Un Malien sans papier évite son expulsion in extremis
SANS-PAPIERS. La guerre au Mali n’empêche pas la mise en rétention des Maliens sans-papiers. Libéré cet après-midi après un mois passé au centre de Cornebarrieu
(31), Diallo Seydou, 30 ans, vient d’en
faire l’expérience.
Ce Malien, arrivé en France il y a dix ans avec un visa étudiant avait été arrêté le 13 décembre dernier lors d’un contrôle sur la voie publique à Toulouse. Jusqu’à aujourd’hui, il était sous le coup d’une mesure d’éloignement prise à son encontre par le Préfet de la Haute-Garonne.
Diallo Seydou aura donc vécu un mois d’angoisse, persuadé jusqu’au bout qu’il allait être renvoyé dans son pays en guerre. Il était «super mal»raconte à LibeToulouse Lionel Claus l’un des membres de la Cimade, l’association d’aide aux sans-papiers présente dans les centres de rétention :
Dessin : Mig
La préfecture de Haute Garonne «semble aller à contre-courant de la pratique générale en plaçant en rétention des ressortissants de pays en guerre», relève la Cimade. En novembre 2012, un Syrien originaire d’Alep a passé une semaine à Cornebarrieu avant d’être libéré au tribunal. «Et Diallo était à ce jour le seul sans-papier malien en rétention sur l’ensemble du territoire national», poursuit la Cimade. La préfecture de Paris aurait en effet libéré tous les Maliens qui étaient gardés au centre de rétention de Vincennes et du Mesnil-Amelot .
Avec sa libération ce jeudi 17 janvier en fin d’après-midi, Diallo Seydou aura bénéficié in extremis d’une décision de bon sens de la préfecture.
J-M.E


Commentaires