La droite toulousalne dispute les bons points à la gauche
RECREATION (Cour de). Le courrier de l'équipe Baudis-Douste-Moudenc reçu à LibéToulouse en manière de rectificatif après la note intitulée "Le bon point de la Chambre régionale des Comptes au maire Pierre Cohen” (Lire la note publiée le 23 novembre dernier).
Le droit de réponse et la réponse à ce droit de réponse :
Dessin : Mig
1)- Vous accordez un «bon point» à la Municipalité qui nous a succédé en 2008, pour une gestion sans recours à l'emprunt. Il est exact que, depuis 23 ans, la Ville de Toulouse n'a pas emprunté pour ses investissements. Mais ce temps est malheureusement révolu, puisque la Majorité actuelle a annoncé que, en 2013, elle allait emprunter. C'est obligatoire lorsque l'autofinancement s'écroule de 10 Millions d'€ par an depuis le changement de Municipalité.
2)- Vous indiquez que 7 à 10 jours de congés supplémentaires ont été accordés par Dominique BAUDIS. En fait, 8 jours datent de Pierre BAUDIS ; Dominique, lui, a accordé 1, 2 ou 3 jours pour 20, 30 ou 35 années d'ancienneté.
3)- Vous indiquez que «l'absentéisme pour maladie ordinaire se serait aggravé de 2007 à 2009. Soit pile à cheval entre les municipalités Moudenc et Cohen. Egalité partout.»
La réalité est différente. En effet, la Chambre Régionale des Comptes a constaté l'absentéisme en 2007, année dont nous sommes responsables, et elle a fait de même pour 2009, année dont le Maire actuel est responsable. Elle a noté que l'absentéisme avait augmenté de 26%, ce qui correspond en moyenne à 7 jours d'absence supplémentaire par agent. Il n'y a pas égalité partout comme l'écrit votre article. L’absentéisme a explosé (+26%) de 2007 à 2009 avec le changement de Majorité de 2008. C’est à mettre au débit de la Municipalité actuelle.
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir publier ce rectificatif.
Très cordialement,
Les élus du Groupe Toulouse pour Tous
LES PRECISIONS DE LIBETOULOUSE :
Point Un : le temps de la dette zéro est «malheureusement» révolu, regrettent ces élus. Mais cet adverbe ne figure pas dans la Synthèse des observations définitives de la Chambre régionale des comptes.
Plus précisément, quand Toulouse pour Tous avance que «l'écroulement de l'autofinancement» serait à l'origine du mal, la Chambre explique pour sa part que c'est avant tout le remboursement des emprunts du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) qui pourrait plomber cette politique de la dette zéro.
La Chambre confirme ainsi ce que la gauche va répétant depuis des lustres, mais jusqu'alors dans le vide.
Enfin, ce groupe ne précise pas que ses rivaux de l'opposition, rangés sous le sigle Toulouse Métropole d'Europe proposent eux-mêmes d'en finir avec «le dogme malthusien de la dette zéro» et donc de recourir à l'emprunt pour «une politique d'investissements plus ambitieuse».
Autrement dit, tout le monde à droite n'est-il pas persuadé qu'il soit de bonne politique pour la quatrième ville de France de s'endormir sur son magot comme un épicier grippe-sou le ferait plutôt que de l'utiliser au développement de son épicerie.
Point Deux : LibéToulouse veut bien admettre s'être trompé de Baudis, ayant attribué l'augmentation des jours de congés des fonctionnaires municipaux à Dominique alors que Pierre en serait le responsable.
Mais enfin, rallongeant lui-même ces vacances de quelques jours, le fils n'a surtout pas corrigé ce qu'avait fait le père. Pas plus, d'ailleurs, que les équipes suivantes ne l'ont fait.
Et c'est le fond du reproche de la Chambre notant que rien de ce qui a pu être entrepris par les uns ou par les autres n'a «permis de revenir sur la durée de travail des agents, fixée depuis les années 80 en deçà des minimums requis par la loi».
Point Trois (et sous-total) : L'absentéisme de ces mêmes agents. Il s'est en effet «aggravé de 2007 à 2009», soit de l'équipe Moudenc à l'équipe Cohen, précise pourtant bien LibéToulouse.
Nous maintenons ainsi que, entre une droite dont la gestion du personnel municipal, hors cadre légal, coûte encore 8,6 millions d'euros annuels aux Toulousains et une gauche sous laquelle l'absentéisme de ce même personnel croît allègrement, il y a bien, sur cette question, «égalité partout».


Il y a deux explications possibles au fait que personne ne commente cet article: 1) c'est parce qu'il est inintéressant, 2) c'est parce qu'il n'est pas aimable de tirer sur une ambulance (Copé étant “Pin”, Fillon étant “Pon”). Moi-même ne fais que commenter non pas l'article mais l'absence de commentaires liés à cet article. Je m'explique auprès de son ou ses auteurs qui pourraient s'en sentir frustrés : j'ai lu ça, je me suis bien marré. Point. Je ne vois pas ce que j'aurais pu ajouter. La droite toulousaine ne s'est peut-être pas rendu compte que cela fait dix ans que Baudis est parti. Je ne vais pas, moi, passer autant de temps à commenter cette momification.
Rédigé par : Ulysse (autrement dit, Personne) | 27/11/2012 à 17h39
Copé (soit Pin) propose à Fillon (soit Pon) un referendum pour savoir s'il faut ou non revoter... Le momentanément et amovible président de l'UMP n'aurait-il pas été étudiant en Lettres au Mirail pendant les AG de grève de 1976, par hasard ?
Rédigé par : Mirail | 27/11/2012 à 17h46
@Mirall.Tu te trompes, camarade. L'actuel président ne s'appelle pas Francis Armaignac, mais Jean-François Copé. Tu confonds aussi la Ligue communiste révolutionnaire et l'UMP. Mas c'est vrai qu'ils finiraient par embrouiller tout le monde, ces politiques. Moi-même en viendrais à me demander si Moudenc n'était pas membre de la GOP.
Rédigé par : Rectif | 27/11/2012 à 18h02
Quand LibéToulouse sera objectif, on commentera ses articles,, si l'on peut les qualifier ainsi!
Rédigé par : Pino | 27/11/2012 à 20h44
Certains auraient osé "critiquer" l'impartialité d'un article de GLv, incroyable.
Au fait Gégé, il y a bien longtemps que l'on n'a plus de nouvelles de la fac du Mirail....qu'elle est loin cette époque, où chaque semaine, vous nous apportiez, votre lot d'informations sur certains groupuscules en lutte contre la répression gouvernementale et toutes dérives fascistes, qui n'hésitaient pas à interdire l’accès des amphis aux étudiants,à casser mobilier, matériels et ordinateurs pour des millions d'euros au nom de leurs idéologies.
Que sont-ils devenus, ces étudiants paumés âgés de 23/25 ans en deuxième ou troisième année, ces étudiants fils à papa en mal de sensations fortes....ces étudiants condamnés par la justice de droite ?
Pourquoi, ces groupuscules éclatés, la vie a-t-elle repris son cours, apaisé, au sein de cette université ?
Rédigé par : soleil | 27/11/2012 à 22h19
Emprunt en 2013 ou endettement 0, depuis 42 ans que je vis a Toulouse je constate la réalistion de vrais travaux qui changent enfin le visage de Toulouse. Jusqu'à présent, je n'avais que souvenir de palais des sports déjà démoli, d'effroyables toboggans métalliques, de mini tunnels inutiles, St Cyprien, St Michel et le summum des trottoirs peints en noir affublés des pots plastique orange dans la rue Alsace. Avouez qu'à ce jour c'est vraiment autre chose...le changement a bien eu lieu à Toulouse
Rédigé par : Iker31 | 27/11/2012 à 22h46
UMP pète UMPété de rire !
Rédigé par : Babar le Barbare | 28/11/2012 à 08h21
Quand l'UMP pète, qu'en dit MoudenXiaoping, ce grand penseur politique ?
Rédigé par : Babar le Barbare | 28/11/2012 à 08h56
Ils sont marrants, ces militants UMP : Libé n'est selon eux objectif que lorsqu'il casse du sucre sur le dos des socialistes, Il devient partisan quand il se fiche de la poire des patrons de la droite. C'est une conception des choses...
Rédigé par : Rigolo | 28/11/2012 à 10h28
Copé-Fillon, Fillon-Copé... On en a ras la casquette !!! La droite montre chaque jour sous nos yeux effarés ses magouilles, ses mensonges et ses manipulations. Comment voulez vous qu'on lui accorde une once de crédibilité. Donc, je vote Libé même si je n'ai lu le rapport de la cour des comptes
Rédigé par : Soukar | 28/11/2012 à 17h03
Les militants d'une UMP en décomposition avancée font une chasse fielleuse aux journalistes de LibéToulouse au nom (on croit rêver...) de l'objectivité de l'info.
On aura tout vu !
Rédigé par : Adrien | 28/11/2012 à 19h15