Les métamorphoses de Suzy sur le Ring
THÉÂTRE.
Qui est Suzy ? Les réponses sont dans le solo “et
Suzy vagabonde”, présenté par la Compagnie Cox Igru jusqu’au 10 février sur la
scène du Ring, petit théâtre niché dans un hangar du quartier des Sept Deniers.
S’agit-il de la même figure féminine à différents instants de sa vie ? La pièce immerge-t-elle dans les rêves de cette jeune femme ? L’histoire ne le dit pas, mais l’étrange atmosphère posée tout au long des 50 minutes de ce spectacle multi-formes laisse l’imaginer.
Eclairé par intermittence, le plateau donne à voir une succession de tableaux-séquences dans lesquels l’actrice Nadège Perriolat interprète toutes les Suzy qui lui passent par la tête. Délirante, monstrueuse, rigolote :
Suzy en femme cube. Photo : DRChangement de plan : la revoilà en amazone peinturlurée, filmée dans une installation vidéo. Puis, de nouveau en chair et en grimaces, elle se met à manger des vers de terre avant de se contorsionner au sol. De temps en temps, elle cite Deleuze, Gramsci et les Black Panthers. Et sa folie furieuse devient contagieuse.
Côté mis en scène, les décors et les costumes bricolés à l’extrême font penser aux premiers clips des Rita Mitsouko. Au final, la pièce se regarde comme une sorte de dessin animé en 3D. Cette Suzy vaut le détour.
J-M.E
«et Suzy vagabonde » jusqu’au 10 février au Ring, Scènes périphériques 151 route de Blagnac. Tel réservations : 05 34 51 34 66.


Après la bipolarité, le multipolarisme serait il en passe de devenir le nouveau mal du siècle. Dans une société de plus en plus précaire, la personnalité se morcelle à chaque étape de la vie à en devenir monstrueuse aux yeux des gens qui passent et qui regardent.
Rédigé par : Fleur des Alpes | 13/02/2013 à 18h25