Un Carnaval pasteurisé pour les rues de Toulouse
SOCIÉTÉ. «Oyez, oyez ! le carnaval est de retour!» Quatorze ans après sa dernière célébration, la ville de Toulouse annonce le retour de la fête où tout est permis. Tout? Enfin, presque.
L’événement est prévu pour le jour du printemps, mercredi 21 mars 2012.
Pour mémoire, le Carnaval de Toulouse a connu ses heures de gloire dans les années 80 avec les défilés organisés par le Comité d’organisation du Carnaval Unifié (COCU). A son apogée en 1985, la mascarade lancée par Claude Sicre et la smala d’étudiants malpolis emmenée par la Fanfare des Beaux-Arts déclenchait l'ire du maire Dominique Baudis, jugeant que la fête avait tourné au désordre public.
En 1987 Claude Nougaro juché sur le toit de la Mairie avait été élu roi du Carnaval. En 1998, le dernier carré d’irréductibles sortis des ateliers de Mix arts Myrys achevait son cortège en brûlant le roi Carnaval sur la place du Capitole.
À l'origine des origines, le carnaval était le jour soupape sociale où le peuple prenait la place du roi. Sous l’égide d’un nouveau COCU, le Carnaval version 2012 veut d'abord limiter les risques de débordements intempestifs. «Tout en lui conservant sa dimension populaire», veut croire l’école "Samba résille" chargée de coordonner l’évènement.
Exit donc le joyeux désordre des défilés et des fanfares pétaradantes. Comme à la kermesse, ce Carnaval commencera par un bal costumé pour les enfants des écoles devant l’Hôtel de Ville. Lesquels enfants devraient juste jeter des avions en papier par les fenêtres des immeubles entourant le Capitole et depuis le Capitole lui-même...
Le défilé d'une trentaine de chars devrait partir à 18h30 des allées Jean-Jaurès pour arriver en soirée au Port Viguerie où aura lieu la crémation du Roi carnaval, suivie d'un bal masqué.
Tant qu'à être sage, ce carnaval se veut aussi "éco responsable". «Nous veillons à contrôler et à réduire au mieux les impacts de l’évènement sur l’environnement», expliquent les organisateurs. Les amateurs de folles bacchanales sont prévenus : il est conseillé d’amener ses confettis bio dégradables.
J-M.E
Local Carnaval 2012 : 4 rue Michel Labrousse, Basso Cambo (parking réservé)
Plus d’infos sur : www.carnavaldetoulouse.fr


De toutes façon Toulouse n'a su produire que des carnavals. Sortes de busses à naviguer sur sa bonne Garonne bien de chez nous. On accpete mes brésilienne avé l'accent. Pas les pédes. Royal de Luxe et autres Novellas, installätions très osties, où le spectateurs, nécessairement de la rue, se voit lui-même déguisés en acteur à nez bleu, puisque le rouge est banni de cette ville rose. Soyons drôle, soyons du quartier, soyons toulousains, que diable. Le car naval revu par le patron de la ville airbus, ça ne manque pas d'air.
Les gauchistes au service du roitelet socialiste.
En Suisse aussi les manifestation sont suivi par des éboueurs éco-responsables qui empêchent les tracts de tomber par terre ou tomber dans des mauvaises mains. La manifestation façon douce et durable.
Beurp.
Rédigé par : Beurp | 28/01/2012 à 15h50
Le terme "éco-responsabilité" ne va-t-il pas devenir comme celui de "citoyen" (comme substantif ou sous sa forme dégénérée d'adjectif qualificatif) ... un mot sans sens, autant utilisé par les écologistes sincères que par les marchands de 4X4, par les politiciens (des Verts jusqu'à Marine Lepen), par les ruraux que par la néobourgeoisie progressiste et urbaine ("bobos" et autres formes de la gauche libérales protégée derrière sa bonne conscience et ses titres de propriété), etc.
Bref, un mot que devra fuir celui que a encore un peu de cervelle et de conscience civique.
Cordialement.
Snorri
Rédigé par : snorri | 28/01/2012 à 17h54
Mais sortez-vous donc les doigts, au lieu de déplorer d'avance ! La mairie et la préfecture ont autorisé ce carnaval, aux Toulousains d'en faire quelque chose - s'ils en sont capables... Les villes du Rhin, des Ardennes et de Belgique ne se privent pas de mettre de la politique et de l'impertinence dans le leur, et le 21 mars 2012 est une date parfaite pour ça. Seulement voilà : c'est dans deux mois, et dans les villes du Rhin, des Ardennes et de Belgique, tout est prêt depuis l'été, et on en est à peaufiner les détails - contrairement à Toulouse, où on a flemmardé pendant toute l'année, et où on se réveille au moment de constater qu'on n'a plus le temps ! Accuser les organisateurs de la fête de ne pas prévoir de contestation alors qu'on a été infoutu d'organiser une contestation pendant qu'ils organisaient les festivités, c'est à la fois complètement crétin et typiquement toulousain.
Rédigé par : Rémy | 28/01/2012 à 22h49
C'est bien dommage d'avoir l'impression de lire un article qui ressemble plus à un commentaire d'article... l'aire internet surement...
"Exit donc le joyeux désordre des défilés et des fanfares pétaradantes." Vous en savez quoi d'ailleurs?
Monsieur JME, c'est à la fin du bal qu'on paye les musiciens!
Rédigé par : Denis | 29/01/2012 à 15h34
J'étais un grand amateur du carnaval étudiant des années 80. Pour y aller, on séchait les cours, il y avait une foule monstre, une ambiance délirante, c'était vraiment l'esprit du carnaval, avec un parfum de transgression mais quand même, au final, très bon enfant. J'espère qu'on pourra regoûter à cette ambiance-là, mais il faudra que ni les politiques ni les auto-proclamés professionnels de la fête ne prétendent l'encadrer ou lui donner un sens préétabli par eux.
Rédigé par : Pedro | 29/01/2012 à 21h35