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07/02/2013

Le Printemps de Septembre victime du réchauffement de la planète culture

ViguerieTOULOUSE. Changement d'identité, de lieux, de saison, de programmation. Le Printemps de Septembre s'en va cul-par-dessus-tête pour devenir le Festival international d'art de Toulouse, programmé en mai-juin, avec du “lourd” sous la nouvelle direction du plasticien toulousain Jean-Marc Bustamante.

L''évènement qui se veut de portée internationale, placera selon lui «les artistes au tout premier plan». C'est-à-dire devant les commissaires d'expos et les directeurs artistiques qui, dit-il, auraient souvent tendance «à trop faire parler d'eux».

“Artist come first”, -Les artistes en premier- sera le gimmick de l’édition programmée du 24 mai au 23 juin et concentrée dans le centre historique de Toulouse. Revue de détails et d’intentions :

Buckminster Fuller au Port Viguerie.Photo : DR Buckminster Fuller institute

Fini, les programmations à géométrie variable des années précédentes. Ce nouveau Printemps sera dirigé par un comité permanent composé de cinq «personnalités du monde de l’art».

Le directeur des Abattoirs Olivier Michelon, la directrice des projets artistiques de la Fondation Cartier Isabelle Gaudeffroy, la directrice du musée Tate Britain Penelope Curtis, le directeur de la richissime fondation new yorkaise Dia art Philippe Vergne et le directeur de la fondation du magnat ukrainien Victor Pinchuk, Eckard Schneider piloteront cette affaire au budget de 1,5 millions d’euros financé en partie par la ville de Toulouse,

Et ce sont les Jacobins, le musée des Augustins, l'Ecole des Beaux-arts, l'Hôtel D’Assezat, le Château d’Eau, l'Hôtel Dieu, Port Viguerie et les Abattoirs qui accueilleront les installations, chacun de ces lieux étant dédié à l’œuvre d’un seul artiste. Fini donc le binz des dizaines de lieux dans lesquels le public se baladait en mode fiesta underground. Dommage, peut-être, pour l'ambiance.

Tout n’est pas encore calé. Sinon que le réfectoire des Jacobins sera squatté par le bric-à-brac azimuté du performer Jason Rhoades, artiste phare de la scène californienne des années 90, mort prématurément en 2006. Ou que le designer cubain Jorge Pardo proposera une nouvelle scénographie de la collection de chapiteaux romans du XI et XII e siècle du musée des Augustins. Une rétrospective du peintre londonien sir Howard Hodgkin sera accrochée à l’Hôtel d’Assezat. La famille Smith, Tony le père et ses deux filles Kiki et Seton, smala d’artistes américains des seventies exposeront leurs sculptures aux Abattoirs.

La vidéaste londonienne Lindsay Seers (notre préférée) mettra son installation vidéo inspirée du pèlerinage de Compostelle dans un faux confessionnal posé dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu. Fasciné par l’hétérochromie du regard, les yeux vairons en langage courant, l’artiste cherche un homme possédant cette particularité pour son installation. Si David Bowie lis ces lignes, LibéToulouse fera suivre.

Prêté par un collectionneur américain, le dôme monumental du designer Richard Buckminster Fuller se posera sur l’esplanade du Port Viguerie. Cette soucoupe terrestre façon boule disco sera mise en lumière et accueillera les «bamboulas» de ce nouveau festival international d’art de Toulouse. Le printemps sera peut être chaud.

J-M.E

Festival international d’art de Toulouse du 24 mai au 23 juin 2013.

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Commentaires

Si les directeurs de galerie, les créateurs d'instâllâtions, les popeux vieillissants capitalisés par des fonds ukrainiens représentaient l'excellence que Pierre Cohen souhaitait pour Toulouse lors de sa précédente campagne, est ce qu'ils créent du lien social? La culture élitiste et snob dans une capitale régionale socialiste, même pas européenne ni culturelle, c'est pas raccord. N'est pas Bilbao ou Nantes qui veut.

Bonjour J-M.E,

Dans votre article vous oubliez :
— Christy Maclear, présidente de la Fondation Rauschenberg ET présidente du comité 2013.

— Tate Britain n'est pas une galerie mais un musée (...)
BC

@ Obama. Alors, ça y est, les mufles sont lâchés ? Les donneurs de leçons sont pléthore, cher Obama. Ceux qui ont assez de talent pour se faire entendre sont beaucoup moins nombreux

Bamboulas sous la coupole du port Viguerie, c'est libé qui prend ses désirs pour la réalité. Ce sera champagne et foie gras pour les très, très VIP et les élus. Regardez la fonction et l'origine sociale des bos de l'initiative. On est loin du buffet servi par la cantine de la ville pour la venue de l'Orchestre National de Barbès. Autre époque et autre maire.

Je m'étonne. Quand Toulouse organise des kermesses, les loups hurlent en meute au manque d'ambition. Quand la ville prétend à des dimensions internationales, ces mêmes loups renvoient à la culture de quartier. Là, y a un truc qui m'échappe

© Interloc & Chasseur

International, excellence et lien social ne sont pas incompatibles. cf Luc Besson à St Denis dans le 93, Bilbao, Brasilia, Barcelone, et la Villette à paris ont su combiner attrait architectural, projets industriels et animations populaires. Faut dépasser pour ça l'attrait de la vitrine, le bluff spéculatif. Avoir une vision adapté à l'existantet aux besoins. Eviter les "machins".

@interloc
Et oui, c'est difficile de sortir de l'esprit province! On voudrait mais quand on y est, on a peur du grand méchant loup !

Mais non "Interloc",... c'est tout simplement que ces loups sont des cons ! ! ! !

Je suggère que Obamo et Fabienne fassent un petit que l'on déposera ensuite au pavillon de Breteuil juste à côté du mètre étalon, manière de donner à leur "pensée" convenue toute sa mesure.

@frédéric arrou
Vous confondez Obama@ et Obamo@. Pas tout à fait la même idéologie...

Maintenant à la Mairie et à la Région d'équilibrer à Toulouse culture internationale et culture locale. Il y a foison d'artistes talentueux dans cette ville ( musiciens et plasticiens principalement et qu'on arrête de nous gaver avec le théâtre de rue ) que Jazz sur son 31 et Toulouse d'Été promotionnent avec brio.

comme le dit l'article, "l'évènement se veut de portée internationale" mais il y a loin de la volonté à la réalité surtout avec un fonctionnement en peu de lieux pour peu d'artistes et pour peu de toulousains

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