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EN BREF

  • La cascade coule encore
    SALLE LA SOURCE. Un document exclusif à paraître ce lundi 1° avril sur le blog "Ranimons la cascade" http://www.ranimons-la-cascade.fr
  • 16e Printemps Lesbien
    TOULOUSE. Rencontres, concerts, films, poésie, conférences, lectures, expos lunchs et fêtes. Tout le programme en cliquant sur "Bagdam.org"

A NE PAS RATER

  • Le génocide sort du silence
    RENCONTRE. Samedi 6 avril à 15h30 salle Oséte Duranti avec Laure de Vulpain auteur du livre “Silence Turquoise” sur l’intervention militaire française au Rwanda en 1992-1994. Le livre s’appuie sur le témoignage de militaires ayant participé à l’opération. Entrée libre. Salle Oséte Duranti, 6 rue du Lt-Col Pélissier.
  • Montbrun-Bocage traite de la crise
    DEBAT. "La démocratie est-elle soluble dans la crise ? (ou l'inverse?”) : Film, débat et restauration-buvette samedi 13 avril à la salle polyvalente de Montbrun-Bocage. Entrée Libre.
  • Woodkid au Bikini
    CONCERT. Du 23 au 26 mai la prochaine édition du festival week-end des curiosités du Bikini s’annonce grandiose avec parmi les têtes d’affiche la révélation électro Woodkid.
  • Le nouveau roman de Dessaint
    LITTERATURE. Pascal Dessaint présentera son nouveau roman, “Maintenant le mal est fait” publié chez Rivages le samedi 6 avril à 17h30 à la librairie Ombres Blanches, 50 Rue Gambetta
  • Meg Stuart danse au Garonne
    DANSE. La chorégraphe américaine Meg Stuart présente "Violet" performance pour 5 danseurs du 3 au 5 avril au théâtre Garonne, 1 avenue du Château d’eau.
  • Saison indienne à Toulouse
    CULTURE. Pour tout savoir sur le programme des conférences, spectacles, expos et films de la Saison indienne à Toulouse du 2 au 21 avril : "La Saison Indienne"

Le kiosque à musiques

03/04/2013

"Suite" et fin pour Denise Epstein la fille d’Irène Némiroswky

LIVRES. Fille de l'écrivaine d’origine russe Irène Némirovsky, Denise Epstein est morte lundi 1er avril à l’âge de 83 ans, à Toulouse. C'est elle qui avait sauvé, Suite française, le manuscrit de sa mère morte à Auschwitz, qui n’a été publié qu’en 2004 par Denoël. L'ouvrage posthume a reçu le prix Renaudot et est devenu un best-seller, notamment aux Etats-Unis (plus de 1, 3 millions d’exemplaires vendus). Le livre a depuis été traduit dans de nombreux pays. 

Denise Epstein, née le 9 novembre 1929, avait 12 ans en 42 lorsque les gendarmes français viennent arrêter sa mère qui mourra en déportation. Quelques mois plus tard, son père, Michel Epstein est lui aussi déporté et assassiné par les nazis. Comme sa sœur, l’écrivaine et éditrice Elisabeth Gille (1937-1996), Denise a  été sauvée de la déportation par Julie Dumot, la secrétaire de leur mère. 

Infatigable voyageuse, Denise Epstein consacrait une grande partie de son temps à la mémoire de sa mère  et des victimes de la Shoah. Son dernier travail fut de superviser la publication des Œuvres complètes d’Irène Némirovsky au Livre de Poche.

D’abord simple, Denise Epstein était aussi une militante engagée, en particulier dans la cause des sans-papiers. En 2008, elle avait accordé un entretien ponctué d’éclats de rire à LibeToulouse (lire ici).

LibéToulouse

28/03/2013

Alima libère le cœur des femmes

_Alima-photo_Aël(1)MUSIQUE. La chanteuse Alima a la fringale créative.

En plus de l’enregistrement d'un album avec son nouveau groupe et d’un hommage collectif à Nino Ferrer, la jeune femme s’est lancée dans la création d’un chœur de femmes issues du  Mirail et de la Maison d’arrêt de Seysses.

«Je sais combien l’enfermement intérieur et extérieur de ces femmes est fort. Leur force féministe aussi», dit-elle. Entre deux répétitions, cette amoureuse de "Toulouse ville mediterranéenne" évoque son gout pour la liberté. Entretien

 

23/03/2013

Pour que Toulouse transpire le rock

Rough InfluenceCULTURE. Les repaires mythiques d’amoureux et amoureuses de guitares électrisantes sont réquisitionnés : le Communard, la Dynamo, l’Autan, le Larsen Lupin ou encore l’Esquile, l’Ôbohem, le Connexion, le Mandala, entre autres.

Pour que Toulouse transpire le rock, l’association Progrès-son œuvre à la promotion des groupes de la région du 25 au 31 mars.
Dead Man River, Dreamy Dog, The Caramel Incident, She hunts Koalas, In Delirium… Vingt-cinq groupes au total se repartissent sur huit salles en sept jours.

Il n'y aura pas que du rock «indépendant grinçant». La programmation a prévu du métal, du folk, de l'acoustique ou du punk pour que chacun-chacune s'y retrouve selon son oreille.

Le mot d’ordre du festival ? «Chaque jour dans votre ville, soutenez votre scène locale». Les entrées sont plafonnées à 5€.

Mathilde RAVIART

Pour plus d’infos http://progres.son31.free.fr

22/03/2013

La caméra et le fusil de la chilienne Carmen Castillo

RuesantafeCINELATINO. La voix de la cinéaste et écrivaine chilienne Carmen Castillo a la même texture que celle de Jeanne Moreau. Rauque et vive. Terriblement attachante.

Invitée des 25èmes rencontres Ciné Latino de Toulouse, Carmen Castillo est venue y présenter son film, Calle Santé Fe. L’histoire de ce documentaire réalisé en 2007 et projeté dans la sélection Cinéma et politique, commence le 11 septembre 1973.

Un an après le coup d’Etat militaire de Pinochet au Chili, elle et son compagnon Miguel Enriquez, leader du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) sont encerclés par l’armée dans une maison située au 725 de la rue Santé Fe à Santiago du Chili. Il est tué. Grièvement blessée, elle sera sauvée par des voisins qui la transportent à l’hôpital. Après trente d’exil, elle filme le chemin inverse en s’interrogeant sur le bien-fondé de son engagement.

En marge de la projection et des rencontres avec le public du Cinélatino, elle dit sa «joie de vivre» et défend «le populisme» d’Hugo Chavez. Entretien :

Photo : Carmen Castillo DR

13/03/2013

Ciné Latino souffle ses vingt cinq bougies

GetAttachment.aspxCINÉMA. La fibre militante des débuts est toujours là. Du 15 au 24 mars le festival CinéLatino fêtera son 25e anniversaire avec un retour aux sources autour du thème «Cinéma et politique».

Un quart de siècle après son lancement par un collectif d’associations, ce panorama des cinémas et des documentaires d’Amérique latine est devenu une référence dans le circuit professionnel  tout en restant fidèle à ses engagements. La solidarité cinématographique initiée dans les années quatre vingt ne s’est jamais démentie. Hasta siempre (« pour toujours ») serait-on tenté d’affirmer.

Autant connues en Amérique latine qu’en France ces Rencontres de Toulouse ont en effet permis à des cinéastes menacés dans leur propres pays (Argentine, Chili, Mexique, Uruguay, Colombie) de continuer à travailler et de construire une œuvre. 118 longs métrages, 42 courts métrages, 26 documentaires, pour la plupart inédits en France, sont au  programme de cette édition 2013 de CinéLatino dans laquelle LibeToulouse est allé se promener. 

Photo : La Terre des Hommes rouges DR Marco Bechis

08/03/2013

Les créatures fantômes de la cinémathèque

TOULOUSE. Jusqu'au 28 mars, la cinémathèque de Toulouse dépoussière les emblématiques films d’horreurs américains des années 1930.
Amateurs de vielles bobines ou cinéphiles nostalgiques, tremblez devant Dracula, FrankeFrankensteinnstein, l’Homme invisible, le fantôme de l’opéra ou le plus terrifiant des loups garous.
En apparence sombre, ces monstres ont bâti la renommée des studios Universal au cœur d’une Amérique en crise. Retour sur l’histoire de ces étranges stars :

En plein crash de 1929, le cinéma prend un nouveau tournant avec l’apparition du parlant. Carl Laemmel Jr, à la tête des tous jeunes studios Universal, décide de miser sur les films d’épouvante.
Au bord de la banqueroute c’est un pari osé que prend le jeune directeur. Mais en temps de crise, il faut innover.
En cinq ans, de 1931 à 1936, cinq films de Tod Browing, Jack Arnold, James Whale et George Waggner sauveront les studios en propulsant de drôles de créatures en tête d’affiches.
Preuve que le cinéma fantastique nourrit la crise, les acteurs deviennent des stars. Et les premières copies machiavéliques apparaissent à travers le monde.
Dracula et ses compères étaient nés. Ils sont de passage à Toulouse et chacun sait qu’ils sont immortels.

Mathilde RAVIART

03/03/2013

L'humour sur scène des femmes du 8 mars

Capture d’écran 2013-03-03 à 09.37.22TOULOUSE. Difficile chaque année de trouver l'angle neuf sous lequel célébrer la journée internationale des femmes. Les Toulousain(e)s ont tranché, la sensibilisation aux combats des femmes en 2013 se fera sur le ton de l’humour. Manière de rappeler que beaucoup de choses restent à faire, mais que les militant(e)s savent aussi jouer d’autodérision.

Le festival féminitude logera du 6 au 9 mars au café-théâtre les Minines. L’association Pan’art offre cette année deux shows bourrés d’humour. Au programme du 6: une bonne copine un peu cinglée, Emma m’a tuer, de la chroniqueuse de France Inter, Emma Gattuso. Le 9: une mère de famille, modèle au bord de la crise de nerfs, avec le jeu grinçant d’Olivia Moore, Mère indigne.

Le Planning Familial-31 emboîte le pas, le 11 mars au théâtre des Mazades. Où sera produit le one-woman show tordant de Chloé Martin, A part égale. Le déménagement de Chloé prend des airs de révolution quand, débordée, elle se met à décortiquer le vocabulaire et les clichés d’une société patriarcale qu’elle ne supporte plus.

Autour d’un verre à la fin du spectacle, les bénévoles du Planning Familial-31 et la comédienne prolongeront le débat.
Riez maintenant.

Mathilde RAVIART

Chloé Martin, femme au bord du déménagement. Photo : DR

Festival féminitude, au café-théâtre Mazades 6, rue Gélibert, les 6 et 9 mars, entrée 16€, tel: 05.62.72.06.06.36.
A part égale, au théâtre Mazades le 11 mars à 20h, entrée gratuite avec participation libre en soutien au Planning Familial-31 organisateur.

02/03/2013

Danse à Balma sur le dos des chevaux

Capture d’écran 2013-03-02 à 10.17.16CIRQUE. Sauter sur un cheval au galop en le tenant par la queue semblerait facile. C'est pourtant une prouesse technique de haut niveau. Qui nécessite une grande confiance entre l’homme et l’animal.
La complicité des acrobates-voltigeurs du cirque équestre Pagnozoo avec leurs chevaux est le fil rouge de “Emmène-moi”, spectacle proposé jusqu’au 10 mars à la Grainerie de Balma.

Le public installé au bord de la piste partage cette intimité dés l’entrée en scène des six étalons, deux hongres -chevaux castrés- et d'une jument.
Ne venez pas cherchez les grande fresques du théâtre équestre de Bartabas dans le chapiteau installé à Balma. «C’est la technique pure qui détermine l’histoire que l’on va raconter», explique Pascal Pagnot, l’homme qui danse sur le dos de chevaux.

20/02/2013

Le journal photographique de Gaël Bonnefon

Gael_bonnefon_about_decline24PHOTOGRAPHIE. Gaël Bonnefon a utilisé des petits boitiers compact et argentique pour réaliser les photos de la série « About Decline » exposée le mois dernier à la galerie du Château d’Eau. C'est «pour être au plus près possible des gens et des situations », nous explique ce jeune photographe de 30 ans diplômé des Beaux Arts de Toulouse.

Son journal photographique et obsessionnel est composé d’images à fleur de chair, de trottoir et de terrains vagues d’où émerge un quotidien qui part en vrille, en beauté mais pas très net. Abimé.

Rencontré au Nabuchodonosor, un bar à poètes de la rue du Coq d’Inde, Gaël Bonnefon nous a commenté ses photos. Entretien.

18/02/2013

Un Minotaure bientôt dans les rues de Toulouse

Les Mécaniques Savantes à Liverpool 2008-®MatthewAndrewsCULTURE. La mythologie en devant de scène pour le prochain spectacle de rue de La Machine.
Célèbre pour ses fabrications animales géantes, la compagnie dirigée par François Delarozière se prépare en effet à construire un Minotaure géant.

Le colosse de bric et de broc déambulera dès octobre dans les rues de Toulouse pour le festival Novela édition 2013.

Après le monumental éléphant de Nantes et l’araignée de Liverpool, le monstre de Toulouse devrait être, selon ses programmateurs, comme un reflet de la culture locale.

Fini d'être mis au point à l’Usine de Tournefeuille, le Minotaure ne pouvait voir le jour qu'avec un financement à la hauteur de sa carrure. Toulouse-Métropole a participé pour plus de la moitié des 3 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet.
Le reste étant à la charge de la troupe. L'opposition métropolitaine UMP et UDI trouvent la note tout de même un peu salée, et le fait savoir.

L’ancienne cartoucherie de Montaudran servira de lieu de création et d’exposition, accueillant plus de deux cents réalisations de la troupe de François Delarozière.
Il s'agirait de faire de ce quartier un lieu vivant, «en mouvement», capable d’accompagner l’aménagement urbain. Montaudran tient ainsi à devenir l’antre de fabrications titanesques.

S'étant fait chiper le titre par Marseille, Toulouse voudrait montrer qu'elle n'aurait pas démérité comme capitale européenne de la culture 2013.

Mathilde RAVIART

L'araignée de Liverpool en préfiguration du Minotaure de Toulouse. Photo: Matthew Andrews

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