Toulouse chante sur tous les tons
FESTIVAL. Toulouse est une chanteuse. Les organisateurs du festival "Détours de chant" ne l’ignorent pas en proposant du 28 janvier au 11 février 37 spectacles dans 14 salles de la ville.
La programmation mise sur le collectif et le mélange des genres. En effet, les équipes de lieux privés associatifs, municipaux et universitaires ont fait péter les cloisons pour se retrouver autour de la même passion des voix.
Tandis que dans les coulisses Brassens, Nougaro et Ferré veillent au grain, cette Mostra vocale ose aussi le mélange des pratiques amateurs, des découvertes et des grosses pointures.
Le résultat mérite vraiment le détour: des chorales du dimanche en passant par Eric Lareine, Joseph d’Anvers, Miossec, Emilie Cadiou, Pulcinella et consorts. Parcours dans la programmation :
Hommage à Brassens samedi 28 et dimanche 29 janvier à Odyssud avec «Les Etrangers familiers». Ce groupe éphémère composé des chanteurs Eric Lareine, Loïc Antoine, Denis Charolles et la compagnie multi instrumentistes des Musiques à ouïr revisite le répertoire de Georges Brassens. Les textes si souvent écoutés refont surface, éclairés d’une folie douce qu’aurait certainement adoré le grand Georges. Complet samedi 28 janvier ; il reste encore quelques places pour le dimanche 29 janvier.
Les pointures Joseph d’Anvers et Miossec mercredi 01 février à 20h30 au Bikini. Le premier tient son nom de la station de métro parisienne Anvers dans le 9ième arrondissement. Trois albums au compteur et des textes pour Alain Bashung et Miossec. Une voix doucement éraillée sur des mélodies et des histoires à tomber. Le second, le breton Christophe Miossec est en grande forme avec un nouvel album rock. Les deux compères ne rateront certainement pas l’opportunité de taper le bœuf sur la scène du Bikini…
Les découvertes. "Pauvre Martin" les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 février à 21h à la Cave Poésie. Ce trio toulousain, piano, contrebasse et chant, découvert au Bijou invente sa musique sur le fil du jazz, de l’expérimentale et de Ferré pour la force des textes.
Emilie Cadiou le vendredi 3 février à 21h30 au Bijou. Emilie chante et joue de l’accordéon. Elégante, douce et avec de la distance. Ambiance folk. La lotoise est accompagnée de trois musiciens cuivre, batterie, violoncelle.
J-M.E
Détours de chants du 28 janvier au 11 février : www.détoursdechant.com


Qu'ils chantent des chansons de talentueux auteurs disparus (même si c'est fastôche et commercialement efficace) passe encore mais dire que les poètes morts auraient adoré c'est du viol intellectuel de sépulture.
Rédigé par : fabienne | 22/01/2012 à 11h53
Le viol "intellectuel" des morts est une spécialité toulousaine: Nougaro, Jaurès, Zebda sont à peine morts que déjà on ressuscite leur version toulousotoulousaine à usage interne. En espère en tirer quelque gloire. La nostalgie est toujours ce qu'elle était: ringarde.
Rédigé par : 10 parus | 22/01/2012 à 19h44
IL y a longtemps que je ne lis plus les commentaires des lecteurs de libetoulouse mais le temps ne fait rien à l'affaire, ils sont toujours aussi cons!
Rédigé par : Grosse Fatigue | 22/01/2012 à 22h47
"Grosse fatigue" Il faut te reposer. Tu dis ne plus nous lire depuis longtemps et tu nous trouve "toujours aussi cons". Comment tu fais?
Peut-être tu rêve de nous? Ou alors tu ne connais pas bien ces artistes que l'on singe? Tu sais ce que peut-être le poète anarchiste Léo Ferré aurait fait aux auteurs d'une singerie sur ses textes: un doigt d'honneur.
Rédigé par : fabienne | 23/01/2012 à 08h16
Maigre consolation de voir l'anarchiste monégasque réfugié en toscane érigé en modèle morale.
Ferré avec le temps va, tu t'en vas.
Rédigé par : 10 parus | 23/01/2012 à 19h03