Mort de Jon Anza: la police espagnole hors de cause
BASQUE. Le parquet de Toulouse a demandé un classement sans suite dans l'enquête sur les circonstances mystérieuses de la mort du militant de l'ETA Jon Anza, dont le corps était resté dix mois à la morgue d'un hôpital toulousain avant d'être finalement identifié en mars 2010 (voir LibéToulouse au 02/11/10).
«L'ensemble des faits vérifiés, établis par l'enquête et l'instruction, permettent d'affirmer que la mort de Juan Maria Anza Ortunez n'a rien à voir avec une opération illégale de contre-terrorisme mais est la conséquence de son état de santé», conclut le parquet dans son réquisitoire définitif en date du 28 janvier et dont l'AFP s'est procuré une copie.
A l'époque, l'organisation indépendantiste armée basque ETA avait avancé l'hypothèse d'un interrogatoire clandestin de la police espagnole qui aurait mal tourné:
Le 15 mai 2009, sa famille alertait les autorités judiciaires, qui ouvraient une enquête pour disparition inquiétante.
De façon très inhabituelle, ETA avait identifié Jon Anza, dans les colonnes du quotidien basque Gara, comme l'un de ses membres actifs avec pour mission, au moment de sa disparition, de convoyer une forte somme d'argent à d'autres militants.
La trace du militant, évaporée lors du trajet Bayonne-Toulouse le 18 avril, avait refait surface le 29 avril, les pompiers prenant en charge un homme victime d'un malaise cardiaque dans une artère très passante du centre-ville de Toulouse.
Selon le parquet, Jon Anza aurait pendant ces dix jours été pris en charge par d'autres militants qui, pour «ne pas risquer de mettre en péril l'existence du réseau», avaient tardé à le déposer sur la voie publique afin qu'il soit secouru. Une thèse que les avocats de la famille contestent.
Jon Anza, qui n'était porteur d'aucun document permettant de l'identifier sur le champ, était décédé le 11 mai 2009, à l'hôpital.
Ce n'est que 10 mois plus tard, en mars 2010, qu'un lien avait été établi entre le corps resté à la morgue et le militant, dont le signalement avait pourtant été transmis aux services de police.
«On a énormément de questions, mais au terme de l'instruction, on n'a toujours pas de réponses», a déploré Me Julien Brel, l'un des conseils de la famille de Jon Anza.
Avec AFP


Mais enfin, qui aurait pu imaginer un seul instant que la police espagnole soit pour quelque chose dans cette affaire ? La police espagnole, police démocratique, ne s'est jamais permis de telles pratiques ! Respectueuse du droit et des droits de l'homme elle est innocente comme l'agneau qui vient de naître !
Rédigé par : Ph.G | 22/02/2013 à 20h46
J'ai plus confiance en la police espagnole qu'en les assassins et les poseurs de bombes d'eta.
Rédigé par : toto | 27/02/2013 à 19h59
et les tueurs des GAL ? C'est qui qui était derrière au fait ? Évidemment, on ne peut qu'avoir que confiance envers les services policiers des 2 états colonialistes...
Rédigé par : Gat | 28/02/2013 à 15h38