Un détenu étiqueté «ultra-gauchiste» à la prison de Seysses
JUSTICE. Dérive autoritaire inquiétante, en tremble la députée européenne EE-LV Catherine Grèze. J'en ai la chair de poule». «C'est ahurissant», s'insurge M° Christian Etelin.
L'appartenance supposée à «l'ultra gauche» d'un délinquant présumé défendu par cet avocat est mentionnée en toutes lettres sur l'ordonnance qui le place en détention provisoire à la maison d'arrêt toulousaine de Seysses.
Là n'est toutefois pas le motif de la détention dudit présumé délinquant. Ce garçon est d'abord soupçonné d'avoir mis à sac les locaux de la Protection Judiciaire de la Jeunesse à Labège le 5 juillet dernier avec trois autres jeunes gens. Ce que tous les quatre nient. L'un de ces jeunes gens vient d'ailleurs d'être libéré.
Condamnant «fermement» l'acte de vandalisme en lui-même, l'élue écologiste se garde bien de se prononcer sur le fond quant à la culpabilité réelle ou supposée du détenu étiqueté gauchiste. Elle dit juste ne pas comprendre qu'un engagement militant figure sur un document signé par un juge.
En fait, la mise-à-sac de Labège ayant été considérée à l'instruction comme un acte militant, l'appartenance supposée à cette mouvance a été entendue comme un facteur de «risque de réitération» justifiant la détention du gauchiste en question.
«Je crains qu'il ne s'agisse une nouvelle fois d'un délit d'opinion flagrant », reprend Catherine Grèze. Avant d'en saisir éventuellement la Cour européenne des droits de l'homme, elle a adressé mercredi 18 janvier une lettre pleine d'interrogations au Garde des Sceaux.
LibeTse.


Et si c'était un "ultra extrême droite", on en parlerait, on s'émouvrait?
Rédigé par : jplata | 21/01/2012 à 14h19
Les actes commis par cet homme étant liés semble t-il à se convictions politiques, il s'agit donc là d'un délit politique et il n'y a rien de choquant à ce que les causes de l'acte soient mentionnées.
Rédigé par : Drénou | 21/01/2012 à 14h40
Ignorant si cet homme a ou non commis les actes qui font l'objet de cette procédure pénale, je m'interroge sur un point: leur éventuelle appartenance à un groupement syndical, et surtout à une catégorie "bien votante" à ne pas "hérisser" est-il un facteur minorant de culpabilité le fait que des agriculteurs (probablement légitimement en colère) aient un jour mis à sac le bureau d'une ministre en exercice, sans qu'aucune procédure pénale, et encore moins aucune mesure d'incarcération, n'ait été prise contre l'un seul d'entre eux?
Justice de classe?
Rédigé par : Egalité | 21/01/2012 à 15h01
On a vu dans les années 1970 à 1980 les dérives et la violence terroriste, sanglante, attentatoire des groupuscules ultra-gauchistes contre les personnes : Baader Meinhof, Action directe, etc. La seule solution est bien de les neutraliser telle que le firent les pouvoirs en place : que ce soit les arrêter, les jeter en prison et les y laisser croupir, que ce soit de manière plus radicale.
Rédigé par : Chantecler35 | 21/01/2012 à 15h17
Un peu de bon sens ! On lit toujours des choses ahurissantes sur les forums.
Aucune loi française ne permet de condamner spécifiquement quelqu'un parce qu'il agirait dans le cadre de "conviction politiques" qui sont sans doute de nature à justifier des pseudo procès politiques, mais qui ne peuvent être évaluées sérieusement par un tribunal. Celui-ci ne sait se prononcer que sur l'appartenance à une organisation dissoute et dans le cas où celle-ci aurait été reconstituée illégalement. Le reste du temps, il juge par rapport au délit commis qui est bien suffisant.
La mention d'une appartenance politique sur une décision de justice est de nature à faire annuler celle-ci. Point barre. On est ici dans le domaine de la faute professionnelle.
Rédigé par : Hector | 21/01/2012 à 16h20
Chantecler,
Une différence est de se défendre face au type de groupes que vous citez, une autre est que sur simple appartenance, l'ordonnance le le place en détention provisoire. Ce ne sont pas sur les faits présumés mais sur la seule appartenance à un groupe.
Là, on est dans la dérive autoritaire.
Rédigé par : cpatouca | 21/01/2012 à 17h08
Drénou
Faits présumés, pas faits avérés ou commis à ce stade de l'enquete, il semble même y avoir un sérieux doute avec la libération d'un des 4 (qui ne devait pas avoir lui d'appartenace a un groupe ultra-gauche) ....
Rédigé par : cpatouca | 21/01/2012 à 17h10
Aprés la police politique (Squarcini), les procés politiques!
Connaissiez le stalinisme sarkosien? C'est nouveau, ça vient de sortir...
Rédigé par : quetzalcoaltl | 21/01/2012 à 17h51
Cpatouca et Hector: merci d'être aussi carrés! CQFD la Loi, rien que la Loi.
Nous sommes ici davantage dans le délit d'opinion voire dans la présemption d'"opinion délictueuse", ce qui n'est pas un critère recevable dans notre droit pénal, je crois!
La procédure doit être annulée.
Rédigé par : Egalité | 21/01/2012 à 17h55
On croit rêver en lisant le commentaire de Chantecler, appel au meurtre à peine déguisé de ce qui pense à l'ultra gauche... Décidément, les bœufs sont murs pour la grosse Walkyrie du FN, et les serfs volontaires applaudissent à toutes les mesures liberticides!
Rédigé par : Valdo | 21/01/2012 à 18h47
Tout enfermement est par nature politique.
Rédigé par : Ben | 22/01/2012 à 05h17
Arrête ton chant, Leclerc!
Rédigé par : Rialbeg | 22/01/2012 à 10h26
arrête ton char, Leclerc !
(gros sabots contemporains)
Rédigé par : Aha | 22/01/2012 à 15h14
Pas si simple, en l'absence de toute donnée précise sur un dossier qui, lui, ne doit quand même pas être "supposé" ou "présumé" ;-)
Hector a incontestablement raison sur le principe. Les choses sont compliquées par la jurisprudence. Car l'appartenance à une "mouvance", revendiquée ou non (l'est-elle dans le cas présent ?)est selon les cas invoquée à charge ou à décharge...
Mais quand il ne s'agit pas d'un mouvement interdit ou dissout, en tenir compte paraît hors de saison.
Rédigé par : haltla | 23/01/2012 à 10h54
mais dans ce gouvernement de droite, un noir n'a pas le droit de sortir ou avoir une copine blanche sinon les policiers le harcèle de questions, lui demande ses papiers, et continue pour essayer de le faire craquer, ainsi ils pourraient se défouler sur lui,
Dans une émission publique télévisé d'ailleurs en parle des contrôles d'identité et faut toujours que ça tombe sur un étranger, et qui est tranquille
Alors si en plus vous avouez que vous êtes partisan du Front de Gauche, syndicalisé pour vous la faire fermer, on vous met en taule comme ça les hommes politiques du Front de Droite sont eux en "Liberté"
Mais les Français ont tous le droit de s'exprimer voilà d'ailleurs pourquoi on poste ici et là
Rédigé par : DEVERGNE | 23/01/2012 à 18h48