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11/01/2013

La mystérieuse mise en examen d'Augustin Bonrepaux

Suite de l'article paru hier jeudi 10 janvier dans le quotidien Libération.

POLITIQUE. N'en dire qu'un peu en se donnant l'air de tout dévoiler: c'est le calcul qu'a dû faire le président (PS) du Conseil général de l'Ariège annonçant le 26 octobre dernier à la presse de son département qu'il venait d'être mis en examen deux jours plus tôt.

Augustin Bonrepaux précisait ce jour-là être mis en cause dans le cadre de «deux marchés publics», l'un concernant le Syndicat mixte départemental de l'eau et de l'assainissement de l'Ariège (SMDEA) qu'il préside, l'autre concernant la Communauté de communes de la vallée d'Ax (CCVAX) où il siège.

Le SMDEA et la CCVAX auront, entre autres, passé des marchés avec le cabinet d'expertise CRP Consulting dont le directeur général était encore le maire de la commune la plus importante de cette CCVAX, lequel maire avait aussi Augustin Bonrepaux pour premier adjoint.

Plutôt que de soupçonner quelques proximités fâcheuses, le public ariégeois était prié d'apprécier la «sérénité» du mis en examen et son goût de la transparence, révélant le tout de sa propre initiative. A peine celui-ci nous glissait-il pour sa défense au mois de décembre dernier que le juge lui reproche d'avoir fait ce qu'un «décret (l)'autorisait pourtant à faire».

«C'est tout, je vous dis!», verrouille Augustin Bonrepaux. Les curieux ne sauront pas quelles sont les qualifications juridiques de cette mise en examen, à quels délits celle-ci fait référence ni sur quels articles du code elle est fondée :

A force d'insistance, la réponse à ces questions, un brin excédée, est «y en a pas!» Suit un tout petit «il y avait peut-être “favoritisme”, je ne sais pas». Avant la promesse de «relire la lettre du juge, pour voir», sachant que cette lettre est «à la maison» et qu'il faudra attendre «après demain» pour dn connaître. Il y a, comme ça, des “après-demain” qui ne viennent jamais.

Le juge et son greffe étant tenus au «secret de l'instruction» et l'avocat du mis en examen au «secret professionnel», le parquet n'ayant «pas vocation à communiquer sur des affaires privées» et le plaignant à l'origine de l'affaire n'ayant aucun accès au dossier puisque ne s'étant «pas constitué partie civile», la partie de cache-cache peut ainsi durer longtemps.
Elle se poursuit en tout cas ce mois de janvier, Augustin Bonrepaux faisant le choix de ne pas répondre à nos appels.

Les Ariégeois sont désormais tous censés savoir qu'il est dans le collimateur du juge toulousain Guichard puisqu'il le leur a dit. Ceux qui savent que, pour un affaire engagée en septembre 2010, le parquet a lancé un réquisitoire supplétif en avril 2011 sont déjà plus rares. Ils ne sont plus qu'une toute petite poignée à savoir que la gendarmerie poursuit ses visites dans le département avec un mandat de ce juge.


GLv.
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Commentaires

Quelque chose me dit que le président Bonrepaux est un ami de libetoulouse...

Ariège, Terre Courage... de dire toute la vérité

Quoi ? On aurait réintroduit l'Augustin Bonrepaux dans les Pyrénées ariégeoises et on ne m'en aurait rien dit !

Augustin Bonrepos ne veut rien dire mais toi Gilbert Bontravail plonge dans le dossier et dis nous tout. Si non, à ton tour, tu seras accusé de favoritisme.

l'article ne nous donne pas la couleur politique de cet élu.
Curieux.

Le plus amusant, c'est que Bonrepaux est protégé par l'UMP 09 qui ne dit rien sur cette affaire , circuler il n'y a rien à voir ! Je te tiens , tu me tiens par la barbichette. Mais pourquoi donc? Du travail pour les journalistes?

Toute l'arège est sous la férule du PS depuis la nuit des temps. C'est culturel, traditionnel, clientéliste et C°. D'où la discrétion en effet de libé-toulouse. Que voulez-vous c'es ça la démocratie en France..

Quelle est,à votre avis, la puissance de feu de l'UMP09 actuellement ?

@ Soleil. Depuis quand la mention “PS” n'est-elle plus indicatrice d'une couleur politique ???

@politologue.
cette appartenance ne figurait pas dans la première mouture.

Pour se tenir à l'abri des soucis judiciaires, une recette déjà éprouvée pour ce vaillant montagnard : la chasse à l'isard !

Cet article est très bien fait mais GLV manque d'informations. En effet, nous sommes à l'origine de cette "histoire" et deux personnes se sont portées partie civile dans ce dossier dont Michel Naudy Président Fondateur du Cercle Lakanal. Nous avons toutes les informations sur ce dossier qui n'en est qu'à son début c'est la raison pour laquelle nous ne communiquons que très peu à ce sujet. La presse départementale étant volontairement muette, nous sommes heureux de voir que Libération commence à s'y intéresser.
A suivre donc...

Dans le genre “moi-je-sais-mais-je-dirai-rien”, ce cercle paraît avoir trouvé la meilleure façon de tourner en rond...

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