d'enseignants.Il s'agirait selon le ministre d'économies alors que le coût humain sera considérable tout autant que les déficits d'apprentissage qui seront ainsi creusés. C'est ce même ministre qui surfera ensuite sur les violences à l'école alors qu'il aura été aux premières loges de ceux qui en créent les conditions. Tout cela est savamment et sinistrement orchestré par des gens qui n'ont que faire de l'intérêt public et de l'intérêt de la nation. C'est grave. Le temps presse de se débarrasser de leur malfaisance...
Rédigé par : C. Laroche | 31/01/2012 à 17h08