Rock Belda met l’Algérie à portée de musiques
MUSIQUE. «La
musique algérienne n’est pas seulement le raï et le chaabi», affirment les
organisateurs du festival Rock Belda programmé à la Dynamo ce jeudi 21 mars De l’autre côté de la Méditerranée, la
jeunesse algéroise possède en effet une scène
rap, rock, métal et électro.
Les amateurs de rap gardent en mémoire les paroles détonantes, en arabe et en français, des précurseurs de MBS (Micro Brise le Silence) et de Double Kanon, deux groupes nés dans la tourmente de la fin des années 90.
Les temps ont changés. La guerre civile en Algérie s’est achevée avec la loi de Concorde civile mise en place par le président Bouteflika.
Le Printemps arabe des voisins tunisiens et libyens ne s’est pas propagé, pour le moment, dans la jeunesse algérienne.
Les organisateurs de Rock Belda veulent créer des passerelles entre jeunes musiciens des deux rives. Le festival se déroulera en trois temps. La première partie a vu des groupes de la nouvelle scène algérienne se produirent du 16 au 20 mars à Toulouse. Elle s’achèvera avec le concert de Samir Fares, héritier d’Idir et pointure de la folk algérienne ce jeudi 20 mars à 20h à la Dynamo.
La seconde partie aura lieu à Alger, du 16 au 23 février 2013, avec l’organisation de trois séries de concerts dans les salles de la capitale algérienne. Cinq groupes toulousains partageront leur set avec les groupes Algérois issus de la scène rock, métal et hip-hop. La pop rock de Face B et le hip-hop bluesy de Dadoo sont programmés.
La troisième partie : le "match retour" à Toulouse, du 16 au 23 mars 2013, avec la présence d’artistes Algérois en différents lieux de la scène toulousaine, dans le cadre d’une semaine algérienne où se mêleront plusieurs expressions artistiques, peinture, art graphique, film et lecture.
Une compilation made in Bleda réunissant tous les musiciens algériens et toulousains sera éditée.
J-M.E
Rock Belda avec Samir Fares jeudi 20 mars à 20h à la Dynamo, rue Amélie.


La jeunesse algérienne a déjà eu un guerre civile bien lourde qui a failli mettre le FIS au pouvoir. Laissez les tranquilles avec ce que vous appelez "printemps arabe". Les Algériens jeunes ou vieux mértient de vivre décemment, en travaillant , en créant et en se logeant dans un pays qui représente le 5e PIB mondial !
Rédigé par : Fleur des Alpes | 27/12/2012 à 08h45