Sarkozy pour les uns, gaz lacrymogènes pour les autres
PAMIERS. Il y a les Ariégeois qui étaient invités à écouter Nicolas Sarkozy au gymnase Rijole de Pamiers ce mardi 17 janvier. Et ceux qui se sont fait gazer par les CRS à plus d'un kilomètre de là.
Midi est passé, le président parle encore, présentant ses vœux au monde rural. Réunis dans un rassemblement autorisé sur une place de la ville, quelque 500 élus de gauche, dont le président du Conseil général Augustin Bonrepaux, syndicalistes et autres appaméens jeunes et vieux décident, pour le symbole, de se rapprocher du cordon de CRS qui protége un très large périmètre présidentiel.
C'est la conseillère municipale de gauche Annie Facceti qui s'en souviendra. Le projectile plastique qui l'a atteinte à la hanche devrait produire un bel hématome bleu.
«Pas de contact, aucune attitude vindicative, l'atmosphère était bon enfant», résume un participant. «Les CRS nous ont d'abord demandé de revenir en arrière. Puis ont fait les sommations et ont tout de suite tiré des gaz lacrymogènes», reprend l'élu PS Michel Teychenné.
Ce dernier a gardé un des projectiles reçus, «une sorte de balle carrée en caoutchouc noir», décrit-il. Il entend le montrer à tous lors du prochain conseil municipal de Pamiers ce jeudi.
LibéTse.
Rien vu de la manifestation, rien senti non plus, Sarkozy heureux comme un président en Ariège. Photo: Reuters


Tous les déplacements de ce "président" se passent comme çà toujours : avec les seuls "copains" invités. Le peuple tenu à l'écart au loin par la force !!! c'est la république bananière le Fouquet's en plus !
Rédigé par : GIULIANI | 17/01/2012 à 18h11
Un collègue prof qui participait tranquillement à la manif a également reçu une balle de flashball tirée par les CRS. Il a un magnifique hématome à l'abdomen et est allé porter plainte.
Merci Sarkozy!
Rédigé par : nina | 17/01/2012 à 18h17
Cela me rappelle une manifestation pro-Tibet, devant l'ambassade chinoise à Paris. Tout le monde debout, une bougie à la main, pour prier pour ce pays et sa culture.
Puis... projection de gaz lacrymogènes dans notre direction, avec pour 2ème effet KissCool une rafale de vent renvoyant le gaz vers nos chers CRS.
En bref, de la lâcheté à l'état pur.
Rédigé par : TZ | 17/01/2012 à 18h31
Le pire c'est qu'à le regarder sur la photo, il a l'air de croire à sa popularité
Rédigé par : polo | 17/01/2012 à 19h05
SAURON , CANDIDAT D CULS-BENITS ...
TU NE BLASPHEMERAS PAS EN VAIN
LE NOM DU SEIGNEUR ...!?!
Rédigé par : grain2sel | 17/01/2012 à 19h55
Qu'est ce qu'on peut demander, aprés ça ?
Rédigé par : Yann | 17/01/2012 à 20h03
Les CRS ne font qu'obéir aux ordres (c'est le préfet qui décide en général)
Rédigé par : murds | 17/01/2012 à 20h14
@murds
"J'ai obéi aux ordres". L'excuse de tous les fascistes du monde et de tous temps."
Les CRS ne font pas qu'obéir aux ordres.
Ils sont responsables de leurs actes. Qu'ils assument celui d'être devenu CRS.
Rédigé par : Guillaume | 17/01/2012 à 20h35
@murds
La Constitution française est adossée à la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, qui dit ceci :
"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. [...]
Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis."
Ça vaut pour les CRS.
Rédigé par : charles | 17/01/2012 à 22h10
Un président qui a peur de son peuple ne mérite pas de rester président.
Rédigé par : Barns | 17/01/2012 à 23h03
D'un côté, la claque...
De l'autre, le peuple !
Sarko, qui a choisi la claque, ne va pas tarder à en prendre une bonne !
Rédigé par : AlainH | 18/01/2012 à 07h47
Baste ! 500 élus de gauche en Ariège, plus un au Sénat... ça en fait du monde ! On peut bien se permettre de laisser vivre les autres, même rapiats sur les petits beurres.Et combien de CRS ?
Bon, ce qui est bien quand même, c'est qu'on reste en démocratie. La preuve, nous croyons tous que Sarko ne passera pas l'été.
Rédigé par : historique | 18/01/2012 à 14h39