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08/03/2013

Toulouse : les "Famuni" en grève contre l'exploitation des femmes

100_0067SOCIETE. Les seins nus et peinturlurés le groupe de sept activistes crie des slogans au pied de la statue de Jeanne D’Arc sur laquelle une manifestante harangue la foule le poing levé.

Ce clin d’œil au style des Femen était le point de départ de la manifestation pour le droit des femmes organisée ce vendredi 8 mars dans les rues de Toulouse.

Près de quatre cents personnes selon les organisateurs et la police ont participé à  la «grève  contre l’exploitation salariale, domestique et sexuelle des femmes». Ambiance happening le long du parcours.

Photo : Les Famuni sur la Place Jeanne d'Arc. DR : Simon Fonchin

Tiphaine, 35 ans, chanteuse dans un groupe de reggae, est juchée sur le camion sono en tête de cortège. Avec ses «sœurs» des Famuni elle est chargée des actions qui ponctuent la manif. «Nous récupérons l’espace public», sourit-elle.

Le premier arrêt a lieu devant le théâtre national de Toulouse (TNT), pour la remise à ses  dirigeants, du Tartuffe de l’inégalité hommes-femmes. L’une des Famuni brandit ledit Tartuffe, un pénis en pâte à modeler. «Il est remarquable que la parité au sein de la direction du TNT n’ait aucune influence sur la programmation. Sur plus de 30 spectacles programmés, 4 sont mis en scène par des femmes », clame l’activiste aux seins nus. «Je ne sais pas si c’est vrai », juge Cristelle, une manifestante spectatrice assidue du TNT. « Ce qui est sûr, ajoute-t-elle c’est qu’il n’y a beaucoup de femmes chef d’orchestre ou cuisinier trois étoiles tandis qu’il ne manque pas d’ouvreuses dans les salles de spectacles ».

Alicia et Marie-Laure, trente ans chacune, dénoncent le sexisme quotidien auxquelles elles sont confrontées dans leur travail. «Lorsque je travaillais dans une boite de téléphonie mes collègues masculins me disaient de mettre des décolletés pour améliorer mes ventes», souffle Alicia.
Son amie a pour sa part abandonné le métier d’ébéniste à cause du machisme ambiant. «Tout le monde louait la qualité de mon travail mais personne ne me demandait jamais mon avis car c’est un métier d’hommes », dit-elle.

Un groupe de femmes kurdes portant foulard et pour certaines accompagnées de leurs enfants manifestent derrière une banderole arborant les portraits de trois militantes du PKK (le parti des travailleurs kurdes) récemment assassinées à Paris. «Tous les jours des dizaines de femmes subissent la violence des hommes en Turquie. Porter le voile ne nous empêche pas de travailler et de refuser les injustices d’une société où les hommes ont tous les droits », explique Sara.

L’arrêt suivant devant le Monument aux morts est le prétexte à une nouvelle action des Famuni. Une banderole "39 19 SOS femmes battues" est déployée et une dizaine d’activistes s’allongent comme sur une scène de crime. Le son d’une sirène précède un hommage aux «femmes battues à mort par leurs époux, copains, Jules, Roméo, amants, conjoints… ». « Le féminisme est né à la Révolution française. Il a toujours été là sous différentes formes », commente Pascale, 56 ans, historienne. 

Selon Sandra, membre de l’association Grisélidis, «quoi qu’en pensent certaines féministes le travail sexuel n’est pas l’esclavage des femmes. Certaines femmes qui se prostituernt le font par choix et sans contraintes. Elles revendiquent les mêmes droits que les autres travailleurs et l'abrogation de toutes les lois qui les pénalisent», dit-elle.

Après deux heures de marche dans les rues de Toulouse, la grève des femmes s’est dispersée dans le calme sur la Place du Capitole.

J-M.E

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Commentaires

Maggie Thatcher, ca c'est une femme, une vraie, elle n'avait pas besoin de montrer ses seins pour se faire entendre.

Physiquement on ne peut pas mettre sur un plan d'égalité seins et pénis. La feminité ne peut pas s'affirmer par l'exhibition de ses seins, tout comme un homme n'impose pas son pouvoir par la taille de son sexe... La physiologie sexuelle( seins, pénis, vagin... ) est l'affirmation de nos différences entre hommes et femmes. Notre égalité réside probablement dans le fait que nous sommes dotés intellectuellement des mêmes capacités de compréhension.

Libre à tous de bien en rire et d'en faire des interprétations douteuses.
Les seins nus ont été choisis comme acte de réappropriation de nos corps, en tant que femmes, d'en faire des lieux de lutte et un vecteur de message. Lutte contre la réification des corps féminins par les médias, leur érotisation constante dans les publicités. Nous pouvons comprendre que cela puisse provoquer quelque scepticisme, mais il est possible aussi poser des questions plutôt que de réagir compulsivement.

Les femmes engagées devraient tout de même éviter de se livrer corps et âme dans le spectacle de la nudité... qui est l'humiliation ultime d'un être humain, comme les esclaves trimant à poil.

Le spectacle de femmes nues pour les unes et voilées pour les autres... est particulièrement consternant pour prétendument célébrer la lutte des femmes contre l'oppression !

Si je lis bien l'article, c'était une manifestation, pas une grève. C'était même une manifestation pleine d'inventivité, qu'on l'apprécie ou pas... Mais il me semble que le mot grève introduit plutôt de la confusion. A moins de préciser que les manifestantes étaient simultanément en grève de leurs employeurs respectifs ?

Je ne comprendrais décidément jamais le concept de:"je me fous à poil d'accord mais je l'ai choisi et c'est pour promouvoir mes idées" quelles idées on ne sait pas par contre. Globalement un espèce de gloubi-boulga pseudo féministe. Au final la faiblesse des idées et le choc de la forme fais qu'il ne s'agit plus que de se mettre à poil pour se mettre à poil et donner au marché ce qu'il veut du corps nu. En somme c'est de la servitude mais volontaire ça change tout!

Il y a quelques semaines de ça, les féministes se faisaient entendre car une salle de sport avait une affiche avec une femme nue dessus, et cela heurtait la vertu selon elles. Et maintenant elles pratiquent l’exhibitionnisme, comprenne qui pourra.

Pourquoi ne voit-on pas de femmes noires dans les rangs des "femens ?"
Ni de grosses, ni de laides, ni de bossues, ni de vieilles ?
Ce féminisme n'en est pas un et on se demande surtout qui finance ce mouvement nauséabond.

@femme : La parité homme-femme non plus n'est pas respectée ;)

Bien plus que la taille des seins des famuni, femen, etc., c'est le niveau de leur QI qui me pose question...

La plupart des prostituées ne sont pas volontaires, ni les voilées.
Alors on choisit d'être de quelle côté ? Du côté de la minorité
pro voile et pro prostitution, qui font avec leur prétendue liberté le jeu des maffias intégristes et de la prostitution, de L'esclavage volontaire, des femmes battues qui aiment les coups ? Des violées qui en redemandent ? Oncles Tom - au féminin - toujours d'actualité ?

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