Hollywood-sur-Garonne canardé par les professionnels du cinéma
CARTON-PÂTE. Les élus que ce projet laisse froids ne s'autorisent pas à exprimer leurs doutes.
Les professionnels de la profession, eux, n'ont pas de présidentielle en perspective. Et donc pas le souci de ne pas désespérer leur électorat en cassant le miroir aux milliers d'emplois:
Le délégué général de l'Association des producteurs de cinéma (APC) et le président de la Fédération de l'industrie du cinéma, audiovisuel et multimédia (FICAM) canardent ainsi le projet d'installation des studios Raleigh à Francazal dans la banlieue de Toulouse.
Le premier doute de sa «pertinence». Le second juge qu'il s'agit d'une «aberration», d'un «non sens». Soit un léger bémol par rapport à l'Élysée, au secrétaire d'État au Commerce et à leur obligée, la préfecture à Toulouse qui, en panne de bonnes nouvelles à servir, font mine de s'enthousiasmer (Lire LibéToulouse au 12/04/12).
La création de 5.000 emplois promis par l'architecte promoteur du projet serait «sans rapport avec la réalité» selon le patron de la Ficam cité par l'Agence France Presse. «Lorsque Raleigh, une entreprise significative, prendra sa calculatrice, il y a une chance sur 100 qu'il donne suite à ce projet irréaliste qu'on nous annonce à près de 100 millions d'euros», développe-t-il.
C'est sur cette petite chance sur cent que le président du Conseil économique de Midi-Pyrénées semblait compter, imaginant le patron de Raleigh signer à Toulouse dès le mois prochain...
Le scénario rose d'Hollywood-sur-Garonne est en tout cas un brin compromis. Où, sur fond de décor en carton-pâte, les pistoleros se mettent à tirer sur la Belle au Bois Dormant. GLv.

