AZF : le quitte ou double de l'avocat Soulez Larivière
JUSTICE. Pour l'avocate de l'Association de Familles endeuillées, Stella Bisseuil, les avocats de Total «raclent les fonds de tiroir pour dénoncer un jugement qui leur déplaît».
Le président de l'Association des sinistrés du 21 septembre, Jean-François Grelier, s'amuse, lui, de voir Total sortir «un nouveau lapin de son chapeau», celui-ci n'admettant pas d'avoir été «pris en faute, le doigt dans le pot de confiture».
Le groupe Total, ajoute-t-il «a une ligne de crédit illimité pour inventer tous les deux mois une argutie juridique».
Il faut dire que Daniel Soulez Larivière, avocat de l'ex-directeur d'AZF Serge Biechlin et de la filiale de Total Grande Paroisse propriétaire de l'Usine, condamnés pour homicides involontaires, a déposé une demande de récusation ce matin jeudi 9 novembre.
Une magistrate, Maryse Le Men Regnier, ayant siégé comme assesseure au procès, aurait pu être selon lui juge et partie, étant par ailleurs vice-présidente d'une association d'aide aux victimes. Laquelle association a signé une convention avec l'Association des victimes d'accidents collectifs, partie civile au procès...
Les parties civiles au procès relèvent que la défense du pétrolier disposait de cette information dès le début des audiences et n'a pas jugé bon, alors, de dénoncer le fait.
Ce dernier coup de théâtre ne serait selon ces parties qu'une «stratégie désespérée» de l'avocat Soulez Larivière pour appuyer son pourvoi en cassation.
C'est en tout cas un quitte-ou-double. Si sa demande est entendue, à lui tout seul et avec ses petits bras musclés, il aura renversé la vapeur. S'il est renvoyé à ses études, il aura, de sa propre initiative, accroché à sa robe une casserole qui n'a pas fini de résonner à Toulouse.
GLv.


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