Danse contre les violences
SOCIETE. Une chorégraphie apprise sur internet plutôt que des slogans et des tracts:
Le flashmob organisé par Osez le féminisme-31 et Amnesty International a rassemblé près de trois cents personnes ce jeudi 14 février, place du Capitole, pour protester contre les violences faites aux femmes.
«C’est juste une façon différente de faire passer un message sérieux», explique Camille, 21 ans, porte-parole d’Osez le Féminisme.
Né du constat qu’un milliard de femmes dans le monde ont été ou seront victimes de violences au moins une fois dans leur vie, cette manifestation a été reprise dans 200 pays et dans 30 villes françaises.
A Toulouse, (photo Sarda Lydie) c’était ambiance dance-floor:
Fabienne, 45 ans, infirmière, a appris la chorégraphie dans l’après-midi sur Facebook. «C’est festif et non violent. C’est plus sympa que de regarder des gens défiler en gueulant des slogans, dit-elle. Ça permet d’attirer des gens qui ne seraient pas venus sur une manif habituelle».
Ramuncho, 51 ans, soutient ses deux amies, Laurence et Axelle, danseuses improvisées. «Dire non à la violence faites aux femmes par la danse et la joie c’est plus fort. Il y a des millions de femmes dans le monde à qui il est interdit de manifester dans la rue», s’enthousiasme Laurence.
«Je sais bien ce que veut dire le mot violence. Elle touche aussi des femmes ici en France et dans tous les milieux. Elle est aussi verbale, psychique. Elle s’exerce à la maison comme au travail», ajoute Axelle.
Dix minutes plus tard. A l’appel de la porte-parole d’Oser le Féminisme, la «choré» se remet en place. Le groupe de danseurs s’est étoffé. Le public toujours plus chaud claque dans les mains en cadence. «C’est cool et créatif», commente Elsa, 21 ans, étudiante habituée des flashmobs.
Prochain rendez-vous le 8 mars à 14 heures place Jeanne d’Arc dans le cadre de la journée des Droits des femmes pour un défilé «traditionnel».
J-M.E


Vive les femme! L'avenir des femmes ce sont les femmes, pas les autres.
Rédigé par : Obama | 14/02/2013 à 22h06
C'était joyeux ! Plein de féministes jeunes et pêchues ! La relève est assurée ! Continuons le combat !
Rédigé par : Joséphine | 14/02/2013 à 23h46