Maternités à Figeac : le président Malvy s'inquiète des accidents qui auraient pu être cachés
SANTE. Le courrier adressé hier samedi 20 octobre par le président de Midi-Pyrénées Martin Malvy au directeur de l’Agence régionale de Santé Xavier Chastel:
«Monsieur le directeur,
Comme j’ai eu l’occasion de vous le dire samedi ainsi qu'à M. Neuvache, directeur de cabinet de Mme Touraine, je demande que l’enquête diligentée à la suite du drame de vendredi dernier ne se limite pas à cet événement tragique et des conditions dans lesquelles il est intervenu.
La maternité de Figeac a été fermée il y a 3 ans au prétexte de sa sous activité, dont les raisons étaient diverses, et de son déficit. Nous avons alors dit notre opposition et rappelé que l’autorité de tutelle avait déjà fermé la maternité de Saint-Céré, et contre notre avis, procédé à un rattachement à Brive occultant par là une possibilité de renforcer Figeac.
Notre opposition portait évidemment sur l’éloignement à plus d’une heure de toute maternité, pour certaines femmes du territoire.
Il y a donc lieu, au-delà de l’événement qui a reposé au plan national le problème global de la proximité médicale, d’analyser de manière très précise, cas par cas, les événements qui se sont produits depuis 2009. Je pense plus particulièrement aux conditions dans lesquelles des accouchements ont eu lieu à l’hôpital de Figeac, malgré la fermeture de la maternité, aux accidents qui ont pu se produire et dont nous n’aurions pas eu connaissance (NDLR: souligné par nos soins), à ce qu’à dû être l’intervention des sapeurs pompiers, voire d’autres services, aux accouchements pendant les transports ou à domicile. Le fonctionnement du centre périnatal devra lui même faire l’objet d’une expertise.
Cette étude - vous le comprendrez - devra être présentée devant la Commission de surveillance de l’hôpital, sa commission médicale, les médecins et personnels médicaux concernés dans un double souci de transparence et de sécurité. Je veillerai, en ma qualité de président de la Commission de Surveillance, à ce que les conclusions qui en seront tirées fassent l’objet de la part des autorités de tutelle des mesures appropriées.
En vous demandant de me faire connaître les modalités de mise en œuvre de cet audit et les délais dans lesquels il sera conduit je vous prie de croire, Monsieur le directeur, à l’assurance de mes sentiments les plus distingués.»


TOUT SAUF L'AGENCE REGIONALE!
Dans le secteur public, on a trop l'habitude de ces enquêtes administratives, qui confiées au service ou à une émanation du service ont souvent pour mission un rôle de contre-feu, plus que d'enquête objective. Comment donc demander à une Agence Régionale de Santé qui, par essence, met en application l'actuelle politique de restriction de se déjuger elle-même ou pire encore de déjuger son Ministre de tutelle? Décidément, on n'a toujours rien compris dans le secteur public à la notion de conflit d'intérêt, qui découle du principe d'indépendance, soit l'exact contraire du principe hiérarchique (principe de "la voix de son maître). tout puissant qui régit verticalement toutes les Administrations et pire encore les esprits.
Et puis est-ce vraiment insensé d'associer à l'enquête des représentants des patients ou des associations de consommateurs , ceux dont on a si volontiers mésestimé les besoins en haut lieu, mais qui financent pourtant l'institution et qui en définitive sont les seuls à exposer leur vie à raison de décisions ineptes qui s'inspirent davantage de rapports de pouvoir et d'influence que des besoins réels de la santé publique?
Rédigé par : LEXXIS | 21/10/2012 à 19h43
La crise est d'un tel niveau et les moyens de l'état si inexistants qu'il ne faut pas hésiter a proposer d'audacieuses remises en cause.
Pour les maternités et les crèches il y a a Toulouse trois lieux somptueux, surdimensionnés et déjà payés par les contribuables qui pourraient, avec quelques aménagements, accueillir les mamans et leur bébés ou futurs bébés: L'Hotel de région, l'hôtel du département et l'hôtel particulier qui héberge la DRAC. Pour la ruralité il y les préfectures et sous préfectures. Il suffit dans tous ces lieux d'aménager les espaces libres, ils sont nombreux, et si necessaire de demander aux fonctionnaires de se serrer un peu.
Rédigé par : fabienne | 22/10/2012 à 08h58
et qui a enclenché le mouvement ? kouchner , un homme de gôôôôche......
Rédigé par : adda | 22/10/2012 à 09h00